Question d'origine :

Bonjour, existe t'il une liste des victimes de la "bousculade" du pont de la Guillotière , du 11 Octobre 1711 ? Si oui, où peut on la consulter.

Merci !

Réponse du Guichet

Avatar par défaut Bleuet - Département : Documentation régionale
Le 14/09/2021 à 12h40

Bonjour, nous n’avons trouvé aucune liste des victimes de la catastrophe qui se produisit le 11 octobre 1711 sur le pont de la Guillotière.

Dans le livre La Part-Dieu, 800 ans d’histoire l’accident est évoqué à la page 20 "Une foule rentrant des fêtes de la Saint-Denis à Bron, au passage du pont dont les barrières avaient été baissées en raison de l’heure tardive, se trouva en face du carrosse de Mme Servient".

Vous trouverez aux pages 124 et 125 du livre de Jean Baptiste Roch Histoire des ponts de Lyon de l’époque gallo-romaine à nos jours le déroulement de cette catastrophe.On dénombra 241 victimes dans ce qu’on appela "le tumulte du pont du Rhosne". Il y eut en effet 25 personnes noyées dans le fleuve et 216 autres mortes écrasées.

Comme nous le voyons dans le livre Une page de l'histoire de Lyon : le tumulte du pont du Rhône : le procès de Bellair : la donation de Mme de Servient de Marie-Georges Antoine Thevard, visible sur Numélyo (vue 22, page 12) beaucoup de morts furent enterrés à la paroisse d’Ainay. Ce document ne donne cependant aucune liste des victimes, il mentionne que seuls 8 corps ne furent pas réclamés par leur famille (vue 28, page 18)

La revue Rive gauche publie, dans son n°198 de septembre 2011, un document intitulé "Un écho inédit de l’accident du Pont du Rhône". Il s’agit d’une note insérée par le curé de Marcilly-d’Azergues dans son registre paroissial. Etant sacristain et servant de vicaire à Ainay le 12 octobre, il indique que 130 corps furent enterrés dans une fosse de huit pieds de profondeur sur huit de large et douze de long. Ils étaient apportés sur des charrettes, brancards. Le reste fut emporté par leurs parents dans les paroisses de leur domicile.

La Revue du Lyonnais» série 1 - n°6 (1837) précise que la misère de la plupart des familles était si grande qu’elles n’étaient pas en mesure d'assurer les frais d’enterrement. Les corps furent donc portés charitablement dans le cimetière de la paroisse d’Ainay. A la page 155 de ce même article, le nombre de décès des 29 personnes blessées et admises à l’Hôtel-Dieu est précisé par paroisse (5 pour Hôtel-Dieu, 6 pour Saint-Nizier…..).

Vous pouvez consulter les registres paroissiaux et d’état civil de 1711 numérisés sur le site des Archives municipales de Lyon.

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