Question d'origine :
Comment se fait il que les individus ne ressentent ils pas les mêmes goûts pour de même aliments?
Quels partits du cerveau rentre en compte lors de la sensation gustative?
Quel lien peut on trouver entre le goût qui diffère celon les individus et les informations données par le cerveau?
Merci de bien vouloir répondre à ces questions concernant le goût et la sensation gustative.
Si vous pouviez mettre aussi des noms d'ouvrage ou des adresses internet je vous en serait reconnaissante, merci d'avance.
nina
Réponse du Guichet

Lorsqu’on parle du goût, on ne pense pas toujours à l’ensemble des sensations qui permettent d’identifier ce que l’on mange.
Grâce à la salive, les aliments libèrent des molécules sapides qui se fixent sur les récepteurs chimiques de la langue.
La saveur d’un aliment est une sensation qui naît sur la langue au niveau des papilles. Mais nous sommes aussi sensibles aux odeurs et à d’autres sensations gustatives. Quand un aliment est mâché dans la cavité buccale, des molécules odorantes se dégagent et circulent dans l’arrière gorge. Elles arrivent dans la cavité nasale et stimulent les récepteurs olfactifs.
L’odorat, joue donc un rôle prépondérant dans la sensation gustative :
un gros rhume fait perdre presque tout son goût à la nourriture et des expériences de dégustation ont démontré que le « goût » de nombreux vins est essentiellement olfactif.
La langue dispose aussi de récepteurs sensibles à la température, à la pression, aaux propriétés tactiles des aliments. Les dents transmettent aussi des informations mécano-réceptrices lors de la mastication et engendrent des informations nerveuses qui amplifient le message gustatif :
1/ La vue est le premier sens qui nous renseigne sur ce que nous mangeons :
l’aspect est très important, il agit sur l’acceptation ou le refus de l’aliment.
2/ L’olfaction directe qui précède la mise en bouche renseigne sur l’odeur ou le fumet des aliments. L’odorat est aussi un sens très déterminant dans nos choix alimentaires et dans la sensation du goût.
3/ Dans la cavité buccale, les saveurs apportées par les molécules sapides sont captées par les bourgeons du goût. Des récepteurs non gustatifs intègrent aussi des informations sur la texture et la température des aliments.
4/ Le goût est essentiellement perçu par l’olfaction rétro nasale. Les arômes libérés dans la bouche par la mastication remontent vers la cavité nasale et stimulent les cellules nerveuses de l’odorat.
Puisqu’il n’y a pas de capteurs spécifiques à une saveur donnée, il n’existe pas une cartographie de la langue pour les saveurs.
Plusieurs nerfs crâniens acheminent l’information des capteurs sensoriels jusqu’au cerveau.
vers le système limbique , sous le cortex cérébral, où les informations prennent une connotation émotionnelle. En suivant ce chemin, les messages passent dans l’hypothalamus, la zone cérébrale de plaisir inconscient puis dans l’hippocampe où l’information est mémorisée et comparée avec les souvenirs.vers le thalamus le message gustatif se conjugue avec les sensations de l’odorat et du toucher de la langue. C’est le centre conscient de l’analyse logique de l’olfaction et du goût qui traite l’intensité et la nature du message.
L’ensemble des informations et finalement acheminé et traité au niveau les lobes frontaux du cortex où émergent la conscience de l’aliment reconnu et la sensation de plaisir procuré par la nourriture.
interviennent dans notre sensibilité,
Source : dossier "Le sens du goût" de Cap Sciences

Peut-on vraiment perdre le goût ? Oui, répondent les scientifiques et l'altération d'une des trois sensibilités qui le constituent entraîne de sérieux troubles.
Par exemple,
Les troubles de l'odorat sont aussi occasionnés par le développement de polypes dans les cavités nasales à la suite d'inflammations. Lorsqu'elles se bouchent, les odeurs ne peuvent plus atteindre la muqueuse olfactive qui se trouve en haut des cavités nasales. Les personnes qui souffrent d'anosmie ne perçoivent plus les arômes qui se développent dans la bouche et atteignent les récepteurs olfactifs de la muqueuse par la voie rétronasale. « Les patients qui ont perdu l'odorat disent que les aliments n'ont plus de goût. Cependant l'anosmie ne les empêche pas de percevoir les saveurs », explique André Holley, professeur au Centre européen des sciences du goût à Dijon. « L'anosmie n'empêche pas non plus de ressentir le piquant de l'acide ou la fraîcheur du menthol qui sont des sensations portées par le nerf trijumeau », ajoute Didier Trotier.
Source : Dossier : La naissance du goût du CNRS
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