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Qui ne dit mot, consent...

par temudjin, le 22/04/2004 à 19:00 - 3341 visites

D'ou vient le dicton : " Qui ne dit mot, consent..."

Merci

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Réponse de

par gds_cdp, le 23/04/2004 à 18:21

Réponse du service Guichet du Savoir

Il s'agit d'une citation de Benedetto Caetani Boniface (voir le site d'Evène), Pape de 1294 à 1303, né en 1235 et décédé en 1303, plus connu sous le nom de Boniface VIII.

"[i]Agostino Paravicini Bagliani [/i][dans son ouvrage Boniface VIII, Payot 2003][i] reprend aujourd'hui le dossier du pontife décrié, visé par des accusations, avant comme après son décès, entre 1297 et 1312, que Jean Coste a naguère minutieusement mises en ordre ("Boniface VIII en procès", 1995). Le portrait qu'il en dresse n'en est que plus saisissant, dégagé des partis pris qui ont fait de l'adversaire de Philippe le Bel et du successeur de saint Célestin V une commode figure de l'Antéchrist pour les uns, le dernier champion de la théocratie pontificale pour les autres[/i]" (Philippe-Jean Catinchi, Le Monde, 10/10/2003).

Vous pouvez également consulter le site des élèves de l'ENS pour plus de détail sur ce Pape :

"[i]Le conclave tenu peu après [/i][la démission de Célestin V] [i]élit le cardinal Gaetani, qui devient Pape sous le nom de Boniface VIII. Très vite, le nouveau Pape est accusé d'avoir contraint son prédécesseur à démissionner, ce qu'aucun Pape n'avait fait depuis S. Pierre (ce que Dante appelle le gran rifuto). On l'accuse également d'avoir fait empoisonner le pauvre ermite, puis d'avoir acquis son trône, enfin de sodomie, de sorcellerie, hérésie, etc. — Clément V (1305–1314), l'un de ses successeurs, devra même faire face à une sorte de chantage de la part de Philippe le Bel, qui menacera régulièrement de faire ouvrir le procès de Boniface VIII.

Boniface VIII abroge la mesure autorisant les spirituels à se regrouper. En 1295, il oblige le ministre général, Raimond Gaufredi (imposé à la tête de l'ordre en 1289 par Charles d'Anjou, protecteur des spirituels), à démissionner. Il n'a aucune sympathie pour ces nostalgiques de la pauvreté évangélique. "[/i]

Il aurait également une autre citation... piquante à son actif : [i]"voici ma tête, voici mon cou, je mourrai... mais je mourrai Pape !"[/i] blink.gif

Réponse de

par gds_bp, le 24/04/2004 à 09:39

Réponse du savoir Guichet du Savoir

Selon d'autres sources : The Dictionary of Phrase and Fable de E. Cobham Brewer (éd. de 1894), l'expression viendrait d'Euripide, poète tragique grec (480-406 av. J-C).
[i]"Auto de to sigan homologountos esti sou"[/i] en français : "Assez consent qui ne dit mot". Mais nous ne savons pas dans quel contexte cette phrase fût dite...
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