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Vienne, amputation de son territoire

par télétahc, le 16/07/2018 à 00:13 - 241 visites

Bonjour,
Je souhaite savoir à quelles dates les communes de Saint-Romain-en-Gal et Sainte-Colombe ont été détachées de Vienne, et de quelle superficie Vienne a été amputée à la création de la commune de Pont-Evèque le 20 juillet 1867.

Sincères remerciements et Cordiales salutations
André Chatelet

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 18/07/2018 à 10:10

Réponse de la Documentation régionale

A propos de Sainte-Colombe :

Le 18 mars 1335, le bourg est rattaché au royaume par lettres de patente du roi Philippe VI de Valois. Cet acte représente la reconnaissance de l'autonomie de Sainte Colombe issue de la séparation avec la ville de Vienne.
L'annexion de Sainte-Colombe
Lors du concile, Philippe le Bel, avec sa cour, avait logé quelque temps au couvent des Cordeliers, à Sainte-Colombe. À cette époque, ce faubourg situé de l'autre côté du Rhône faisait partie intégrante de Vienne à laquelle, depuis l'Antiquité, il était relié par un pont de pierre. L'importance de Vienne n'avait pas dû échapper alors au roi de France. Mais, pour beaucoup de raisons, il était difficile de s'en emparer. En revanche, le faubourg de Sainte-Colombe était tentant. Aussi, en 1335, par lettre patentes, sous le prétexte d'assurer la sécurité des voyageurs qui passaient en ce lieu, Philippe VI de Valois déclare incorporer Sainte-Colombe à ses États. Le bourg de Sainte-Colombe devient ainsi une viguerie dépendant de la sénéchaussée de Lyon. Le roi l'entoure d'un rempart et fait construire une tour à l'entrée du pont : c'est la tour des Valois. Extrait de l’article de Wikipedia Histoire de Vienne (Isère)
Ce texte est issu de l’ouvrage d’ André Pelletier Histoire de Vienne et de sa région : Sainte-Colombe, Saint-Romain-en-Gal cité dans la bibliographie.

Après avoir été représenté par des Consuls et syndics, et lors de la Révolution de 1789, d’ampleur modeste localement, Louis Bernard fût nommé comme premier Maire de Sainte Colombe.
En 1790, Sainte-Colombe reçut le titre de chef-lieu de canton. Elle en fut dépouillée au profit de Condrieu, par ordonnance royale du 4 mai 1833. Sous la Révolution la commune avait pris le nom de Colombe



A propos de Saint-Romain-en-Gal (Rhône) :
Jusqu’à la Révolution, la paroisse appartient au diocèse de Vienne. En 1793, la localité prit le nom de Romain-le-Rocher.

Les obstacles administratifs avec le département voisin de l’Isère ont été partiellement levés lors de la création en 1960 du district de Vienne qui réunit quatre communes de l’Isère : Vienne, Seyssuel, Pont-Evêque, Reventin-Vougris et trois communes du Rhône : Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Sainte-Colombe et Saint-Romain-en-Gal. Extrait de Grande encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône


Vous pourriez consulter Paroisses et communes de France : Dictionnaire d’histoire administrative et démographique : Isère, ainsi que celui du Rhône
L’introduction de ces ouvrages présente les cadres administratifs, judiciaires et religieux. Ensuite les communes du département ont chacune une fiche. Sur celle de Saint-Romain-en-Gal on peut lire :
Arrondissement (1975) Lyon
Canton (1975) Condrieu
District (1790) Lyon-Campagne
Canton (1790) Ste-Colombe
Canton 1801 Ste-Colombe
On retrouve exactement ces mêmes données sur la fiche de Sainte-Colombe.


A propos de Vienne, vous pourriez consulter Vienne en Dauphiné : étude de géographie urbaine / par Georgette Revol, en ligne sur Persée

Extrait de : Histoire des communes de l’Isère, Horvath, éd. 1987, Pont-Evêque :
Superficie : 843 hectares
Tout comme Chasse-sur-Rhône, Chuzelles ou Serpaize, Pont-Evêque est une entité municipale récente, elle est née le 20 juillet 1867.
Elle appartenait à la veille de la Révolution de 1789 à la seigneurie de Septème, qui s’étendait sur tout ou partie des cinq communes actuelles de Septème, Oytier, Saint-Just-Chaleyssin, Pont-Evêque et Serpaize. Mais sur le plan religieux elle était déjà et depuis longtemps une paroisse. En organisant les communes en 1790, la Révolution maintint Pont-Evêque et Serpaize dans la commune de Septème qui perdit le reste.
(…) Par la loi du 20 juillet 1867, Pont-Evêque était érigé en commune dont le territoire fut taillé dans ceux de Septème et d’Estrablin.

Toujours dans l’histoire des communes de l’Isère, chapitre consacré à Vienne par André Pelletier, éd. 1987, on peut lire :
Superficie : 2440 hectares
Dans L’Isère les 533 communes, édition 2008, Vienne : superficie : 4940 hectares.

Pour avoir connaissance de la superficie de Vienne avant et après l’amputation qu’a généré la création de la commune de Pont-Evèque, vous pourriez vous rendre aux Archives départementales de l’Isère et consulter les plans ainsi que d’autres sources.
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