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Consommation d'alcool et piraterie

par MimiNounou, le 18/04/2018 à 18:13 - 570 visites

Bonjour,
J'aurais aimé savoir les alcools que consommaient les pirates de l'Âge d'Or ...
Merci d'avance et bonne journée,

Réponse du Guichet du savoir

par bml_civ, le 21/04/2018 à 16:47

Bonjour,

Marcus Rediker, professeur d’histoire à l’université de Pittsburgh, est, selon cet article du Monde diplomatique, un des meilleurs représentants de l’historiographie sociale anglo-saxonne.
Il fixe l’âge d’or de la piraterie à une période s’étendant de 1650 à 1730 et repère 3 générations différentes de pirates :
- Les boucaniers des années 1650-1680 originaires d’Angleterre, de France et des pays-Bas.
- Les pirates des années 1690 installés dans l’Océan indien, notamment Magagascar,
- ceux plus nombreux et les plus importants, qui durant les années 1716-1726 en attaquant les navires de tous les pays provoquèrent une crise au sein du lucratif commerce atlantique.

Dans son ouvrage Pirates de tous les pays cet historien, rapportant les propos d’un écrivain contemporain de ces « forbans », écrit : « Le mode de vie déréglé est organisé autour de la consommation permanente d’alcools forts. L’ivrognerie est si courante parmi les pirates que « la sobriété apporte sur un homme la suspicion d’être un intrigant ». On regarde comme un scélérat celui qui ne veut pas être ivre. » Ou encore, « Les affaires sont traitées »autour d’un grand bol de punch » et la sobriété rend « un homme susceptible de conspirer contre la communauté ». Et à propos des techniques de pillage : « Utilisant des treuils et des poulies, ils extirpent des ponts inférieurs « de nombreux tonnelets de claret et de brandy français ». Ils y font rapidement « sauter les couvercles et y plongent des gobelets et des bols pour en boire le contenu ». (Ils ne se limitent pas davantage dans l’usage qu’ils font des liqueurs en bouteille, ne se donnant pas la peine de retirer le bouchon, « mais encochant le goulot, comme ils disent, c’est-à-dire le faisant sauter avec un coutelas ». (p. 130-131). Il mentionne également que sur certains bateaux on sert du punch chaud tous les matins.
Cette ivrognerie n’est pas sans conséquences et « L’équipage de Sam Bellamy « se régale si généreusement avec du madère que, complètement ivre, il jette son navire sur un haut-fond » (p. 133).


Les pirates qui oeuvraient dans les Caraïbes avaient accès à de grandes quantités de rhum provenant des cargaisons des navires qu’ils pillaient, ce que mentionne Alain HUETZ DE LEMPS dans son Histoire du rhum.

Dans son livre Les corsaires de l’Atlantique Jacques Péret se consacre aux corsaires, marins dont le statut n’était pas identique à celui des pirates puisque eux pratiquaient la guerre de course au nom d’un Etat ou d’une couronne, mais leurs conditions de vie devaient être équivalentes. Vous lirez dans son ouvrage p. 86-87 que la question de l’approvisionnement en eau douce sur les bateaux posant un problème de taille « l’alcool constitue le substitut le plus sûr ». Dopant idéal dans cette univers dangereux, l’alcool est aussi un liquide qui ne se gâte pas aussi rapidement que l’eau, voire pas du tout. Le nombre de barriques emportées par chaque navire rapporté au nombre de marins représente des quantités considérables. Il s’agit de vins blancs et rouges, d’eau de vie, de bière et de cidre, du rhum (mais pas sur les navires français, semble-t-il), du genièvre.


A lire sans modération ! :-)
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