Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Maladrerie au moyen âge

Maladrerie au moyen âge

par Dominique Levenez, le 27/11/2018 à 17:41 - 1362 visites

Bonjour,
Je cherche des informations sur la maladrerie de Tours notamment. Je voudrais savoir qui pouvait travailler dans une maladrerie au moyen âge, qui la gérait. J'ai lu que des prostituées repenties pouvaient y être employées. Qu'en est-il?
Merci de votre réponse.
Cordialement

Réponse du Guichet du savoir

par gds_alc, le 28/11/2018 à 17:17

Bonjour,

Nous ne pourrons vous répondre avec précision sur la maladrerie de Tours car pour cela, il faudrait, vraisemblablement, lire les études suivantes que nous ne possédons pas.

• Christian Malet, « Les maladreries de Touraine au Moyen Age », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. IX,‎ 1975, p. 49-56.
• ↑ Raoul Mercier, « Lépreux et maladreries de Touraine », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXIX,‎ 1944-48, p. 232-240.

Une recherche sur le catalogue Sudoc nous permet de trouver ces deux revues dans de nombreuses bibliothèques. Vous pourriez contacter l’une d’entre elle afin de connaître les modalités de reproduction de ces articles.

Ceci étant dit, nous avons tout de même trouvé des informations sur les maladreries. Ainsi, François Olivier Touati dans le Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age indique que :

« Se substituant à « maladerie », qui désigne tout hospice de malades, le terme « maladrerie » formé au plus tôt vers 1160, par attraction du mot « ladre » (lépreux), reste rare au Moyen Age qui lui préfère les expressions « maison, couvent ou hôpital des lépreux ». Ces institutions se multiplient à partir de la fin du XIE siècle, non pas, comme on l’a prétendu, en rapport avec un accroissement de la maladie lié aux croisades, mais en un moment d’expansion, et surtout en réponse à la diffusion des aspirations charitables, promptes à reconnaître à travers chaque maladie l’image du Christ. Regroupant la plupart du temps une double communauté mixte (hommes, femmes, valides et lépreux), organisée selon les préceptes larges de saint Augustin, dirigée par un « maître » ou un « prieur » élu par tous régulièrement réunis en chapitre et assisté de clercs, ces fraternités ont trouvé à proximité des agglomérations une situation bénéficiant à la fois de l’économie rurale traditionnelle et de l’essor urbain. Devenues pour certaines de véritables seigneuries ecclésiastiques, les léproseries se sont muées au cours du XIIIe siècle à la fois en lieux de retraite et en lieux d’une liturgie intense … »

Dans Archives de la lèpre : atlas des léproseries entre Loire et Marne au Moyen âge, ce même auteur - François-Olivier Touati- explique l’organisation de celles-ci.

Par ailleurs, Marie-Laure Sénégas consacre un article à ce sujet, Les léproseries au Moyen Age, dans lequel elle indique que « Les léproseries entrent dans le dispositif d’assistance aux pauvres et aux malades mis en place par les établissements ecclésiastiques depuis le haut Moyen
Âge. La terminologie ne permet pas toujours de les distinguer des hôpitaux qui accueillaient les malades et les indigents, et ces établissements étaient souvent polyvalents. Une étude récente recense, en Touraine, 56 établissements, mentionnés dans les sources écrites entre le 6e et le 15e (…) entre le 11e et le 13e s., les “ maisons de lépreux ” se sont multipliées. Elles regroupaient la plupart du temps une double communauté mixte, comprenant des hommes et des femmes, valides et lépreux, vivant selon les préceptes de saint Augustin (...)
Les communautés de lépreux assuraient leur entretien grâce aux donations pieuses et à l’exercice de divers droits de prélèvement qu’elles avaient reçus en en aumône. Ainsi, en 1217, un acte de Geoffroy, seigneur de Preuilly, réserve aux lépreux la perception des droits sur le sel vendu à la foire de Notre-Dame des Echelles. .. ».

Nous vous laissons poursuivre cette lecture.

Dans un ouvrage ancien, La Touraine ancienne et moderne, Stanislas Bellanger décrivait :

"Au moyen-âge, et même à une époque plus rapprochée de nous, les grandes (…) cités, Tours, entre autres, étaient périodiquement désolées par des maladies contagieuses que l’on désignait, quelle que fût leur nature, sous le nom générique de peste (…) les élus formèrent à la hâte une espèce d’établissement pour recevoir les malades. Les pestiférés y furent déportés en masse et confiés à la garde de quatre personnes dévouées …(…) La peste ayant perdu un peu de sa rigueur, en 1519, le Sanitas, devenu inutile, servit de maladreri"e.

Nous vous laissons jeter un coup d’œil à l’article publié sur wikipedia sur la maladrerie Saint-Lazare.

Enfin, une autres étude – que nous ne possédons pas – devrait vous intéresser :
Hôpitaux et maladreries au Moyen Âge : espace et environnement : actes du colloque international d'Amiens-Beauvais, 22, 23 et 24 novembre 2002 / colloque organisé par le Laboratoire d'Archéologie et d'Histoire de l'Université de Picardie-Jules Verne ; textes édités par Pascal Montaubin ; conception et réalisation Joël Schwerdroffer.
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact