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Nom des stades & Règles d'accord

par monsieur, le 06/01/2019 à 19:45 - 753 visites

Bonjour,

J'ai deux 2,5 questions:

Il y a quelques temps, je vous avais demandé qui était Jacques Joly dont un stade municipal de Saint-Priest porte le nom. Vous ne m'aviez, je crois, pas répondu (ou la réponse m'avait échappé) et j'avais oublié. Je retente ma chance aujourd'hui et, si je me souviens de cette question restée sans réponse, c'est, désolé, parce que je cherche également qui est le "Lapalus" choisi par la ville d'Irigny pour baptiser un de ses stades.

L'autre question n'a rien à voir: On écrit "Cette fille est perchée". Mais si je veux l'écrire en verlan, dois-je écrire "Cette fille est chée-per" ou "Cette fille est ché-per"? Autrement dit, le verlan répond-t-il aux mêmes règles d'accord?

Merci beaucoup et meilleurs voeux.

monsieur

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 08/01/2019 à 11:29

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

La question que vous aviez posée au Guichet du Savoir en novembre 2017 sur l’origine du nom du stade Jacques Joly à Saint-Priest avait fait l’objet d’une réponse publiée dans les temps impartis. Nous vous invitons à la lire sur ce forum.

Aujourd’hui, vous avez la même question concernant le stade Lapalus, qui se trouve non pas sur la commune d’Irigny mais sur celle de Pierre-Bénite.
Les recherches effectuées dans les documents que nous possédons sur l’histoire de Pierre-Bénite ne nous permettent pas de trouver des informations sur ce stade présenté comme suit sur le site de la ville : « le stade Lapalus est un équipement sportif de football avec une pelouse en synthétique. Il est situé chemin d’Yvours ».
Voici la liste des documents consultés dans le fonds de la bibliothèque :
Pierre-Bénite sur-Rhône de Louis Pitiot, 1978
Pierre-Bénite - Dossier de presse : articles de presse de 1975 à 1992 / éd. par Bibliothèque municipale de Lyon
On n'a pas tous les jours 20 ans / Ville de Pierre-Bénite, 1991
Bulletin municipal - Pierre-Bénite depuis 1984

Aussi, nous avons contacté le responsable du Pôle Vie associative et sportive de Pierre-Bénite qui a été en mesure de nous raconter la petite histoire de ce stade. Celui-ci a été construit début des années 1980 suite à la donation d’une habitante du quartier, Madame Lapalus, qui possédait un grand domaine et qui l’a d’abord donné pour un franc symbolique au service de la DDE qui se trouvait à côté de chez elle. Par la suite, la DDE l’a rétrocédé à la ville de Pierre-Bénite à la condition que le futur stade programmé porte le nom de la donatrice du terrain mais également que le personnel de la DDE puisse avoir un créneau spécifique pour pouvoir jouer sur ce terrain.
Ce fut le maire de l’époque, Jean-Marie Mick (1971-2001) qui dirigea ces tractations foncières.


Quant à votre deuxième question, elle sera traitée par le Département Littérature de la Bibliothèque de la Part-Dieu...

Réponse du Guichet du savoir

par bml_litt, le 08/01/2019 à 14:51

Réponse du Département Langues et littératures :

Tout d’abord meilleurs vœux à vous en ce début d’année 2019.

Si le verlan est un langage aussi vieux que le français puisqu’on en trouve des occurrences dès le Moyen-Age comme l’explique Miriam Nieser dans Le Verlan - règles et usages, il n’existe pour l’heure aucun ouvrage détaillant précisément la grammaire de ce langage argotique. En recoupant différents articles consacrés à l’analyse du verlan parus dans diverses revues de linguistique, des règles d’accord semblent cependant apparaître.

Dans Le verlan ou langage miroir paru en 1991 Vivienne Méla détaille les principes d’accord en verlan comme il suit:

- Pour les noms communs, la marque du féminin est le plus souvent placée à l’intérieur du mot (en verlan, les infixes féminins viennent remplacer les suffixes féminins du français).
Ex : français = [sԐfrā] / française = [sԐzfrā]
- Pour les adjectifs, ceux-ci sont invariables avec tout de même quelques exceptions comme folle [løfo], grosse [søgro], conne [nøko], marrante [rātma], bonne [nøbo] (uniquement utilisé quand l’adjectif revêt une connotation sexuelle), collante [lātko].
- Et la conjugaison dans tout ça ? Les seules formes verbales verlanisées sont l’infinitif et le participe passé. Et lors de cette verlanisation, le participe passé devient invariable si à l’oreille il n’y a pas de différence entre le masculin et le féminin puisque le verlan est avant tout une langue orale, ainsi que le confirme Estelle Liogier dans Quelles approches théoriques pour la description du français parlé par les jeunes des cités ?.

À travers votre question sur le verlan, c’est aussi la question de la transcription graphique de cette langue qui se pose.
Le verlan est un langage (à défaut d’une langue) cryptique oral, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un langage né pour être utilisé par des pairs pour dialoguer entre eux sans être compris des personnes avoisinantes. Il s’agit donc par définition d’un langage réservé à l’oral, et sans graphie fixe car n’ayant pas vocation à être accessible à tous.
Du coup, afin d’être au plus proche de cette oralité, la graphie la plus correcte serait sans doute de recourir à la transcription phonétique en utilisant l’Alphabet Phonétique International, écrivant ainsi votre phrase de la façon suivante : « elle est [ʃepԐʁ] ». Cependant, vous en conviendrez, cela peut s’avérer compliqué aussi bien pour le transcripteur que pour son lecteur car la maîtrise de l’API n’est pas des plus répandue. Un bon compromis serait peut-être simplement d’utiliser l’alphabet courant en respectant cette règle d’invariabilité du participe passé en verlan, et d’écrire : « elle est chéper ».


Pour aller plus loin sur ce sujet :

- Quelles approches théoriques pour la description du français parlé par les jeunes des cités ? d’Estelle Liogier, revue La linguistique n° 38 (2002) — document consultable sous format numérique sur CAIRN dans les bibliothèques municipales de Lyon
- Le verlan ou langage miroir de Vivienne Méla, revue Langages n°101 (1991) — document consultable sous format numérique sur CAIRN dans les bibliothèques municipales de Lyon
- L'argot de Jean-Louis Calvet, PUF (2007)
- L'argot de Laurent Payet, Marabout (1992)
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