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Espace/multivers

par djinn illiberis, le 06/01/2020 à 21:36 - 1066 visites

Bonjour
On ne sait pas si l'univers est infini ou pas, mais il est pour nos perceptions infiniment grand. Avec des centaines de milliards de galaxies dans l'univers connu, et dans chacune d'entre elles des centaines de milliards d'étoiles et avec chaque étoile un système planétaire potentiel.
Il semblerait qu'il soit fort probable que la vie puisse exister ailleurs même si c'est à l'état d'amibes ou sous des formes inconnues.
Des terres identiques en tous points à la notre peuvent exister dans la théorie du multivers ou celle des dimensions parallèles. Ne serait ce pas possible alors au niveau de notre réalité ?
Peut-on imaginer, en terme de probabilités avec ce nombre insondable de galaxies, qu'il existe une planète Terre ou des milliers ou plus, des Terre identiques à la nôtre, qui auraient suivi une évolution analogue en termes de civilisations, d'histoire ; allant même jusqu'à imaginer des individus, des alter-egos identiques à nous avec des variations quasi infinies sur l'évolution et les choix de nos vies personnelles ?
Merci
PS : (dsl pour la longueur de la question)

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 08/01/2020 à 17:30

Bonjour,

Si nous comprenons bien votre question, vous vous interrogez sur la probabilité de l’existence de « Terres parallèles » au sein de notre univers, où vivraient nos alter-egos, donc nos clones génétiques.

Si ces planètes sont peuplées par nos alter egos, alors elles doivent obligatoirement réunir des conditions similaires à notre planète pour abriter une forme de vie « humaine ». La présence d’eau liquide, par exemple, est indispensable.

Aujourd’hui, sur les 4000 exoplanètes repérées dans l’univers observable, une seule serait susceptible d’abriter la vie :

« la liste des planètes susceptibles d'héberger la vie est mince : seules 49 figurent au catalogue des exoplanètes habitables mis en place par l'université de Porto Rico. Parmi celles-ci, 16 ont une taille similaire à la Terre, les autres (sauf une de la taille de Mars) sont plutôt des super-Terres ou de mini-Neptunes. Or, ce nombre serait encore beaucoup trop élevé si l'on en croit des études récentes qui redéfinissent la notion même de "planète habitable". Au final, il ne resterait qu'une seule candidate. Et encore, pas très solide. »
Source : Pourquoi on n'a toujours pas trouvé d'autre planète habitable, nouvelobs.com

Quelques conditions essentielles à réunir sont :
- la présence d’eau liquide
- une certaine quantité de rayons ultraviolets dans la lumière émise par l’étoile, pour permettre aux premières réactions chimiques donnant naissance à la vie de démarrer
- une taille limitée de la planète, car plus une planète est grosse plus elle a de chances d’amasser une atmosphère épaisse gazeuse, comme Neptune.
- Une quantité limitée de dioxyde de carbone dans l’atmosphère

Autant dire que si une « Terre 2 » existe, nous sommes encore loin de l’avoir trouvée. En fait, notre système solaire semble être particulièrement atypique :

« On a fait beaucoup de chemin depuis 1995 où l'on se demandait même si ces exoplanètes existaient. Aujourd'hui on sait qu'elles existent, et même qu'elles sont très nombreuses. En revanche on découvre aussi une chose assez surprenante, c'est que notre Système solaire n'est absolument pas standard dans la Galaxie. On a beaucoup de mal à trouver des systèmes stellaires qui ressemblent au nôtre.
On découvre en fait beaucoup de systèmes stellaires comprenant des planètes géantes gazeuses de type Jupiter, extrêmement proche de leur étoile : ce que l'on appelle des Jupiter chauds. Or ça n'existe pas dans notre Système solaire. Cela nous montre que l'évolution de notre système solaire n'a pas du tout suivi la même évolution que ce que l'on observe ailleurs et que la migration des planètes a joué un rôle central dans l'évolution des systèmes planétaires.
Et c'est une véritable révolution qui bouleverse ce que l'on pensait auparavant. Pendant une grande partie du XXe siècle on a cru être un système complètement banal dans l'Univers. Les astrophysiciens pensaient qu'il n'y avait aucune raison que notre cas soit particulier, et que l'on était qu'une petite planète orbitant autour d'une étoile quelconque, parmi les quelque 200 milliards d'étoiles que compte la Voie Lactée.
Avec l'étude des exoplanètes, on se rend compte que l'on n'est pas banal du tout. Et comprendre notre particularité constitue l'objet de multiples recherches aujourd'hui. Cela soulève de nombreuses interrogations, jusqu'à se dire que finalement, on est peut-être exceptionnel avec la conséquence que la vie dans notre Galaxie n'est pas aussi probable qu'on a pu le penser par le passé. »
Source : Recherche d'exoplanètes : "La vie n'est peut-être pas aussi probable qu'on a pu le penser", lexpress.fr


Bien sûr, notre perception de l’univers est limitée : l’univers observable ne représente qu'une fraction de l'Univers dans son ensemble, qui est potentiellement infini. Il nous est impossible de savoir à quel point l’échantillon d’étoiles et de planètes que nous pouvons observer est « représentatif » de l’univers dans son ensemble. Et dans l’absolu, il nous est impossible d’affirmer que les Terres parallèles n’existent pas, ou ne peuvent pas exister. Tout au plus pouvons-nous vous répondre que, si nous nous basons sur les observations faites à l’heure actuelle, la probabilité de leur existence est très, très mince.

En effet, pour aboutir à la formation d’une planète sensiblement identique à la nôtre, peuplée d’êtres vivants similaires à la vie terrestres, il faudrait que coïncide un enchaînement d’événements extrêmement complexe. Pour avoir un point de référence, prenons en exemple des structures qui, a priori, sont beaucoup plus simples qu’une planète et son évolution :

Les empreintes digitales : « selon les estimations couramment admises, la probabilité que deux personnes aient la même empreinte digitale est de 1 sur 10 puissance 14 ».

Les chances d’avoir le même profil génétique qu’un inconnu : « pour 13 locus, la probabilité d’avoir deux séquences identiques pour deux individus différents non apparentés est estimée à 1 chance sur 10 puissance 18 , ce qui est quasiment négligeable (très proche de zéro). »

Les flocons de neige : « si deux flocons de neige peuvent se ressembler, ils ne sont identiques que d’apparence. La complexité atteinte au niveau atomique et moléculaire est telle qu’il est virtuellement impossible d’obtenir deux configurations parfaitement identiques. Pour s’en rendre compte, il suffit de calculer le nombre de planètes identiques à la Terre qu’il faudrait pour espérer obtenir deux flocons parfaitement identiques au cours des 13.8 milliards d’années d’existence de l’Univers : environ 1010’000’000’000’000’000’000. Considérant qu’il n’existe que 10 puissance 80 atomes dans l’Univers observable, les probabilités sont plus que minces. Donc, jusqu’à preuve du contraire, chaque flocon est bien unique. »


Bonne journée.
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