Question d'origine :

bonjour a l'occasion de l exposition consacrée par les GNGP de Paris à Gauguin j 'ai pu notamment admirer quelques eaux-fortes de Gauguin imprimée sur papier jaune et appartenant à une série plus vaste si j'en juge par leur numérotation: existe il un ouvrage reproduisant les gravures de Gauguin ? merci

Réponse du Guichet

Avatar par défaut bml_art - Département : Arts et Loisirs
Le 27/10/2017 à 08h21
Réponse du Département Arts et Loisirs

Il existe bien un catalogue raisonné de l’œuvre graphique de Gauguin qui, par essence, a vocation de couvrir l’intégralité de sa création. Celui-ci est rédigé en anglais et co-écrit par Elizabeth Mongan, Eberhard W. Kornfeld et Harold Joachim. La Bibliothèque municipale de Lyon ne le possède pas mais vous pourrez le consulter à Paris, indifféremment à la Bibliothèque Sainte Geneviève, la Bibliothèque Kandinsky, l’INHA ou la Médiathèque du musée du quai Branly. Il est exclu du prêt entre bibliothèque qui vous aurait permis d'en disposer, in situ, à la BML.

Le cabinet d’estampe de la Bibliothèque Jacques Doucet propose sa collection numérisée en ligne et donne des éléments d’analyse.

L'exposition actuelle à la Galerie Nationale du Grand Palais fait l'objet d'un catalogue Gauguin l’alchimiste prochainement disponible à la BML. Bien que non exhaustif, il aborde aussi l’œuvre gravée de l’artiste.
Il n’est pas exclu qu’à l’occasion de l’exposition parisienne, l’édition consacre à l’artiste de nouveaux ouvrages comme ce fut le cas pour celle de la Kunsthaus à Zurich en 2012-2013 dont nous vous proposons l’ouvrage : Paul Gauguin: the prints.

Les œuvres rarement vues rassemblées dans ce volume comprennent presque toute la production imprimée de Paul Gauguin.
Universellement vénéré comme l'un des pères fondateurs de la peinture moderne, Paul Gauguin était également un imprimeur accompli. Travaillant principalement dans les gravures sur bois, il a traduit sa fascination pour la vie dans les mers du Sud en morceaux d'une beauté et d'une simplicité extraordinaires.

Ce volume présente les trois séries imprimées créées par Gauguin: une douzaine de gravures sur zinc réalisées en 1889; sa série la plus célèbre, les gravures sur bois partiellement teintées à la main créées pour son célèbre livre Noa Noa, réalisées après le premier voyage de Gauguin à Tahiti; et une troisième série de gravures sur bois achevée lors de son deuxième séjour sur l'île. Cette petite œuvre imprimée montre comment le médium était un exutoire idéal pour l'art expérimental et audacieux de Gauguin.
Jadis classifié par le Bernois Eberhard W. Kornfeld, l’œuvre gravé de Paul Gauguin (1848-1903) n’a jamais atteint la popularité de ses tableaux. Il s’agit certes là d’une création plus intime, poursuivie de Paris aux îles Marquises. Mais il manque aussi à ces œuvres sur papier le brillant et la couleur vive. Il ne s’agit en aucun cas de cartes postales exotiques.

Le Kunsthaus de Zürich propose, au centre de l’espace normalement dédié à Alberto Giacometti, l’ensemble des gravures de Gauguin, prêtées par un particulier. Il n’en existe pas beaucoup. L’homme a commencé par réaliser en 1889, l’année de l’Exposition universelle avec la tour Eiffel, ce qu’on appelle la «suite Volpini». Il s’agit là de onze zincographies (sur plaques de zinc, donc) récapitulant le parcours de l’artiste de la Bretagne à la Martinique, en passant par Arles.

Deux types de tirages :

En 1891-1892, Gauguin grave «Noa Noa». La série comporte là dix bois, dont il existe deux types de tirages différents. Les premiers sont réalisés, de manière très expérimentale, par l’artiste lui-même. Les autres sont dus à son ami Louis Roy, qui procède de manière plus propre, certes, mais moins imaginative. Gauguin réalise encore à Tahiti une «Suite Vollard», envoyée au marchand Ambroise Vollard, qui ne la publiera pas. Il termine avec «Le Sourire», un journal anticolonialiste, qu’il a animé entre 1899 et 1900. Le bois servait, à l’origine, de couverture à cette publication.

Patiemment réuni, l’ensemble exige du public une grande concentration. Il y a parfois plusieurs fois la même estampe aux murs. Gauguin faisait en réalité presque des monotypes. Il changeait l’encrage ou le papier. L’observateur reconnaîtra l’image de certains tableaux. Il en propose alors une variation gravée. Terminons en disant qu’il s’agit là d’une occasion rare de voir tout Gauguin d’un coup. Elle ne se renouvellera donc pas de sitôt.
(TDG)

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