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En quels aliments avoir confiance à l'heure actuelle ?

par BVSKM, le 03/12/2018 à 16:51 - 241 visites

Bonjour,

Quels sont les produits alimentaires dans lesquels on peut avoir confiance ?

Réponse du Guichet du savoir

par gds_alc, le 05/12/2018 à 11:41

Bonjour,

Nous trouvons plus fréquemment des conseils sur les aliments à éviter comme l’article 11 additifs alimentaires industriels à éviter pour protéger sa santé que des conseils portant sur les produits alimentaires dans lesquels nous pouvons avoir confiance.

Ceci étant dit 60 millions de consommateurs consacre un dossier sur « les aliments qui nous empoisonnent » dans lequel elle liste les aliments à proscrire et apporte des conseils sur la bonne alimentation.

Ce dossier mentionne la mise en place en octobre 2017, du Nutriscore qui est un « système d’étiquetage officiel, mais non obligatoire [permettant] aux consommateurs de comparer les produits d’une même catégorie (céréales, barres chocolatées, chips, plats surgelés...) et d’identifier ceux qui sont à privilégier».

Les sites mangerbouger.fr et santepubliquefrance.fr vous expliquent en quoi il consiste.

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Dans un même temps 60 millions de consommateurs explique tout ce que vous devez éliminer (les gros pourvoyeurs de sucre du type gâteaux, confiture, de sel ..)
L’association préconise notamment de préférer « une cuisine faite maison ou artisanale à des aliments transformés. La quantité de sucres d’une préparation industrielle peut être 4 fois plus élevée » ou encore de limiter « l’usage de sauces préparées ou privilégier les versions allégées en sel ». Elle conseille pour relever le goût des viandes et des légumes de penser à l’ail, l’échalote, l’oignon et la poudre de céleri.

Elle note dans un même temps que « L’équilibre alimentaire se calcule sur la semaine » et qu’il importe de varier les menus.

De même l’enquête souligne que montre que « certaines catégories d’aliments sont plus contaminées que d’autres. Cela tient à la perméabilité du fruit ou du légume, mais aussi au type des pesticides utilisés. Générations futures a ainsi récemment publié une étude à partir des données des plans de surveillance réalisés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de 2012 à 2016. (…) sur les catégories de fruits analysées, près de 75 % portent des traces de pesticides quantifiables, contre 41% des légumes. Des résidus ont été retrouvés dans plus de 80 % des raisins, clémentines, mandarines, cerises, pamplemousses, fraises, nectarines, pêches et oranges! Dans le panier à légumes, le céleri, les herbes fraîches et les endives dépassent les 70 %. Autre produit problématique, le thé. «60»a analysé dans son n°531, de novembre 2017, 26 thés, de marques bio ou non bio. Résultat : des LMR respectées, mais des traces de pesticides, d’arsenic, de mercure et d’alcaloïdes pour toutes les marques. Avec un record pour le thé noir parfumé Earl Grey Yin Zhen, de Dammann frères, pollué par 17 substances ».

Aussi, 60 millions de consommateurs préconise de privilégier le bio « même si, selon le dernier rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), 13,5 % des échantillons bio contenaient des résidus de pesticides, contre 46,7 % des aliments en “conventionnel”. Les parcelles sont parfois contaminées par les résidus dans l’eau ou l’air. Les traces de pesticides dans les produits bios peuvent aussi venir du sol et de pollutions passées. Les grandes surfaces développent des gammes de fruits et légumes “zéro résidu de pesticides”. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont reçu aucun produit phytosanitaire, mais que leurs résidus ne dépassent pas le seuil de détectabilité (…) Épluchez les fruits et légumes conventionnels. Enlevez la peau des pommes et d’un maximum de fruits. Un passage sous l’eau ne suffit pas (…) Brossez les courgettes, aubergines et concombres, et ôtez les premières feuilles des endives, salades, choux (…) Repérez les provenances. Plus un produit vient de loin, plus il risque d’avoir reçu un dernier pesticide après la récolte, pour qu’il ne pourrisse pas en route. C’est l’une des sources de contamination des produits bio quand ils ne sont pas séparés des récoltes conventionnelles.
(…)
Mangez de tout ! En diversifiant son alimentation, on évite de s’exposer aux mêmes substances actives. Cultivez votre potager 100 % au naturel. Avant de vous lancer, assurez-vous que votre sol ne présente pas de traces de pesticides».

Le dossier fait état des fruits et légumes les plus et les moins contaminés :

légumes les plus contaminés : céleri branche, herbes fraiches, endives
Légumes les moins contaminés : maïs, asperge, igname
Fruits les plus contaminés : raisin, clémentine, cerise
Fruits les moins contaminés : avocat, kiwi, prune, mirabelle

Pour revenir sur le bio, les aliments issus de l’agriculture biologique nous protègent-ils ?

Pour bénéficier d’un label bio, l’aliment doit être produit suivant un cahier des charges précis, même si celui-ci autorise certains traitements : il exclut l’utilisation de produits de synthèse (herbicides, pesticides, engrais...), d’antibiotiques, d’organismes génétiquement modifiés (OGM), d’exhausteurs de goût, de colorants et d’arômes non naturels, tout comme il limite le nombre d’additifs, autorisés à 47, contre 390 en conventionnel.

Reprend les dernières études montrant que les produits bio contiennent très peu de résidus de pesticide et soulignent le lien entre l’exposition aux pesticides et différents types de maladie comme la maladie de Parkinson …

Par ailleurs, les «chercheurs ont constaté une diminution des allergies et des troubles associés (urticaire, eczéma, respiration sifflante...) chez l’enfant de moins de 2 ans dont la famille consomme régulièrement des produits bio, en particulier des produits laitiers ».
(…)
D’autres travaux menés en France sur une cohorte de 62 000 personnes ont révélé une baisse de 31 % du risque d’obésité chez les gros consommateurs de produits bio, ainsi qu’une réduction des maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète de type 2 ou l’hypercholestérolémie …».

Quel étiquetage ?
LE LABEL BIO EUROPÉEN
Obligatoire depuis le 1er juillet 2010 sur les produits alimentaires préemballés dans l’Union européenne, il est facultatif pour les produits importés.
L’“Eurofeuille” garantit le respect du règlement sur l’agriculture bio européenne – sans produits chimiques de synthèse, mixité bio-non bio autorisée, 0,9 % au
maximum d’organismes génétiquement modifiés (OGM), 95 % de bio pour les produits transformés...).

DEMETER
Ce label certifie les produits issus de la biodynamie, initiée par Rudolf Steiner en 1924. Son cahier des charges est plus strict que celui de l’Eurofeuille (produits transformés 100 % bio, dont 90 % Demeter, traces d’OGM interdites...).
Par ailleurs, si le label européen autorise, à certaines conditions (séparation dans le temps et dans l’espace, déclarations spécifiques...), la culture de variétés végétales bio et conventionnelles distinctes sur une même exploitation, celle-ci est interdite chez Demeter.

BIO COHÉRENCE
Plus strict que l’Eurofeuille, ce label créé en 2010 par un groupement de professionnels et de consommateurs garantit un produit 100 % bio, sans mixité bio-non bio, vendu en circuit court, avec un seuil d’OGM limité à 0,1 %.

NATURE & PROGRÈS
Indépendant de l’Eurofeuille, ce label privé créé par une association de professionnels et de consommateurs née en 1964 milite pour une agriculture bio paysanne et locale. Les produits sont issus de fermes 100 % bio, sans mixité, sans huile de palme (même bio), sans traces d’OGM.

Parallèlement, l’émission sur France Inter consacré à « Quels sont les aliments à privilégier ? » fournit une liste non exhaustive d’aliments riches en fibre, essentiels à la santé !
poireaux
• choucroute
• carottes
• panais
• salsifis
• topinambours
• céleris
• oignons
• ail
• haricots
• produits céréaliers complets


Pour finir, vous retrouverez tous les labels et explications afférentes à ceux-ci sur le site institut national de l’origine et de la qualité, sur celui du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation ou encore dans l’article « Labels alimentaires : à qui faire confiance ? » publié dans Femme Actuelle.

Nous vous laissons aussi parcourir l'ouvrage Produits bio : de quelle qualité parle-t-on ? par Christine Raiffaud (2017).
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