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Mode éthique et responsable

par lil hanging, le 09/10/2018 à 17:31 - 160 visites

Bonjour, nous aurions besoin de sites fiables avec les chiffres d'affaires et autres des entreprises éthiques et responsables.
Ainsi que d'éléments montrant que la mode éthique et responsables n'est pas viable.
Merci, bonne soirée.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_alc, le 11/10/2018 à 11:33

Bonjour,

Nous n’avons pas trouvé d’études globales sur les entreprises éthiques et responsables qui détailleraient, entre autres, leur chiffre d’affaire.

La plateforme de l’engagement RSE et du développement durable pose la question de savoir « quelles sont les entreprises éthiques ? » et rappelle que selon le rapport proposé par l’entreprise Ethisphere « l’année dernière, le classement des entreprises les plus éthiques du monde avait mis à l’honneur 131 entreprises, dont 3 françaises (…) Et cette année, les choses ne bougent pas beaucoup : 124 entreprises sont distinguées dont 3 françaises : Capgemini, Schneider Electric et L’Oreal.

L’entreprise Capegimini (doc pdf) précise qu’elle est « reconnu(e) en 2018 comme l'une des sociétés les plus éthiques au monde par Ethisphere Institute, pour la 6ème année consécutive ( …) Les entreprises les plus éthiques du monde en 2018 ont de nouveau démontré qu’en tenant leurs promesses en matière d’intégrité, elles affichaient de meilleures performances financières.
Des études ont démontré que lorsqu’indexées, les entreprises les plus éthiques du monde cotées en bourse surperformaient l’indice des plus grandes capitalisations boursières des Etats-Unis de 10,72% sur cinq ans, et de 4,88% sur trois ans. C’est ce qu’Ethisphere appelle la Prime d’éthique
(…) Résolument multiculturel, le Groupe (capgemini) compte 200 000 collaborateurs présents dans plus de 40 pays. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 12,5 milliards d’euros en 2016.

De même, le site de L’Oreal précise que « L’Oréal, l’une des trois seules entreprises de l’industrie de la beauté et de la santé nominées, reçoit cette distinction pour la 9ème fois, preuve de son engagement à agir avec intégrité et à privilégier les pratiques éthiques dans ses opérations.

« La valeur d’une entreprise ne se mesure pas à sa seule performance économique. Parce que L’Oréal a toujours voulu être une entreprise vertueuse et responsable, nous avons placé l’éthique au cœur de notre stratégie et de nos pratiques quotidiennes. C’est cette démarche qui est saluée aujourd’hui par Ethisphere et nous en sommes très fiers » a déclaré Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de L’Oréal.
Depuis plus de 100 ans, L'Oréal est dédié au métier de la beauté. Avec un portefeuille international de 34 marques diverses et complémentaires, le Groupe a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires de 26,02 milliards d'euros et compte 82 600 collaborateurs dans le monde ».

Vous trouverez d’autres informations dans le Rapport sur la responsabilité sociale, sociétale et environnementale : vers une convergence des informations financières et extra-financière » de l'AMF (2016).

Une interrogation de la base de données Kompass vous permettra parfois de trouver le chiffre d’affaires de ces entreprises.

Quant à la mode éthique, il n’est pas si certain que cette nouvelle orientation ne soit pas viable. Sur Osa-conso.fr Jean-Noël Caussil consacre un article « La mode déploie de plus en plus sa bonne conscience » qui indique :
« Un des créneaux du moment concerne la mode éthique et « durable ». Bonobo en a fait son credo depuis sa création en 2006 et y trouve matière à différenciation en s’affichant comme une marque « engagée ». Dernier exemple en date : sa gamme Jean vert, présente dans les plus de 370 magasins de l’enseigne depuis février. 100 % éco-conçu, depuis la matière première utilisé jusqu’aux méthodes de délavage, ce Jean vert répond à une ambition claire : « Moins d’énergie, moins de produits chimiques et moins d’eau. » Un simple coup marketing ? Surtout pas. Cette collection vient après la gamme éco-responsable appelée Instinct, lancée en 2012, ou encore après Rebirth, proposée depuis 2015 et qui, comme son nom l’indique, est constituée de jeans fabriqués à partir de polyester recyclé et de fils issus d’anciens jeans. « Notre ambition est d’être la première marque à proposer une offre de jeans 100% éco-conçue, d’ici à 2022 », appuie Xavier Prudhomme, directeur général de Bonobo, enseigne du groupe Beaumanoir.
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Avec cet état d’esprit, Bonobo prouve qu’il est loisible de concilier mode éco-friendly et production à grande échelle. Ce qu’une marque comme Reformation, créée aux États-Unis en 2009, par une ancienne mannequin, entend également reproduire. Née d’abord avec un côté « happy few », rapidement adoptée par Rihanna et quelques autres stars internationales, Reformation tend aujourd’hui à se couler dans la masse. Bon, à 153 € la robe, minimum, certes, mais disons avec des objectifs d’ouvertures de boutiques assez ambitieux. Le signe, s’il en fallait, que la mode responsable peut-être jolie et, en plus, assez accessible.
Un message que H & M, le roi de la fast-fashion, a bien reçu. De la collecte de textile en fin de vie à la conception de gammes éco-responsables, le géant de la mode s’évertue à multiplier les initiatives « écolos ». En 2017, le groupe suédois a, dans ses magasins, récolté plus de 17 700 tonnes de vêtements quand, quatre ans plus tôt, c’était seulement 3 000s, récolté plus de 17 700 tonnes. Et, au-delà de ces bonnes pratiques promues, le groupe travaille à donner davantage de visibilité à sa collection H&M Conscious, faite d’au moins 50% de matières premières durables, présente en rayons depuis 2011 déjà. A cela s’ajoute Close the Loop, constituée à partir de fibres recyclées, qui en est €à sa quatrième année d’exploitation ou encore, à l’automne 2017, une collection capsule en coton bio et en coton recyclé venue s’installer en rayons chez Cheap Monday, l’une de ses enseignes. Ces petites choses bout à bout commencent à former un grand tout. C’est du moins l’ambition. H&M se targue ainsi aujourd’hui que 59% du coton utilisé pour confectionner ses collections soit « durable » et vise les 100% à l’horizon 2020. «

Le magazine féminin Marie-Claire tempère un peu ce premier constat :

« la mode éco-responsable, durable, ou « slow », a-t-elle le vent en poupe, et séduit-elle les folles de mode, au delà des consommatrices militantes et engagées? Les avis sont partagés. « L’adoption d’un mode de consommation plus éthique est souvent perçue comme une punition, constate Majdouline Sbaï. Beaucoup ont des préjugés, et s’imaginent tout de suite en combinaison de chanvre. Mais l’offre s’est enrichie, et les attentes du marché ont évolué : les deux tendances se rencontrent, et on trouve à présent des collections contemporaines, dans l’air du temps, même s’il est difficile de connaître le chiffre d’affaires global du secteur.»

Par ailleurs, l’’article « Reporting RSE, le positionnement du secteur du luxe et de la mode sur les aspects environnementaux » publié dans Droit de l'Environnement (no. 266, 1 avril 2018, consultable sur la pbase de données Europresse) constate que « Secteur d'excellence et de réussite pour la France, le luxe et la mode, considérés conjointement, regroupent des domaines d'activités multiples et variés. On y inclut systématiquement les parfums et cosmétiques, la mode et les textiles, la maroquinerie et les chaussures, les accessoires, la joaillerie, les vins et spiritueux. Parfois, on rajoute à ce secteur la téléphonie, le tourisme, le yachting, enfin l'art de la table et le design mobilier (…) Pesant en France un peu plus de 250 milliards d'euros en 2017 , le secteur du luxe et de la mode s'appréhende ainsi dans toutes ses dimensions. Alors qu'il y a encore quelques années existait le débat de savoir si ce secteur était compatible avec le développement durable, ce sujet est désormais intégré dans les mentalités. Les récentes études et rapports professionnels l'indiquent bien : le développement durable et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sont devenus un enjeu majeur pour les entreprises et groupes de ce secteur. Les initiatives de ces derniers mois, à un niveau supranational et national attestent de l'appropriation réelle des enjeux RSE, et a fortiori, environnementaux. En France, l'ordonnance du 19 juillet 2017 relative à la publication d'informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d'entreprises a transposé la directive européenne du 22 octobre 2014 relative à la divulgation d'informations non financières 7 . Cette ordonnance modifie le reporting existant, précédemment mis en place par la loi NRE (nouvelles régulations économiques) en 2001, et instaure un nouveau format, appelé « déclaration de performance extra-finan-cière ». Ce dispositif met en place une méthode quantitative des informations RSE - notamment environnementales - sur lesquelles les entreprises vont communiquer. S'appliquant pour les exercices ouverts à compter du 1 er septembre 2017, la déclaration de performance extra-financière affirme clairement une approche par la « matérialité » et la recherche de plus de pertinence et d'utilité pour les entreprises et leurs parties ... »

Après avoir lu cet article dans son intégralité qui fournit de très nombreuses références bibliographiques qui vous seront utiles, nous vous renvoyons vers celui de Amina Béji-Bécheur, La responsabilité sociale des entreprises du luxe : de l'image à la fabrique de normes.

Citons aussi, sur le site du Ministère de la culture l’article « Mode : les valeurs d'un secteur d'avenir »

Sur le site de l’Institut français de la mode vous trouverez tous les chiffres clefs relatifs à ce secteur.

Enfin, vous pourriez jeter un coup d’œil sur les ouvrages suivants :

Une mode éthique est-elle possible ? / Majdouline Sbai, 2018 : Victime de la mondialisation de l'économie, le secteur de la mode est devenu la deuxième industrie la plus polluante du monde. L'auteure, sociologue, dresse un état des lieux alarmant de l'état actuel de la filière textile en France et dans le monde. Elle livre une série de bonnes pratiques au quotidien et présente des initiatives pour une mode plus responsable.

Entreprises, innovation et responsabilité / Sophie Pellé, préface Bernard Reber, 2018 : Réflexions sur la difficulté d’équilibrer les intérêts économiques des entreprises avec la notion d’innovation éthique, l’innovation responsable étant multidimensionnelle : sociale, juridique, économique et politique. Aborde également les défis éthiques qu’apportent les nouvelles formes d’innovations conceptuelles aux entreprises.

Dans une moindre mesure, nous vous laissons aussi parcourir :
les pratiques environnementales des entreprises publié par l’Insee.

Finance responsable : vers des métiers plus éthiques ?
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