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Accueil > Oiseaux d'apparat à Lyon au XIXème siècle

Oiseaux d'apparat à Lyon au XIXème siècle

par Noirebene, le 18/10/2018 à 11:51 - 283 visites

Bonjour,
Je fais actuellement des recherches sur la diffusion des oiseaux d'ornement à Paris et à Lyon au XIXème siècle. Dans son "Tour de France", Jules Lermina fait mention d'un marché aux oiseaux sur le quai de l'Hôpital (actuellement quai Jules Courmont), mais je ne trouve rien à ce sujet sur la base de données en ligne de la bibliothèque.
Est-ce une impasse ou y a-t-il, à la Bibliothèque, des archives qui ne figurent pas dans l'inventaire en ligne ?

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 19/10/2018 à 16:32

Bonjour,

Nous n'avons pas trouvé trace de marchés aux oiseaux mais plutôt de marchands d'oiseaux dont l'un se serait établi quai de l'Hôpital : le marchand naturaliste Casartelli dont la boutique fut reprise par Ferrario.

Le Guide indicateur de la Ville de Lyon de 1867 liste les marchands d'oiseaux :
- Aigon, passage de l'Hôtel-Dieu, 53
- Casartelli, quai de l'Hôpital, 31
- Dorat, Saint-Jeanne, 47
- Reynaud, Mazenod, 46

En 1873, il donne :
- Aigon, passage de l'Hôtel-Dieu, 53
- Bertrand, quai de l'Hôpital, 67
- Casartelli, quai de l'Hôpital, 31
- Dorat, Saint-Jeanne, 47

En 1881, on a :
- Bertrand, quai de l'Hôpital, 68
- Casartelli, quai de l'Hôpital, 31
- Gonon, naturaliste, empailleur, Cuvier, 102
- Reville, naturaliste, quai Pierre-Scize, 80
- Reynaud, monsieur, 154 bis

L'Annuaire Fournier mentionne les noms suivants :
en 1869 :
- Aigon, passage de l'Hôtel-Dieu, 53
- Casartelli, quai de l'Hôpital, 31
- Casartelli, rue impériale, 48
- Gardet, rue Tramassac, 40
- Reynaud, rue Mazenod, 46

en 1895 :

- Balme-Ladige, quai de l'Hôpital, 7
- Bertrand (Vve), quai de l'Hôpital, 68
- Ferrario, quai de l'Hôpital, 31 et passage de l'Hôtel-Dieu, 53
- Jacquemin, passage Emeraudes, 18
- Reynaud (Vve), Trois-Pierres, 20

et voici ce qu'indique l'Indicateur lyonnais Henry pour l'année 1896 :
Pièce jointe:
oiseaux.jpg
oiseaux.jpg [ 193.6 Kio | Consulté 263 fois ]



Le Nouvel indicateur des monuments et curiosités de Lyon de 1818 ne mentionne pas de marché non plus :
« OISEAUX (aux) vivans : Il n’existe dans cette ville qu’un seul endroit où l’on peut tous les jours se les procurer, ainsi que d’autres animaux, tels que singes, écureuils, perroquets, etc. ; c’est l’abrégé d’une ménagerie. La maison où ils se trouvent est située au coin du quai de Bon-Rencontre, sur le Rhône, et de rue Pont-Charlet. »
(Source : books.google.fr. Nous avons respecté la graphie du participe present de l’époque.)
Le nom de Bon-Rencontre désigne en fait à l’époque une partie de l’actuel quai Jules Courmont : selon la page de ruesdelyon.net consacrée au quai Jules-Courmont, « Le quai s'est d'abord appelé quai de l'Hôpital devant l'hôpital et quai Bon Rencontre au nord ».

Nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir cette description du magasin de Ferrario/Casartelli extraite du journal LE PROGRÈS ILLUSTRÉ - N° 295 du 9 août 1896 :

" Nous nous arrêtons avec plaisir devant la vitrine d’oiseaux et d’animaux empaillés par M. Ferrario, naturaliste et ornithologiste distingué, successeur de Casartelli, nom fort connu dans Lyon.
Tous ces animaux sont tellement naturels dans leurs poses variées qu’on les mettrait volontiers en cage.
M. Ferrario possède aussi, quai de l’Hôpital, tout près du passage, des collections permanentes d’oiseaux vivants, aux plumages les plus variés et les plus chatoyants qu’il reçoit directement des cinq parties du monde, parmi eux des perroquets, parlant comme des académiciens, des enfants de chiens qui ne demandent qu’à s’amuser, des pigeons de toute beauté, des furets pour la chasse aux lapins, des singes grimaçants, des volailles et des faisans dont l’engraissement vous met en appétit.
On peut consulter M. Ferrario sur tout ce qui concerne l’élevage, l’hygiène et les accouplements d’oiseaux. Il en revendrait à Buffon en personne.
Nous signalons surtout à nos lecteurs des collections merveilleuses de scarabées et de papillons de tous les pays, aux coloris les plus fantastiques, avec tous les accessoires réclamés par les collectionneurs.
Nous avons pu choisir des cages dans toutes les formes et dans tous les prix, depuis le genre le plus courant jusqu’à ces cages luxueuses qui font même l’ornement des salons et des boudoirs.
En un mot, on trouve chez M. Ferrario, l’insecte minuscule et le lion du désert, ces deux extrêmes des êtres vivants, sur la terre, dans les airs et dans l’eau. "

Vous pourrez retrouver d'autres articles à ce sujet dans Numelyo.

Pour plus de détails, peut-être pouvez-vous vous adresser aux Archives Municipales de Lyon ?

Bonne journée.
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