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Accueil > Développement de l'olfaction in utero

Développement de l'olfaction in utero

par AudreyM., le 26/06/2018 à 20:16 - 777 visites

Bonjour,

Je suis à la recherche de documents ou articles parlant du développement de l'olfaction in utero ? Pourriez-vous me renseigner ?

Cordialement,

Audrey

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 27/06/2018 à 15:59

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Nous ne savons pas dans quel cadre vous cherchez des renseignements sur le sujet, ni le niveau d’information souhaité. Dans le cadre d’une recherche scientifique universitaire, consultez des bases de données spécialisées (en bibliothèque universitaire) pour trouver des articles plus récents que ceux que nous mentionnons ci-après :

Vulgarisation grand public :

« Le système olfactif du foetus fait partie des premiers sens à se mettre en place. Le système olfactif est visible dès 9 semaines, lorsque le fœtus ne pèse que 2 grammes, et le système trigéminal réagit à des touchers dans le nez dès 7-8 semaines. Bien qu’ils soient baignés de liquide amniotique, ces deux systèmes fonctionnent au cours des derniers mois de gestation et enregistrent les odeurs du liquide amniotique.
Les récepteurs des odeurs et la zone du cerveau qui reçoit cette information sont présents entre la 8e et la 11e semaine de grossesse. C’est aussi le cas des cellules nerveuses qui lui permettront d’analyser ces sensations.

Les narines du bébé demeurent toutefois bouchées jusqu’au 4e à 6e mois de grossesse. Une fois le passage dégagé, le liquide amniotique et les molécules qu’il contient peuvent circuler dans le nez du bébé.

Dès le 7e mois, les substances odorantes transportées par le liquide amniotique lui donnent ainsi une première expérience olfactive qui influencera ses préférences après la naissance. Ces substances proviennent de l’alimentation de la mère. Elles passent dans le sang, traversent le placenta et parviennent dans le liquide amniotique. Il peut s’agir, par exemple, des substances contenues dans l’ail, le cumin, le fenouil, le cari, la carotte, le fromage, le café, l’anis, etc.
[C’est pourquoi on sait désormais que] les nouveau-nés apprécient les odeurs d’anis, d’ail, de carotte ou d’alcool lorsque leur mère a consommé en fin de grossesse des aliments/boissons contenant ces arômes. C’est donc riche d’attentes chimiosensorielles construites in utero par les odeurs, saveurs et flaveurs que la mère gestante a apporté au fœtus, que le nouveau-né vient au monde
Sources :
- Le développement de l’odorat chez l’enfant, Naitre et grandir [en ligne]
- L’odorat au fil des ages, CNRS.

A lire également :
- Viguier-Vinson Sophie, « In utero, une vie «sensationnelle» », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2017/6 (N° 47), p. 7.
- Et pour tout savoir sur l’odorat : consultez le site L’odorat et ses troubles, Cnrs, inserm, Lyon1, CRNL


Retrouvez dans les collections de la BML les documents qui traitent des Sens et sensations chez le fœtus


Quelques articles de chercheurs :

Citer:

La réception chimio-sensorielle olfactivo-gustative dépend de trois organes périphériques : l’épithélium olfactif tapissant les fosses nasales, l’organe voméro-nasal (qui régresse en grande partie après la naissance) et la langue, porteuse des bourgeons gustatifs discriminant les 4 saveurs élémentaires (sucré, salé, acide et amer).
Au niveau gustatif, l’échographie montre que, même très jeune (entre 4 et 6 mois), le fœtus déglutit plus souvent si le liquide amniotique est plus sucré, alors qu’une salinité accrue ne provoque pas de réaction. La préférence pour le sucré, bien connue chez le nouveau-né, est donc déjà présente chez le fœtus.
Les enfants nés prématurément sont sensibles à des stimuli odorants à partir de 7 mois, et tous les fœtus sont capables de discriminer différentes odeurs au cours du 9 ème mois de la grossesse.
Les odeurs et les saveurs de certains aliments odorants ingérés par la mère sont non seulement détectés mais aussi mémorisés par le fœtus, et conditionne les préférences olfactivo-gustatives observées chez l’enfant après la naissance.

Source : Marie-Claire Busnel et Anne Héron, Le développement de la sensorialité fœtale,
In La naissance : histoire, culture et pratiques d’aujourd’hui / R. Frydman et M. Szejer, Albin Michel, 2010, p. 633-643. Egalement consultable en ligne[pdf]


Voir aussi d’autres publications en ligne :
- SCHAAL Benoist, « À la recherche du temps gagné. Comment l'olfaction du fœtus anticipe l'adaptation du nouveau-né », Spirale, 2011/3 (n° 59), p. 35-55. [Consultable dans les BM de Lyon via la base de données Cairn]
- SCHAAL, Benoist. Emergence fœtale et néonatale de la perception et consolidation des préférences chez le jeune enfant: le cas de l'olfaction. Colloque "Emotion et Sensorialité chez les jeunes enfants" Université Victor Ségalen, 2006, Bordeaux, France.
- SCHAAL Benoist. L'olfaction : développement de la fonction et fonctions au cours du développement. In: Enfance, n°1, 1997. p. 5-20.

Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
Retrouvez nous sur Image et sur L’Influx, le webzine des bibliothèques municipales de Lyon
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