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Cadran solaire « canonial »

par docroger38, le 14/10/2018 à 16:47 - 178 visites

Cadran solaire « canonial »

J’ai découvert sur le mur de l’église de Villefontaine Isère une pierre de réemploi correspondant à un cadran solaire « canonial «

https://pierres-et-terres.org/patrimoin ... e-leglise/

Avez vous d’autres exemple sur Lyon ou locaux

Pouvez vous m’en dire plus sur le cadran solaire « canonial » ?

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 17/10/2018 à 11:32

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

Le numéro de Février de 1998 de L'Astronomie est consacré aux cadrans solaires.
L’article intitulé "Les chemins de Saint-Jacques et les cadrans canoniaux" note que les cathédrales où l’on trouve des cadrans canoniaux sont Saint-Flour (Cantal), Tulle (Corrèze), Dijon (Côte d’Or), Strasbourg (Bas-Rhin) et Amiens (Somme). La plus grande partie des cadrans canoniaux se trouvent dans des églises, puisque seulement 5 sont dans des cathédrales et 12 dans des abbayes ou cloîtres de monastères. Il est possible que ces 17 cadrans proviennent d’églises plus petites dont les pierres ont été réutilisées pour bâtir leur extension ou pour la construction d’édifices plus luxueux.
Les cadrans canoniaux en France sont répartis de manière uniforme en suivant assez régulièrement les routes principales et secondaires [de Saint-Jacques] figurant dans le plan de 1648. Le chemin 4, avec origine à Strasbourg passe par Dijon, Lyon, Arles, Saint-Guilherm, Narbonne et Toulouse pour atteindre enfin Jaca. Aucune localisation de cadran solaire canonial n’est marquée plus précisément.

Dans le livre Les cadrans solaires en Isère de Chantal Mazard, on peut voir le cadran canonial de Villefontaine. La légende indique « Il est peut-être d’époque médiévale, et aurait été remployé au XVIIIe siècle dans le mur sud de l’église. Il a été mis en valeur grâce à l’aide de la Fondation du Crédit agricole. Sa table circulaire aux deux cercles concentriques porte une quinzaine de rayons ».

Le livre Les cadrans solaires de Denis Savoie nous donne cette précision : Au Moyen-Âge apparaissent, le plus souvent sur des édifices religieux, des cadrans un peu particuliers : les cadrans canoniaux. Il ne s’agit pas véritablement de cadrans solaires, mais plutôt d’indicateurs de prières ou d’office religieux. Ils ne comportent aucune indication chiffrée et se composent le plus souvent d’un demi-cercle divisé en 6, 8 ou 12 secteurs égaux. Par convention, lorsque l’ombre d’une tige recouvrait un segment de droite, on devait célébrer un office. On peut voir une photo du cadran canonial de Coulgens en Charente situé sur le pilier du clocher de l’église du XIIe.

Nous remercions le Service de Diffusion des Savoirs de l’Observatoire de Lyon qui nous a fourni ces informations : "Un calendrier canonial est un cadran solaire situé sur un édifice religieux et dirigé vers le sud, avec en général un style horizontal. Son tracé comporte un demi-cercle ou cercle, alors seule la partie inférieure est utilisée, divisé en parties égales (quatre, six ou huit ou autre).
Il est censé donner les heures inégales ou temporaires qui divisent les parties jour et parties nuit en douze tranches égales.
Ce cadran remonterait aux Égyptiens vers 300 av. J.-C. En Chine, ce serait vers 1 100 av. J.-C.

Pourquoi canonial ? Tout simplement parce que, au IXème siècle, l'office divin était fixé à 8 moments d'oraison et composé de prières définies par des canons (des règles). Elles sont d'abord fixées au nombre de cinq par Benoît de Nursie vers 530 : Matines (lever du soleil), Tierce (milieu de la matinée), Sexte (midi), None (milieu de l'après-midi), Vêpres (coucher du soleil). Ensuite, elles passent à huit : Matines, Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres, Complies. Il existe un cadran canonial gravé sur un mur sud de l'église de Notre-Dame-de-Porporières à Mérindol-les-Oliviers dans la Drôme. Il est pompeusement qualifié d'horloge par l'inscription qui le surmonte : OROLOGII et date du XIIème ou XIIIème siècle."


Nous avons regardé, mais en vain, la base de données Patrimoine de Rhône-Alpes ainsi que les bulletins de Sauvegarde et embellissement de Lyon.

Autres documents consultés :
- Cadrans solaires des pays de Savoie : d'Annecy au Pays du Mont-Blanc : de Chambéry aux confins de la Vanoise de François Isler,
- Les ombres et les heures dans l'Antiquité ou Les origines des cadrans solaires de Philippe Forissier,
- La saga du temps compté et Grenoble de Maurice Fournier, Pierre Mayet, publié par Patrimoine et développement,
- Les cadrans solaires en Isère de Chantal Mazard,
- Les Cadrans Solaires Onlylyon.
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