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Châteaux d'Ecully

par jpgalich42, le 11/01/2020 à 18:28 - 84 visites

Bonjour, je cherche a faire un inventaire des villas et châteaux d'Ecully, aussi bien historique, que photographique.

Le site communal donne un grand nombre de ces châteaux, le livre "Les châteaux et demeures d’Ecully " aussi.

Je trouve en faisant une recherche à partir des cartes postales anciennes deux châteaux qui ne figurent pas dans les sources ci dessus.

Le Château de POTOU (car postale visible sur le site de la BML) et la villa "la Dombarière"

Auriez vous quelques pistes sur l'historique et leur ancienne localisation

Merci d'avance

JPG

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 14/01/2020 à 16:02

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

Le document Écully, du village à la ville : de 1880 à nos jours recense dans son chapitre "Le temps de l’urbanité" les châteaux et anciennes belles demeures d'Ecully. Nous y trouvons les descriptions des deux villas qui vous intéressent, accompagnées de photos.
Ainsi pour La Dombarière : Cette superbe villa florentine est détruite en 1979. Une disparition symbolique de l’époque qui prouve les limites de l’intervention publique face à la puissance des promoteurs et ce, nonobstant la reconnaissance de la dimension patrimoniale de bâti. Edifiée pour Claude Gindre entre 1892 et 1894, elle est vendue le 1er octobre 1967 aux Pitance, entrepreneurs de construction. La demeure reste un temps inoccupée, servant malgré tout de déco au film "la Chair de l’orchidée" de Patrice Chéreau, durant l’été 1974. Le permis de construire des trois bâtiments du Vallon d’Ecully est déposé en mairie à la fin de l’année 1977 : la municipalité de l’époque faisant le choix de ne pas conserver la demeure, celle-ci est détruite de 1979, au même titre que la ferme, l’écurie, les serres et un atelier de peinture. Il subsiste aujourd’hui la Maison blanche (5, chemin de Grandvaux) et une petite maison, la Niche (1, chemin du Plat). Sur le tènement, l’école primaire de Grandvaux est construite, l’étang de Malrochet partiellement conservé est réaménagé et l’avenue Paul-Santy créée. Les immeubles érigés (au début des années 1980) concentrent 250 logements. Ils sont au nombre de trois : la Blonderie, 4 à 8 chemin du Plat ; la Boissière, 25 à 37 avenue Paul Santy ; le Dombarière, 41 à 53 chemin de Grandvaux.

La notice est accompagnée de quatre photos dont une de l’entrée avec l’escalier monumental avec sa rampe en fer forgé et une autre du grand salon.

Le document Les châteaux et demeures d'Ecully : du second Empire à la Belle époque consacre une page à La Dombarière. Quelques précisions complètent la notice précédente : Superbe villa de style florentin, construite en 1892 par l’architecte Paul Pascalon pour Claude Gindre, soyeux, promoteur du "tram" électrique d’Ecully. Le parc d’une superficie de 8 hectares, conçu par l’architecte paysagiste Gabriel Luizet, contenait 40 espèces d’arbres et un petit étang. Celui-ci existe encore au sud de la Greysolière, c’est l’étang de Malrochet maintenant propriété communale. Les nombreuses dépendances comprenaient : ferme, étable, remise, écurie, court de tennis et une serre de belles dimensions (9 m X 28 m) avec compartiments chauffés ou tempérés. [D.E.A. d’histoire A.Petitdidier-Joly].

Vous pouvez voir ici et deux cartes postales sur la base Photographes en Rhône-Alpes.

Le livre Ecully édité par le Comité du pré-inventaire des monuments et richesses artistiques mentionne parmi les édifices privés récemment détruits [1982] La Dombarière – chemin de Grandvaux construite en 1892 par Pascalon est détruite en 1979 par un promoteur immobilier.

Toujours dans le document Écully, du village à la ville : de 1880 à nos jours, quelques pages plus loin, se trouve une notice concernant la Villa Pontou : Parmi les châteaux et villas qui survivent à cette intense période de construction, certains connaissent un changement d’affectation, perdant ainsi leur fonction résidentielle. Ils sont investis par des entreprises privées, des activités publiques ou mis au service des Ecullois : La Villa Pontou, construite en 1900 par Mme Pontou est la première bâtisse à changer d’affectation. La superficie de la propriété est intéressante : un parc d’un hectare et de trois ares. La villa est entourée d’un jardin d’agrément et d’un jardin potager. Mme Pontou, proche de l’association des institutrices de Notre-Dame-du-Cénacle, désirait qu’après sa mort cette grande propriété devienne une maison de retraite pour les enseignantes de l’association. En 1907, lors de la dispersion des ordres religieux enseignants, l’association fonde le 11 novembre de la même année "Cosmopolit Daisy Association" dont le siège était à Genève. Son but ? : Venir en aide à toute enseignante privée de situation, en convalescence ou dans le besoin, sans distinction de nationalité. Le rapprochement se fait avec Mme Pontou : en 1911, la branche française de l’association est créée. L’achat de la propriété est conclu le 12 juillet chez Me Bernard, notaire à Lyon ; Mme Pontou se réservant jusqu’à sa mort l’usufruit d’une partie de la maison et de la totalité du jardin. Elle décède le 23 novembre 1913. L’association prend possession de l’ensemble l’année suivante. L’ouverture de la Villa Pontou est effective le 1er novembre 1914 : une directrice, deux institutrices et six étudiantes sont présentes. De 1927 à 1929, une annexe de douze chambres est construite.
En 1955, la Villa Pontou est prise en charge par l’aide sociale de la préfecture du Rhône. Grâce à des ressources stables et régulières, elle connaît un nouvel essor. Travaux de rénovation et amélioration du confort de vie alternent jusqu’en 1976, jusqu’à devenir une maison de retraite d’une quarantaine de lits, s’ouvrant à d’autres aînés que le personnel catholique.
La maison de retraite ferme ses portes à partir des années 2010, des logements sont appelés à "pousser" ; en 2015, un programme immobilier est en cours de commercialisation.

Cette notice est accompagnée d’une photographie datée des années 1970.

Voici une carte postale visible sur la base Photographes en Rhône-Alpes.

Le livre Ecully : regards sur le passé présente plusieurs photographies de la villa Pontou et précise que les premières enseignantes qui y vinrent en octobre 1914, appartenaient au cours Chevreul de Lyon.
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