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Accueil > Récentes > poésie de Maurice Carême

poésie de Maurice Carême

par lafeedulogis, le 08/09/2017 à 23:17 - 184 visites

j'ai choisi comme poésie de rentrée pour mes élèves la poésie de Maurice Carême qui s'intitule "je me souviens de cette école". Je l'ai imprimée et donnée aux élèves à apprendre. Mais tout à coup en avançant dans la poésie je trouve la dernière strophe bizarre ,
Et le cœur enserré
Qu’une noisette dans sa coque,
Nous attendions tous que la cloche
Fît des oiseaux de nos cahiers.

le premier vers contrairement à tous les autres, ne compte pas 8 pieds, ce qui ne serait pas forcément grave si les deux premiers vers avaient une signification,,
je me demandait si le poème tel que 'on trouve sur le net est correctement copié ??

merci de votre réponse...

Réponse du Guichet du savoir

par bml_litt, le 12/09/2017 à 11:19

Réponse du département Langues et Littératures

Bonjour,
Après avoir recherché ce poème dans l’ensemble des recueils de Maurice Carême que nous avons à la bibliothèque de la Part Dieu, nous avons pris contact auprès de la Fondation Maurice Carême qui nous a été d’une aide précieuse.
Je me souviens de cette école a été publié en 2011 dans un recueil posthume intitulé Souvenirs aux éditions L’Âge d’Homme.

Comme vous le pensiez, il existe bien une erreur dans le texte que vous avez pu vous procurer sur internet, celui-ci se trouvant tronqué d’un mot. Dans le poème original, vous verrez que le premier vers de la dernière strophe comporte lui aussi 8 pieds, comme l’ensemble des autres vers qui composent ce poème.

JE ME SOUVIENS DE CETTE ÉCOLE...

Je me souviens de cette école
Où nous revenions en septembre.
L’ombre y jouait à pigeon vole.
Nos bancs sentaient la nouvelle encre.

Les froids précoces aux carreaux
Suspendaient d’étranges rideaux.
Roi dans les barres, chat perché,
Nous ne rêvions que de grands prés.

Nous regardions par la fenêtre
Les nuées flâner dans le vent.
Caressante, la voix du maître
Avait un parfum d’origan.

On avait repeint les tableaux.
Les lettres y semblaient si blanches,
Elles nous rappelaient les branches
Lourdes d’ombelles des sureaux.

Et le cœur aussi enserré
Qu’une noisette dans sa coque,
Nous attendions tous que la cloche
Fît des oiseaux de nos cahiers.

Maurice Carême
Souvenirs
copyright : Fondation Maurice Carême
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