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CASTEX-DEGRANGE

par Le Réquimpet, le 27/07/2018 à 07:59 - 284 visites

Bonjour,
Je suis à la recherche d'une biographie et d'une bibliographie concernant Castex-Dégrange

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 30/07/2018 à 10:30

Bonjour,

On trouve quelques brèves biographies d’Adolphe-Louis Castex-Dégrange sur des sites spécialisés en art :

« 1840-1918, peintre de natures mortes (fleurs) et de céramique. En 1853, il entre à l'Académie des Beaux-Arts comme élève de Vibert aux Beaux-Arts de Lyon. En 1855 il est élève de Lyon, en section gravure, puis en classe de fleurs avec Jean-Marie Reignier. Il devient dessinateur de fabrique et expose à partir de 1876 à Paris et à Lyon. En 1884, il est nommé professeur aux Beaux-Arts de Lyon. »
Source : universdesarts.com

« Castex-Dégrange was born at Marseilles on 23 May 1840.
In 1853, he went to Lyon where he entered the Academy of Fine Arts as a pupil of Vibert and then Reignier and studied in the Classe de Fleur.

Castex-Dégrange was initially a designer of fabrics and made his debut at the Salon de Lyon in 1867 with a gouache still life.

From 1870 Castex-Dégrange exhibited still lives at the Paris Salon . In 1874, Castex-Dégrange settled in Paris and for three years painted and designed for ceramics but in 1884 returned to Lyon where he succeeded Reignier as a Professeur at the Academy of Fine Art. Castex-Dégrange directed the Classe de Fleurs and Fabric Design until his death in 1918. »
Source : 19thcenturypaintings.com


Voici par ailleurs ce que nous trouvons dans les ouvrages parcourus à la Bibliothèque municipale de Lyon :

« Au terme d’une longue dispute, Jean-Marie Reignier doit quitter son poste de professeur de Fleur aux Beaux-Arts de Lyon. […] Le vieux professeur n’atteint pas ses trente ans d’enseignement, son ancien élève, le jeune Castex-Dégrange, impose facilement sa candidature. Adolphe Castex-Dégrange a exercé le dessin de Fabrique comme chef de cabinet chez Lamy-Giraud (1856-1862) : « Il ne craint pas d’exposer poliment et sensément sa manière de voir (…) ce qui le fait passer pour le plus mauvais employé de la maison. » En 1862, il épouse la fille de son protecteur, le docteur Clermont, dont la famille a conservé les archives du peintre. A l’exemple de Maisiat et de Rivoire, qui vit assez bien de ses fleurs […] et de son atelier, Castex-Dégrange tente de s’installer à Paris. Il trouve du travail intéressant à la faïencerie de Montigny-sur-Loing où son activité, récemment étudiée, est intense. L’artiste modèle la barbotine et peint de nombreux décors, petits ou grands, très appréciés, en particulier à l’Exposition de faïences de Bordeaux en 1882.
Dès l’Exposition de 1889, Castex-Dégrange montre le travail de cinq promotions d’élèves et introduit à l’école les partis décoratifs à la mode qu’en homme averti et fort intelligent il sait adapter aux besoins de l’industrie textile lyonnaise. Les stylisations proposées sont accueillies avec enthousiasme par les fabricants. Linéarité, étirement, épurement des courbes se plient aux impératifs de la mode européenne du premier Art nouveau. Son enseignement lui vaut la fidélité d’élèves aussi divers que Jung, le futur spécialiste des chardons, Madeleine Tapissier, Lacour, Waltz, dit Hansi, inventeur des Alsaciens si populaires, et de plusieurs artistes japonais. […] Castex-Dégrange, d’une culture raffinée, est aussi l’ami des musiciens Massenet et Witkowski, de l’astronome Camille Flammarion, ainsi que de son collègue Auguste Morisot. Sa revue de presse permet de repérer sa présence dans de très nombreux Salons provinciaux, à partir de 1885, en particulier à Moulins, Toulon, Avignon (1886), Tarare et Saint-Etienne (1887), Montpellier, Dax, Marseille, Amiens, Belfort, Dijon en 1891 et Bourg-en-Bresse en 1897. Il doit beaucoup travailler afin de pourvoir à de si fréquentes expositions ; à côté de son atelier à la Croix-Rousse, il cultive son jardin ; il dépose les fleurs sur quelques planches qu’il appelle sa table à modèles […]. Son succès est grand à Lyon ; on a repéré plus de deux cent références de presse permettant de reconstituer un œuvre peint considérable, pourtant tombé dans un oubli total jusqu’à sa redécouverte en 1982. Quelques jalons montrent son évolution : peu après 1870, Castex-Dégrange privilégie les volumes solidement construits ainsi que les tons sombres et profonds. L’éclaircissement de la palette n’est pas une évidence, comme le montre le Jeté de roses de 1903, dédié à son ami Morisot. Les grands formats semblent plus nombreux lorsqu’il est nommé aux Beaux-Arts. L’immense Place de la mariée devance son projet de peindre un parterre de roses tout entier, grandeur nature. Cependant, après 1900, un goût très vif pour le paysage le saisit au détriment de la peinture florale, pourtant à son apogée. Les plus difficiles des fleurs, qui sont les corolles blanches, volumineuses comme les pivoines ou composées comme les boules-de-neige, témoignent d’une incomparable maîtrise, car l’artiste allie un luminisme éclatant à une solidité de dessin dont sont souvent dépourvues les natures mortes florales impressionnistes les plus connues. »
Source : La Peinture lyonnaise au XIXe siècle

« Il faut sauver la classe de fleur. Le marseillais, mais ancien élève de l’Ecole des beaux-arts de Lyon, Castex-Dégrange est appelé à la rescousse en 1884. Il a des idées. A peine en poste, il la divise en deux sections. Dont l’une élémentaire pour les élèves se destinant à l’industrue. L’arrivée conjointe du nouveau professeur d’art décoratif, Hédin, a pour conséquence de faire entrer la classe de fleur, avec celle de l’ornement, dans une voie résolument décorative. Au côté de l’étude d’après nature, Castex-Dégrange introduit la stylisation dans l’étude de la fleur. Tous deux sont à l’origine de plusieurs réorganisations de cette classe de fleurs et de décoration des tissus en vue d’une meilleure application à l’industrie. En 1898, Castex-Dégrange développe même un projet d’« enseignement utile aux jeunes gens qui se destinent spécialement à la fabrique de soierie ». « Ils suivraient en dehors de l’Ecole, un cours de théorie à la fabrication et pourraient ainsi établir leurs compositions en vue d’une application effective. Les compositions les plus intéressantes seraient mises en cartes et tissées ». C’est un vrai projet d’école pratique, voire professionnelle, comme l’Ecole en a déjà eu la tentation au cours de son histoire. Et ça le reste. Pour apprécié qu’il soit, le professeur Castex-Dégrange ne fait pas classe comble. Pour vingt-deux élèves en 1892 et 1893, huit en 1899, sept en 1902, cinq en 1910 et 1911, quatre en 1913… Rendant compte de sa visite des Ecoles, Rogniat note en 1903 : « Castex fait tout ce qu’il peut pour tirer parti des quatre ou cinq élèves qui forment en gros et en détail les classes de fleurs et d’application aux tissus. » Une disette d’élèves, « mais un enseignement excellent ». A la charnière du siècle, Castex-Dégrange consomme la séparation entre l’art de la fabrique et l’art pictural. Tandis qu’il enseigne à ses élèves l’art de la stylisation, dans ses envois au Salon, il se laisse aller aux délices de la fleur paysagiste. »
Source : Histoires de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon, Nelly Gabriel


D’autres documents que vous pouvez consulter :

- Le temps de la peinture : Lyon 1800-1914 : exposition présentée à Lyon au musée des Beaux-Arts du 20 avril au 30 juillet 2007, commissaires Sylvie Ramond, Gérard Bruyère, Pierre Vaisse...[et al.]
- Céramiques impressionnistes et grès art nouveau : Montigny-sur-Loing et Marlotte, 1872-1958 Olivier Fanica, Gérard Boué
- Les peintres de natures mortes en France au XIXe siècle, Elisabeth Hardoin-Fugier ; avec le concours de Françoise Dupuis-Testenoire


Bonne journée.
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