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Accueil > Récentes > peinture Magritte

peinture Magritte

par etoilenono, le 20/04/2017 à 18:10 - 445 visites

Bonjour,
J'ai beaucoup de mal à analyser le tableau de René Magritte, "L'homme du large". Je dois réaliser une analyse complète avant d'aller au musé royaux de Bruxelles.
Pouvez vous m'indiquer également la technique utilisée pour peindre ce tableau.
Pourriez vous m'aider??
Merci Beaucoup

Réponse du Guichet du savoir

par bml_art, le 21/04/2017 à 12:05

Réponse du Département Arts et Loisirs :

L’Homme du large est une huile sur toile réalisée par Magritte en 1927.

Dans ce dossier pédagogique sur Magritte en ligne sur le site d’EDUCATEAM (Service éducatif – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique), on peut lire que le contexte de réalisation de cette oeuvre appartient à sa période « noire » ou « caverneuse » dans laquelle prédomine le mystère. Elle concerne une production d’œuvres s’étendant de 1925 à 1930 et L’homme du large en fait partie :

« Durant cette période, Magritte peint des scènes à l'atmosphère inquiétante, voire macabre. Des paysages obscurs, des drapés rouges ou gris, des espaces clos servent de décors aux objets et personnages étranges qui les traversent. Dans ces décors aux couleurs sombres, Magritte met en scène de façon théâtrale et inattendue, des objets familiers.
Peintes avec une grande minutie, les nombreuses œuvres de cette époque nous plongent dans un univers à la fois mystérieux et envoûtant.
Par l'image poétique surgissante, Magritte fait de ses tableaux "des pensées visibles"
."

Dans l’ouvrage « somme » de David Sylvester, Magritte (Ed. Flammarion, 1992), on peut lire une analyse possible du visage transformé de l’homme – le motif des visages transformés, voilés ou cachés est récurrent dans son œuvre :

« Une méthode moins expéditive que celle de la reine de cœur dans Alice au pays des merveilles consiste à métamorphoser la tête. Ce phénomène se produit plusieurs fois dans les peintures exécutées dans les six premiers mois de 1927, notamment L’homme du large et Paysage. (…)" p.22

Une des hypothèses à ce sujet est le lien entre ces visages détournés ou cachés et le suicide de la propre mère du peintre qui, selon l’histoire racontée, avait été retrouvée noyée le visage masqué par le voile de son vêtement.

« Jusqu’à la fin, Magritte garde dans son vocabulaire des images où une tête est transformée, supprimée ou voilée. (…) Aucun doute n’est permis quant à la relation étroite existant entre la légende de la mort de la mère et l’un des éléments les plus persistants et les plus notables de l’iconographie de Magritte. Seulement, il est impossible de dire si cet élément est un moyen de surmonter le traumatisme provoqué par la pensée d’un certain visage caché ou si une obsession des visages cachés s’est superposée à un événement tragique dont l’artiste ne pouvait se faire une idée très claire, et qui était donc une sorte de vide à remplir.
Une chose est certaine, c’est que ces visages cachés relèvent d’une fixation sur le secret en général.
" (p.26-27).

Plus loin, au sujet des surfaces sous les pieds de l’homme, nous pouvons lire :

« Parmi les autres œuvres sans doute exécutées au printemps 1926 qui annoncent d’importants thèmes et procédés, la plus marquante est Le gouffre argenté. En premier lieu, elle introduit l’image d’une surface plane – un mur – possédant un contour chantourné à la façon d’un puzzle en bois. Quelquefois le contour chantourné sera celui d’un trou découpé dans un mur, comme dans Le gouffre argenté. (…).
Quelquefois, il n’appartiendra pas à une surface verticale, mais horizontale. Ainsi, dans A la suite de l’eau, les nuages, le contour est le profil intérieur d’un bassin creusé dans le plancher, tandis que dans Panorama populaire et L’homme du large, c’est le profil extérieur d’une plateforme. Ce dernier exemple fait songer plus particulièrement à des pièces de puzzle.
» p. 112 et 116

Enfin, concernant les sources d’inspiration de Magritte, David Sylvester souligne que ce dernier a emprunté de nombreux symboles à Chirico au fil de ses créations.

« Dès l’automne 1926, Magritte utilise, plusieurs fois dans certains cas, presque tous les thèmes qu’il aura l’occasion d’emprunter à Chirico.
(…) les longues ombres projetées par le soleil couchant, (…) dans L’homme du large, des personnages vêtus d’une espèce de combinaison de plongée, dont la tête est constituée par des choses inanimées
. » p. 122

Bonne continuation dans vos recherches
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