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rue Dubois-Crancé à OULLINS

par cacaud, le 13/07/2017 à 10:02 - 1129 visites

Savez- vous pourquoi la ville d'OULLINS a donné à une de ses rues le nom de DUBOIS-CRANCE?
Quelle reconnaissance les Oullinois doivent-ils à Dubois-Crancé au point de donner son nom à l'une de ses rues?
IL n'y a pas de rue Dubois-Crancé à LYON ,et ce général de la Convention n'est même pas né à Lyon!
Merci pour votre érudition


réponse attendue pour le 19/07/2017 à 10:02

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 17/07/2017 à 09:57

Réponse de la Documentation régionale

Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé avait été chargé par la Convention du siège de Lyon. Il avait reçu le 20 juillet 1793 l’ordre d’attaquer la ville. Le 7 août, il s’installait avec ses troupes au château de la Pape. Dubois-Crancé mena lui-même plusieurs assauts : le 22 septembre celui du camp d’Oullins, le 25 celui du château de la Duchère, le 27, celui du pont d’Oullins.

C'est peut-être pour cette raison qu'une rue d'Oullins porte son nom.

Mais Théodore Iung livre une biographie de Dubois-Crancé, le montrant, pendant toute la durée du siège, partisan de la conciliation, d’une amnistie à ceux qui déposeraient les armes. Il aurait recueilli dans ses lignes, pendant les bombardements, femmes, enfants et vieillards et leur aurait fait distribuer des vivres. Pour la Convention, le siège de Lyon durait trop. Carnot lui aurait écrit « Le siège de Lyon serait-il interminable ? Enlevez [cette ville] à la baïonnette et la torche à la main si le bombardement est trop incertain… ». A quoi Dubois-Crancé aurait répondu : « Je garantis sur ma tête que Lyon sera rendue à la République mais quelques jours de patience peuvent épargner bien des malheurs… Les Lyonnais sont rebelles, mais les Lyonnais sont Français. N’est-il pas temps que vous cédiez à la clémence ? » Début octobre 1793, Dubois-Crancé encourait la destitution, et menaçait « Si vous voulez terminer par une atrocité, je vous donne ma démission de représentant du peuple, celle d’officier général, et je marcherai comme volontaire à la tête des colonnes. J’espère n’être pas témoin de tant d’horreurs. ». Dubois-Crancé, risquant l’arrestation, rentra à Paris dès la ville prise, où la Convention finit par reconnaître qu’il a fait son devoir durant le siège de Lyon.
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