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Saint Pierre et Miquelon

par vilainpetitcrapaud, le 07/10/2018 à 10:17 - 376 visites

Je voudrais savoir comment dans des îles aussi petites les gens ne finissent pas consanguins ?

De quoi vivent les gens ?

Quels sont les attraits ?

Quand les gens veulent se soigner, doivent ils prendre l'avion jusqu'en France ?

Pourquoi cette région est française ?

Merci pour vos réponse bonne journée cordialement

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 08/10/2018 à 16:00

Bonjour,

Tout d'abord répondons à vos questions concernant l'histoire de Saint-Pierre-et-Miquelon :

" Composé de huit petites îles, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon couvre une superficie totale de 242 kilomètres carrés, à 20 kilomètres au large de Terre-Neuve (c'est le seul territoire français en Amérique du Nord). On y distingue deux groupes : Saint-Pierre et les petites îles proches (26 km2) ; Miquelon-Langlade, constitué par la Grande-Miquelon et la Petite-Miquelon (ou Langlade) (216 km2). Formées de roches paléozoïques recouvertes de dépôts glaciaires pauvres, elles sont soumises à un rude climat maritime frais : température moyenne annuelle de 6°C, neige abondante, mer gelée en hiver, brume et vent violent presque permanent. De ce fait, elles offrent peu de possibilités à l'agriculture ; les habitants ne peuvent tirer parti que de l'exploitation de la faune marine, très abondante et très riche dans cette partie de l'Atlantique grâce au contact entre le courant froid du Labrador et le Gulf Stream.
Occupé par les Français depuis 1604, Saint-Pierre-et-Miquelon n'a pas cessé d'être français depuis lors, mis à part quelques brèves périodes d'occupation britannique. Il devient territoire d'outre-mer en 1946, département d'outre-mer en 1976, collectivité territoriale à statut spécial en 1985 et collectivité d'outre-mer depuis la loi constitutionnelle de 2003.
La population est presque entièrement d'origine bretonne, normande et basque : elle s'élevait à 6 300 habitants en 2013, dont 625 à Miquelon-Langlade et 5 687 à Saint-Pierre. Avec un port en eau profonde, le chef-lieu, Saint-Pierre, était le centre de la vie économique, consacrée à la pêche de la morue et au conditionnement du poisson jusqu'en 1992, date à laquelle cette activité a disparu après la décision du tribunal arbitral de New York de restreindre la zone économique exclusive et d'interdire la pêche à Terre-Neuve. Le Canada, s'en tenant à cette décision, refuse toute extension des eaux territoriales de l'archipel, qui a entrepris une reconversion dans l'élevage des moutons. Le tourisme canadien et américain constitue une ressource non négligeable, mais l'économie de l'archipel est quasi paralysée. "
source : Encyclopaedia universalis
Lire aussi : The canadian Encyclopedia


De quoi vivent les gens ?
Plaque tournante pour les alcools pendant la prohibition, minée par l'effondrement de l'activité pêche au début des années 1990, ce territoire se cherche un nouvel avenir grâce au tourisme.
« Depuis 2015, les fonds européens sont focalisés sur le tourisme, explique Malika Halili, directrice du tourisme de la collectivité territoriale. Nous avons reçu 26 millions pour un plan d'action 2015-2020, ça change la donne. » À l'heure où le nombre de touristes explose sur la planète au point que certains sites cherchent à réguler le trop-plein, Saint-Pierre-et-Miquelon essaie de les mettre sur son chemin. Les îles reçoivent environ 9 000 visiteurs par an, sans compter les croisiéristes. « L'objectif est d'augmenter cette fréquentation de 20 % d'ici à 2020 et de la doubler d'ici à 2030 » , poursuit Malika Halili.
source : Saint-Pierre-et-Miquelon part à la pêche aux touristes / Vierron, Florence - Le Figaro, no. 23040 - Le Figaro, lundi 10 septembre 2018 - 1692 mots, p. 20
Lire aussi : À Saint-Pierre-et-Miquelon, dans la France d'Amérique du Nord / Arnaud de La Grange - Le Figaro, no. 22988 - Le Figaro, mardi 10 juillet 2018 - 1661 mots, p. 14


Quels sont les attraits ?
Dans cet article du Figaro datant de juin 2018, 5 raisons de découvrir Saint-Pierre et Miquelon cet été Florence Vierron en liste quelques-un :
- découvrir la faune marine (notamment les phoques de Langlade et Miquelon) et terrestre inattendue dans le seul territoire français en Amérique du Nord
" Baleines à bosses, rorquals et dauphins se promènent aussi dans le coin, l'occasion de les voir de près sans être entouré d'une nuée de bateaux remplis de touristes. Macareux moines, pétrels et petits pingouins préfèrent le Grand Colombier, gros rocher inhabité au nord-est de l'île de Saint-Pierre. Côté terre, vous pourrez traquer le cerf de Virginie lors d'une promenade sur les chemins de Langlade ou au Cap de Miquelon, réserve de chasse bordée de hautes falaises. Enfin, pour avoir une chance de croiser le lièvre arctique et le harfang des neiges, il faudra revenir en hiver. "
"C'est le seul endroit en France qui possède une forêt boréale, mélange de résineux et de feuillus. Sur les chemins de randonnée, vous foulerez des tourbières et de la pelouse subarctique, découvrirez la plate-bière, petit fruit orangé dont on fait de la confiture, et croiserez des mouettes s'envolant avec des oursins dans le bec puis les fracassant sur le sol pour les manger. On peut se sentir l'âme d'un pionnier en débarquant sur le Grand Colombier d'où la vue sur Saint-Pierre et Langlade est époustouflante. Faut-il préciser qu'aucun sentier n'est surpeuplé…"
- traverser l'Atlantique pour se retrouver en France et s'apercevoir que les descendants de bretons, basques et normands portent encore le béret !
- vivre l'ambiance à cheval entre le mode de vie européen et canadien et apprécier la tranquillité des lieux.
- visiter le Musée Héritage qui présente une riche collection d'objets témoignant de la vie sociale sur l'île et du rôle de Saint-Pierre au temps de la prohibition
- visiter le Musée Archipélitude qui regroupe des objets illustrant la vie d'autrefois, rythmée par les campagnes de pêche
- apprécier ses animations : les 25km de Miquelon, course à pied entre Miquelon et Langlade, la fête basque, le Rock N'Rhum, festival de musique et la course à la voile entre Halifax et Saint-Pierre et Miquelon...
Nous vous invitons à consulter le site Centre d'information touristique de Saint-Pierre-et-Miquelon pour en savoir plus.


Quand les gens veulent se soigner, doivent ils prendre l'avion jusqu'en France ?
Il existe des médecins et un centre hospitalier à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Dans le cas où il ne serait pas possible de recevoir à Saint-Pierre les soins appropriés à l'état de santé du patient, il est possible de l'évacuer vers le Canada ou la Métropole.
C'est la Caisse de Prévoyance sociale qui s'occupera de la gestion de l'évacuation sanitaire "EVASAN" du patient.
" Le territoire tente aujourd'hui de diminuer, grâce à la télémédecine, le nombre des évacuations sanitaires en substituant les consultations spécialisées très coûteuses vers le Canada (3000 euros par consultation, avec le prix de l'avion et du séjour) ou la métropole (12.000 euros par consultation) par des téléconsultations et téléexpertises dont le coût est évalué à… 300 euros l'acte. "
source : La télémédecine, une source d'économies remplie d'entraves : Son développement souffre d'un cadrage financier inadapté. / Renault, Marie-Cécile - Le Figaro.fr - dimanche 20 novembre 2016

A lire aussi :
- En direct avec des patients de Saint-Pierre-et-Miquelon / Isabelle JULIEN - Le Maine Libre - Grand Mans - Le Mans, mercredi 8 novembre 2017 - 622 mots, p. Grand Mans_5
- Signature de deux nouvelles conventions Evasan entre Saint-Pierre et miquelon et Saint-Jean de Terre-Neuve
- Restitution de l'enquête sur les évacuations sanitaires
- Le point sur les évacuations sanitaires depuis Saint Pierre et Miquelon


Quant à votre question à propos de la consanguinité sur l'île de Saint-Pierre-et-Miquelon, nous n'avons pas trouvé d'étude scientifique portant sur le taux de consanguinité des habitants. Voici toutefois ce qu'affirme Louis Brigand dans Besoin d'îles :
" Louis Brigand pense qu’il convient de « tordre le cou à certains présupposés qui laissent souvent entendre que, dans les îles, on est face à des populations vivant repliées sur elles-mêmes, d’où des taux de consanguinité élevés avec les conséquences que l’on imagine. La réalité est toute autre. Les populations insulaires, qui sont par essence maritimes, ont toujours arpenté les océans et utilisé la mer comme un espace où les déplacements sont restés, jusqu’à une époque relativement récente, plus
rapides et plus sûrs que sur terre. »
C’est en partie juste. La mer qui isole, relie en même temps au reste du monde, lorsque l’on a la possibilité de bénéficier de moyens techniques pour y créer une
continuité. "
source : Faire face au changement et réinventer des îles / Nina Soulimant

Bonne journée.
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