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Température du corps et chaleur

par S.Bates, le 08/04/2019 à 17:57 - 374 visites

Bonjour,

En supposant que la température du corps soit de 37,0°C pile, pourquoi avons-nous chaud lorsqu'il fait 30 degrés dehors ?

La logique voudrait que notre peau/corps ait froid jusqu'à atteindre une température similaire, or, la plupart des humains ressentent une sensation de chaleur dès que les températures dépassent 25°C.

De la même façon, savez-vous pourquoi notre corps peut supporter des températures froides très éloignées de la sienne quand il lui est impossible de faire la même chose pour les températures chaudes ?
(Un exemple : il est possible de vivre presque nu lorsqu'il fait 15 degrés -ce qui est 22 degrés sous la température corporelle- sans risquer sa vie, alors qu'il est presque impossible pour un humain de vivre à 59°C -22 degrés de plus donc- sans des conséquences rapides et directes sur sa santé.)

Merci d'avance !

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 11/04/2019 à 15:35

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Pour débuter, nous vous proposons de lire Dominique Rose, neurophysiologiste, chargé de recherches à l’INSERM (en retraite depuis 2014) qui répond à la question Coment le corps humain ressent-il la température sur le site Planet-vie. Extrait :
Citer:
La sensibilité thermique correspond schématiquement à deux qualités : la sensibilité au froid et au chaud. Ces sensations dépendent essentiellement de la situation dans laquelle se trouve le sujet quelques instants avant la stimulation : plonger dans une piscine, dont l’eau est maintenue à 25 °C, entraîne une sensation de chaud l’hiver (température extérieure : 10 °C) et de froid l’été (température extérieure : 30 °C). Le corps ne mesure donc pas des températures absolues, mais perçoit des variations de température relative, ce qui explique la différence de sensation perçue par les mains dans votre expérience.
La sensation qui accompagne les changements de température dépend :
• De la température cutanée initiale.
Pour des températures cutanées basses (28 °C), le seuil de sensation au chaud (1 °C) est élevé et celui au froid (0.2 °C) est bas. Si la température cutanée initiale augmente, le seuil au chaud diminue et le seuil au froid augmente. En fonction des conditions initiales, et pour une même température cutanée finale (32,5 °C), le réchauffement de la peau de 32 à 32,5 °C amène une sensation de chaud, le refroidissement de la peau de 33 à 32,5 °C amène une sensation de froid.
• De la vitesse de changement de température.
La sensation de froid ou de chaud apparaît à condition que les variations de température soient au moins de 6 °C par minute. Si la variation de température est plus lente, l’écart thermique peut devenir très important avant que nous ne ressentions un changement de température.
• De la surface stimulée.
La sensibilité thermique augmente avec la surface stimulée.


Nous vous proposons ensuite de comprendre le mécanisme de la Thermorégulation tel qu’expliqué par Agnès Sommet sur le site « Biologie de la peau » de Michel Demarchez.
Citer:
Pour mieux comprendre les mécanismes intervenant dans le maintien d’une température corporelle constante chez l’homme, nous pouvons utiliser un modèle bi-compartimental comportant :
-* un noyau central constitué des organes thoraciques, des viscères abdominaux, du système nerveux central et des muscles squelettiques
-* une enveloppe périphérique représentée par la peau et le tissu sous-cutané.
Comme nous l’avons vu, la température du noyau central reste relativement stable autour de 37°C. En revanche, la température de l’enveloppe peut varier de façon importante, d’une amplitude allant de 20°C a 40°C sans conséquence néfaste pour l’organisme.
En général, la température périphérique est inférieure à la température centrale. C’est l’existence de ce gradient qui permet une perte de chaleur de la profondeur à la surface du corps, puis de celle-ci vers le milieu ambiant. En fonction des conditions extérieures notamment en cas de forte chaleur, le gradient peut s’inverser.

Plus loin, l’article explique les réponses de l’organisme au froid
Citer:
Cette situation, la plus fréquente chez l’homme, entraine la nécessité de produire de la chaleur. Deux phénomènes sont mis en jeu, sous le contrôle du centre de la thermogénèse (hypothalamus postérieur) : une augmentation de la production de chaleur, et une diminution des pertes. Lorsque les mécanismes physiologiques de réponse au froid s’avèrent dépassés, l’organisme se retrouve en hypothermie.
et les réponses de l’organisme au chaud
Citer:
Effets d’une augmentation de la température de l’air

Dans cette situation, les réactions compensatrices observées sont les mêmes que celles survenant au cours de l’exercice physique : vasodilatation cutanée et sudation (Barrow et Clark, 1998).

6.2.1. Adaptations sanguines et circulatoires
Dans un premier temps, la vasodilatation cutanée s’accompagne d’une augmentation du débit cardiaque avec diminution de la pression diastolique. Selon l’importance des pertes d’eau et de sel liées à une déshydratation, peuvent survenir secondairement une diminution du volume plasmatique, du débit cardiaque et du débit sanguin cutané. Ceci conduit à une diminution voire un arrêt de la sécrétion de sueur, conduisant à une augmentation dangereuse de la température corporelle.

6.2.2. Sudation
Elle résulte d’une augmentation concomitante de la température interne et de la température cutanée. Elle doit être respectée pour être efficace, puisqu’elle s’avère le seul mécanisme thermorégulateur mis en jeu lorsque la température externe dépasse la température corporelle.

6.2.3. Crampes de chaleur
Elles résultent des pertes de sodium et de chlore secondaires à la transpiration. Si ces pertes persistent, ne sont pas compensées, et s’accompagnent d’une température élevée pour une durée longue, peut apparaitre un syndrome d’épuisement.

6.2.4. Acclimatation
Lors d’une exposition prolongée à la chaleur, la sécrétion des glandes sudoripares s’épuise. Cette diminution de la quantité de sueur s’accompagne d’une augmentation de sa concentration en sodium et en chlore (proche des concentrations plasmatiques).

Cependant, après plusieurs expositions de courte durée à une ambiance chaude, des réactions d’adaptation apparaissent :

-* la sudation survient pour des températures centrales moins élevées
-* la concentration de la sueur en sodium et en chlore diminue.


A lire également pour en savoir plus,


Une précédente réponse au Guichet du savoir :
- la température du corps humain

Les réponses d’experts contactés par la Radio Télévision Suisse aux questions suivantes :
- A quelle température extérieure notre corps peut-il résister ?
- Est-il dangereux pour le corps humain de passer d’une température de -15°c à 30°c en un peu plus d’une heure ?

Bien cordialement

L’équipe Cap’Culture Santé.
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