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Accueil > Récentes > James Brown et le Jazz Funk

James Brown et le Jazz Funk

par mellegeraldine, le 15/02/2019 à 17:32 - 574 visites

Bonjour et merci par avance pour le temps que vous consacrerez à ma question. Sans plus attendre, la voici:
y a -t-il un album dans la discographie de James Brown qu'on pourrait décrire comme illustrant le style Jazz Funk? J'adore People Get Up and Drive Your Funky Soul: est-ce que cette chanson participe bien du funk?
Elle apparait sur la compilation Motherlorde, qui intervient plus tard dans la carrière de Brown: est-ce que cet album appartient au Jazz Funk ou au Soul Funk?
Je réalise que je suis passée du singulier au pluriel, et ce à tous les sens du terme... J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur!
Encore merci et "bonne mission"!

Réponse du Guichet du savoir

par bml_mus, le 16/02/2019 à 15:18

Réponse du Département Musique :

"James Brown sort une série de titres qui deviennent tous des numéros 1 dans les classements R&B : Out of sight et Night train en 1964 Papa's Got A Brand New Bag et I Got You (I Feel Good) en 1965. Ces titres représentent un important travail de la deuxième période de sa discographie, car ils amorcent le ton funky, sans que ce soit encore du funk à proprement parler [...]

En 1967, Cold Sweat pose le premier jalon du funk. Les critiques musicales voient dans cette chanson un point d'orgue de la musique des années 1960 et 1970, considérant le titre comme une démarcation au niveau des paroles et de l'arrangement musical. Le nouveau son de James Brown, le funk, qui va atteindre l'apothéose entre 1969 et 1974, se caractérise par une claire rupture avec le côté guilleret et mielleux, caractérisé par les contemporains de James Brown, par un son brut et sans fioritures, par les cuivres, la basse et la batterie, jusqu'alors relégués en arrière-plan, mis au centre du mix stéréo et par un chant moins mélodique, se glissant dans la pulsation rythmique de l’ensemble.
"
(extrait de l'article de Wikipedia sur James Brown)

Cet article du "Monde Musiques" consacré à la discographie de James Brown illustre bien l'évolution du style de James Brown et les différents apports stylistiques des diverses périodes. On y lit entre autres :

"C’est avec les albums conçus dans le sillage du succès d’Out of Sight, fin 1964 (d’abord chez Smash Records après une fâcherie entre Brown et Syd Nathan) et surtout Papa’s Got A Brand New Bag, mi 1965 et I Got You (I Feelgood), janvier 1966 que le nom de James Brown, voix majeure de la soul music, va dorénavant être associé aux premiers pas funk. "

"Les chansons Ain’t That A Groove, Bring It Up, It’s A Gas, Let Yourself Go… renforcent ces approches – que l’on entend aussi à l’occasion dans des productions des compagnies Tamla Motown ou Stax – mais c’est avec Cold Sweat, publié en single en juin 1967 avant de devenir le titre d’appel (dans une version de 7 minutes) de l’album du même nom en juillet 1967 que surgit pleinement la marque funk de Brown."

"La durée des chansons s’allonge, peu à peu l’affirmation funk prend le pas sur les mélanges stylistiques : I Can’t Stand Myself, en 1968 ; Say It Loud, I’m Black and I’m Proud et sa chanson-titre enregistrée quelques mois après l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968 ; Ain’t It Funky, bouillonnant recueil instrumental qui sort en janvier 1970 (réédité par LMR/Universal Music) ; It’s A New Day, So Let a Man Come In, en juin 1970. Sho Is Funky Down Here, cas unique d’intrusion du psychédélisme chez Brown, sera la dernièrer production pour King Records début 1971."

"Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine est probablement l’une des chansons les plus célèbres de James Brown. « One, two, three, four… Get Up/Get Up Ah/Stay on the Scene/Like a Sex Machine… » L’accroche à la guitare de Phelps Collins, les développements à la basse par Bootsy Collins, le jeu d’une précision de métronome du batteur Jabo Starks sont entrés dans l’histoire de la musique. Apothéose funk de près de 11 minute, minimalisme décoré de quelques notes de piano par James Brown, les vents quasi inexistants, les échanges vocaux avec Bobby Byrd, le compagnon des premières heures."

"Fondamentalement influencé par les enregistrements entre autres de James Brown et de son saxophoniste Maceo Parker dans les années 1960-1970, le jazz-funk consiste à injecter le groove du funk aux structures harmoniques du jazz (tout en conservant la dynamique de recherche stylistique propre au jazz) et en y intégrant les instruments issues des nouvelles technologies (synthétiseurs) ainsi que des rythmes plutôt binaires, dans le but d'obtenir une musique orientée vers la danse, avec des textures rythmiques et mélodique de grande qualité. Un fort courant de créativité est né de ce mouvement, produisant des pièces musicales originales et influentes." (Wikipedia)
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