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Accueil > Quinte de toux

Quinte de toux

par gentianelle, le 03/01/2019 à 11:01 - 312 visites

Bonjour,

J'aimerais connaître l'origine de l'expression "quinte de toux".
J'ai lu dans divers articles (forums et dictionnaires) que la toux surviendrait toutes les 5 heures. Ce n'est pourtant pas le sens de cette expression.
Par ailleurs, dans un article sur la coqueluche il était précisé que le malade toussait 5 fois avant de reprendre son souffle. Là le sens serait respecté, mais tousse-t-on vraiment 5 fois de suite ? Pas 4 ou 6 ?

Merci de vous pencher sur cette étymologie.
Cordialement

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 04/01/2019 à 14:27

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Le mot quinte dans quinte de toux est un adjectif et nom latin qui vient de quintus « cinquième », issu de quinctos, de quinque (-> cinq).

Dans le sens de « cinquième » : l’adjectif a pratiquement disparu après le 14ème siècle, de même que les anciens ordinaux tierce, quart, etc. Il subsiste dans quelques expressions juridiques, dans des noms d’origine espagnole et italienne par emprunt à ces langues (Charles Quint, Sixte-Quint) et en médecine ancienne dans l’appellation fièvre quinte (1557), en rapport avec fièvre tierce, quarte…, et qui a été en concurrence avec fièvre quintane, mot repris au 16ème siècle au latin quitana, féminin du distributif quintus. En emploi substantivé, quint « cinquième partie, cinquième » vers 1170, a subsisté jusqu’à la révolution comme terme de droit féodal pour le cinquième d’une succession.

1- En musique

En 1372, quinte provient de note quinte, spécialisation en musique bien antérieure à celle de quarte, et dont témoigne l’ancienneté de l’ancien verbe quintoyer « faire l’accord de quinte ». Le mot désigne le cinquième degré de la gamme. Au 17ème siècle, quinte commence à désigner une suite de cinq cartes de même couleur, et, en escrime, un des engagements ou parades en ligne haute dedans.

2- En médecine :

Quinte dans le sens accès de toux date de 1644, est issu de quint par spécialisation comme dans fièvre quint (ci-dessus). Guy Patin écrit : « M. de Baillon a fort parlé, en ses Epidémies, d’une certaine toux à laquelle sont sujets les petits enfants, que les Parisiens appellent une quinte, quod quinta quaque hora fere videatur recurere (parce qu’elle paraît revenir à peu près toutes les cinq heures). On en a tiré beaucoup plus tard l’adjectif quinteux, euse (1835) « qui comporte des quintes » puis « sujet à des quintes de toux », à propos d’une personne.

Source : Dictionnaire historique de la langue française sous la direction d’Alain Rey

Nous avons retrouvé trace de l’article mentionnant la coqueluche et l’accès de toux toutes les 5 heures.

Dans le même dictionnaire mentionné ci-dessus, on trouve une petite trace du mot quinte dans l’article mentionnant la coqueluche :

Coqueluche (1414) est d’origine obscure : on en peut guère y voir une altération d’après capuche de lancien coquille, indirectement attesté au sens de coiffe par son dérivé coquillier (du 13ème au 16ème), compte tenu de l’origine et de la date d’apparition de capuche. Il est cependant possible que coqueluche soit formé d’après coque ou coquille, mais au terme d’un processus inexpliqué.
Le passage du sens ancien « sorte de capuchon », au sens moderne de « maladie infectieuse caractérisée par un rhume, des maux de tête et par une toux tenance » (av 1453), n’est pas plus calire que l’éymologie du mot : d’après les premiers témoignages, on peut supposer quele nom de la maladie lui vient de ce qu’lle s’en prend directement à la tête et que de nombreux malades se couvraient d’un capuchon, ou bien la sentaient lourde et chaud comme s’ils avaient porté un capuchon. En tout cas, une étymologie populaire est internvenue, appelant cette sorte de toux chant du coq. Quant à déterminer s’il s’agit bien, dès 1453, de la maladie infectieuse infantile que nous nommons coqueluche (clairement définie en 1792), cela n’est pas bien établi. Il semble que Richelet (1680) décrivre bien la maladie moderne, alors également appelée quinte.

Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
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