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Les couleurs

par Pikablue830, le 06/05/2018 à 16:17 - 686 visites

Bonsoir je souhaiterai savoir d'où vienne les couleurs et comment nous les avons inventé ? Savoir d'où vienne leurs noms ?

Merci d'avance pour la réponse

Réponse attendue le 12/05/2018 - 17:05.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 11/05/2018 à 11:08

Bonjour,

* D'où viennent les couleurs ?
Les couleurs n'ont pas d'existence propre. C'est notre cerveau qui nous fait percevoir les images colorées, construites à partir des signaux électriques envoyés par la rétine.

" La couleur est contenue dans la lumière, mais la perception des couleurs, elle, se déroule en fait dans le cerveau, qui traduit en couleurs les ondes lumineuses perçues par le cristallin.
Certaines couleurs, comme l'orange et le jaune orangé, se ressemblent parce que leurs longueurs d'onde sont presque identiques ; la longueur d'onde d'un rayon lumineux peut-être mesurée à l'aide d'un nanomètre.
rouge : 780-658 nm
orange : 658-600 nm
jaune : 600-567 nm
vert : 567-524 nm
bleu : 502-431 nm
violet : 431-390 nm
Un rayon lumineux peut être divisé, comme un arc-en-ciel, en plusieurs zones de couleur juxtaposées. Chacune de ces zones contient davantage de dégradés qu'il est possible à notre cerveau d'en distinguer. les frontières entre les couleurs sont floues et donc dépourvues de délimitation précise.
La perception des surfaces colorées est causée par le réflexion de la lumière de ces surfaces vers l’œil. Un citron nous apparaît de couleur "jaune citron", parce que ses molécules reflètent des ondes lumineuses d'une fréquence d'environ 568 millimicrons et absorbent en grande partie les ondes de fréquence différentes. les ondes lumineuses qui ne sont pas reflétées ne sont pas perçues comme des couleurs. "
source : La couleur : cours pratique / David Hornung


* Comment les avons-nous découvertes ?

C'est Newton qui, le premier, décompose la lumière blanche en un spectre visible grâce au prisme.

" En 1660, Newton, qui a alors 18 ans, passe son temps enfermé dans une pièce dont il a soigneusement calfeutré toutes les ouvertures. Tous les volets sont hermétiquement fermés, l'un étant percé d'un petit trou par lequel la lumière solaire pénètre.
Devant cet étroit faisceau, Newton promène tantôt une feuille de papier, tantôt sa main, et parfois il laisse le rayon traverser la pièce pour former une tâche lumineuse blanche sur le mur en face.
Un observateur extérieur pourrait croire qu'il s'amuse. Pourtant, le jeune homme travaille : dans sa main, il tient un prisme triangulaire, un simple morceau de verre à 3 faces égales. Quand il place ce prisme dans le faisceau lumineux, Newton voit la tâche blanche disparaître pour laisser apparaître une bande couleur arc en ciel. "
source : Newton et l'arc-en-ciel

" En 1672, Newton envoya à la Royal Society de Londres un mémoire intitulé « A new theory of light and colours ». En 1671, alors que la peste menaçait la capitale anglaise, il s'était retiré dans le comté du Lincolnshire. Il y étudia la diffraction de la lumière blanche à travers un prisme et se convainquit que les rayons continuaient en ligne droite après diffraction dans le prisme.
Il fit passer les rayons diffractés à travers un second prisme et constata que, s'ils étaient de nouveau diffractés, ils n'étaient pas décomposés davantage : les couleurs sont ainsi les éléments constitutifs originels de la lumière blanche. La palette de couleurs est appelée le spectre chromatique et ses composantes sont les couleurs du spectre.
Newton chercha à élucider d'autres questions sur les couleurs dans sa deuxième œuvre fondamentale, intitulée Optique, parue en 1704, qui renferme le cercle chromatique. "
source : Futura Sciences

A lire aussi :
Lumière sur la lumière : Les couleurs
La découverte du spectre de la lumière blanche
Une belle histoire de la lumière et des couleurs / Bernard Valeur

* D'où viennent les noms des couleurs ?
Dans un article intitulé Les mots de couleur : des passages entre langues et cultures, Annie Mollard-Desfour reprend l'origine étymologique de chaque terme. En voici quelques extraits :

" Le noir était nommé en latin à l’aide de deux termes : niger (« noir brillant », puis noir en général) et ater (« noir mat »). Ater a, peu à peu, été supplanté par le terme niger a l’origine du terme noir actuel (neir,1100), mais ater persiste toutefois dans des sens littéraires ou médicaux tels que atrabile (ou « bile noire »), synonyme de mélancolie (melaina chole) issue du grec.
De même, le blanc était nommé en latin par albus (« blanc mat ») et candidus (« blanc éclatant »). Si ces termes se retrouvent dans albescent, aube, aubade, aubépine (« épine blanche »), etc. ainsi que dans candide, candeur, candidat, etc., le terme blanc, générique exprimant la blancheur, est issu du germanique blank («brillant, clair ») et aurait été employé par les soldats germains pour qualifier l’éclat des armes ou la robe des chevaux. Le lexique du blanc et du noir latins met en évidence l’importance accordée aux notions de brillance et de matité, et se différencie en cela du lexique de notre société contemporaine qui s’attache davantage à traduire les différences de tonalités. Le grec leukos, « blanc, brillant, pâle » est à l’origine de l’élément formant leuc(o)- entrant dans la composition de mots savants tels que leucémie, leucoderme, leucome, etc.
1.2 Le rouge
Le latin disposait de nombreux termes pour traduire le champ du rouge, ce qui témoigne de la place privilégiée occupée par cette couleur dans la culture grecque et romaine : ruber, rufus, purpureus, punicus, rubicundus, rutilus, coccinus, mineus, sanguineus, flammeus, etc. [...]
Du latin galbinus, dérivé de galbus, « vert pâle, jaune vert », qui serait à rattacher à un radical indo-européen gal-, nous vient le terme jaune (1100), « couleur de l’or », puis (1165), dans un sens plus négatif, en parlant du teint marqué par la fatigue.
Egalement apparu vers 1100, le terme vert, du latin viridis , « vert », mais aussi « frais, vigoureux, jeune », a été, dès sa création, étroitement lié à la notion de végétal, d’herbe, de croissance.
Quant au bleu, il était si peu présent dans les textes anciens que certains philologues se sont interrogés sur l’absence de perception de cette couleur par les Grecs et les Romains ! [...]
le terme français bleu ne nous vient pas du latin, mais de l’ancien bas francique blao (bas latin blavus), de signification imprécise à l’origine, le sens le plus ancien emblant être « pâle, blanchâtre » et « livide, bleuâtre », en parlant du teint d’une personne ou de la peau contusionnée. Certainement issu de l’indo-européen bhleg-, «
briller ; brûler », bleu est étymologiquement lié à blanc, blond et blême.
Un autre terme, azur, du latin médiéval azurium, est issu de l’arabe lazaward, « lapis lazuli », du persan lazward. En français - comme en italien et en espagnol - les deux mots les plus courants pour désigner la couleur bleue ne sont pas hérités du latin, mais du germanique et de l’arabe : bleu et azur. Ce sont ces mots qui finiront par prendre le pas sur les autres et s’imposeront dans toutes les langues romanes. [...]
Parmi les termes chromatiques français désignant les grandes catégories de couleur, certaines sont référentielles, crées par analogie : violet, orange et rose.
Le français violet (1228) est dérivé de l’ancien français viole désignant la violette, fleur de cette couleur, et issu du latin viola, nom de différentes plantes dont la violette (viola purpurea).
Rose (1165), emprunt au latin rosa, du nom de la rose sauvage, l’églantine, est commun à toute l’Europe, mais par quelle voie ? Emprunt direct au latin pour chacune des langues ou à l’une d’entre elles pour toutes les autres ? Rose, s’il n’en est pas issu, est toutefois apparenté au rose grec rhodon (qui évoque le rhododactulos et les « doigts de rose » de l’aurore chers à Homère, et donnera naissance à rhododendron, rhodophycées, rhodochrosite,rhodosite, etc.). [...]
Les termes orangé (1534) et orange (1553) désignant la couleur sont issus du nom du fruit qui s’est diffusé dans toute l’Europe à partir du sud de l’Italie. L’ancien français pome (d’)orenge serait un calque de l’ancien italien melarancio, -a(depuis le XIVe), de mela « pomme » et de arancio « oranger, orange », emprunté à l’arabe, lui-même au persan narang, le o- du français moderne s’expliquant probablement par l’influence du nom de la ville d’Orange, tandis que le -a- par celle de l’italien
arancia, orange étant d’abord attesté dans une traduction de l’italien. "

Pour aller plus loin, quelques ouvrages sur la terminologie des couleurs.

Bonne journée.
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