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Typographie

par pica, le 07/03/2005 à 06:01 - 4664 visites

Bonjour,

Sauriez-vous me dire à peu près à quel moment, en typographie, l'usage du s aux allures de f a pris fin dans l'usage éditorial?
De même pour l'utilisation de l'esperluette (&) (cesse quelque part au XIXe siècle) ?

Merci pour ce service et vos efforts.

Cordialement de Séoul,

Stéphane Bois

Réponse du Guichet du savoir

par bml_anc, le 09/03/2005 à 10:58

Réponse du Département Fonds ancien


Il est difficile de déterminer précisément une date de disparition du S en forme de F (ou S long) et de l’esperluette (ou de la perluette) en imprimerie. L’esperluette est à l’origine une ligature, c'est-à-dire l’union de deux lettres en un seul signe, ici les deux lettres de [i]et[/i]. Les Anglais la réservaient à la liaison de deux noms propres alors que les Français ont cru longtemps économiser de l’encre en l’utilisant systématiquement à la place de [i]et [/i]avant de la délaisser au XIXe siècle.

C'est à la suite des travaux du typographe italien Giambattista Bodoni (1730-1813) et surtout de la famille des typographes et imprimeurs français Didot (François-Ambroise « l’aîné » et surtout Pierre-François « le jeune ») qu’une nouvelle typographie s’est imposée abandonnant certains archaïsmes. Cette typographie stricte et logique[i] élaborée dans la période 1785- 1801[/i], s’est affirmée pendant la période impériale qui correspondait bien à une réforme dans tous les domaines. Elle sera diffusée largement dans toute l’Europe par le biais d’ouvrages des grands auteurs classiques (Racine, Boileau, La Fontaine), de livres de fêtes (Sacre de Napoléon) et surtout du Code civil. Mais malgré tout, elle ne fait que confirmer les tendances novatrices en gestation depuis la fin du XVIIIe siècle. En 1806, dans « L’Art du typographe », (p.17) Vinçard indique que les doubles lettres (dont le double S long) et l’esperluette « ont été supprimées depuis les nouvelles gravures », ce qui est une référence évidente à Didot.

On peut donc situer l’abandon de l’utilisation en imprimerie du S long et de l’esperluette à la période du Directoire et du début du 1er Empire. Cependant, en province, des imprimeurs ont fait perdurer les habitudes de l’ancien régime plus tardivement.

Le S long a disparu, mais pour les travaux de luxe la tradition de l’esperluette a perduré. Elle fut utilisée régulièrement dans les impressions de luxe du XIXe siècle, ainsi pour les caractères « augustaux » du lyonnais Louis Perrin. Elle est parfois employée de nos jours dans certains ouvrages de bibliophilie.
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