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Vitesse maximum dans l'espace d'un corp

par Tanguy555656, le 12/03/2018 à 07:18 - 607 visites

Bonjour,
J'aurai souhaiter savoir qu'elle serait la vitesse maximum d'un corps humain dans l'espace.

En ne prenant pas en compte les éventuelles collisions pourrait on ac celer un vaisseau une vitesse proche de la lumière ? Le corps humain serait il réduit en bouillit si l’accélération doucement ?

Cordialement,
Tanguy

Réponse du Guichet du savoir

par bml_sci, le 14/03/2018 à 16:40

Réponse du département Sciences et techniques



Bonjour,
Votre question semble toute simple mais il est très difficile d’y trouver une réponse claire dans la littérature scientifique (peut-être l’avez-vous constaté si vous avez tenté une recherche approfondie sur Internet par exemple).
Les raisons de cette difficulté sont multiples :

- Toute la littérature sur le sujet des conséquences physiologiques des vols spatiaux habités sur le corps humain n’évoque jamais comme conséquences négatives la vitesse pure mais plutôt (entre autres soucis) l’accélération qui est une notion complexe à définir (nous ne sommes pas physiciens !).
Retenez cependant que nous subissons tous une accélération sans le savoir : celle liée à la force d’attraction de la Terre, donnée pour 1 g comme référence. Le corps humain bien entraîné des pilotes de chasse supporte un maximum de 8 à 9 g. Les astronautes au décollage prennent aussi une bonne ration de g.


- D’autre part en conditions réelles les trois hommes les plus rapides au monde ont été les astronautes d’Apollo 10 qui se sont traînés à 39 897 km/h, une vitesse de tortue par rapport à la vitesse de la lumière (299 792 458 m/s soit 1 079 252 848,8 km/h). A ce train (relatif) de sénateur il n’a pas été évoqué de conséquences physiologiques pour Eugene Cernan, Thomas Stafford et John W Young.

- Enfin, il semble que la notion de vitesse comme celle du temps soit relative (merci M. Einstein), comme semble l’indiquer quelques réponses données sur le Forum Futura-Sciences à votre question re-routée par nous-même : vitesse maximale limite pour un corps humain dans l'espace ?



Justement, ce troisième point et votre question nous ont évoqué la lecture d’un article de Science & Vie il y a … 42 ans ( Si ! Nous étions très jeune …).

Comme nous possédons à la Bibliothèque municipale de Lyon Part-Dieu l’ensemble de la collection des Science & vie depuis … 1913 (re Si !) nous sommes repartis à la pêche de notre article :

C’est un article de février 1976 intitulé Objectif cosmique du XIXe siècle : l’étoile de Barnard écrit par un astronome et vulgarisateur scientifique anglais du nom de Ian Ridpath.
Si vous êtes lyonnais nous ne pouvons que vous conseiller de venir le consulter ici à la Bibliothèque de Lyon Part-Dieu, c’est un article fantastique. A demander à la Banque du Silo, 2ème étage (ouverture 13h/18h30 du mardi au vendredi, 13h/17h30 le samedi).

Après avoir écrasé une larme bien sûr, nous nous sommes replongés dans l’article et le voyage vers les étoiles à 150 millions de km/h a recommencé comme il y a 42 ans. La relativité du temps je vous dis !

A cette différence près que cette fois nous avons glané en chemin (à cette vitesse il faut le faire !) quelques informations qui répondent en grande partie à votre question.

En 1976 donc, toute une équipe de spécialistes britanniques de l’astronautique travaillaient à la mise au point d’un projet très ambitieux : la mise au point (estimée pas avant un siècle) d’un vaisseau spatial capable de croiser à la vitesse fantastique de 150 millions de km/h pour foncer vers l’Étoile de Barnard à quelques 56 000 milliards de km de chez nous. Arrivée estimée 48 ans après le décollage.

Nous vous passons les détails (passionnants) mais le vaisseau est prévu pour accélérer à 1 g maximum jusqu’à sa vitesse de croisière donc avec une incidence nulle pour les passagers (A noter que l’on oublie de nous parler de la décélération nécessaire bien avant l’arrivée dans cette article).
Concernant donc votre question sur les effets de la vitesse pure sur le corps humain, l’article de Science & vie vous donne en substance une réponse simple (pour un physicien) :
Citer:
La réponse a été trouvée par Einstein il y a près de 50 ans, quand il a compris que le temps revêt des significations différentes pour des gens qui voyagent à des vitesses différentes. Sur la Terre, nous ne nous rendons jamais compte de ces différences, parce que, en comparaison avec la lumière, nous nous mouvons très lentement. Les astronautes qui vont dans l'espace n'en reviennent que quelques fractions de seconde plus jeunes que nous. Mais, pour un astronaute à bord d'une fusée voyageant à une vitesse voisine de celle de la lumière, des semaines dans l'espace peuvent équivaloir à des siècles sur la Terre. A bord, tout paraîtrait normal, parce que tout, depuis le métabolisme des astronautes jusqu'au tic-tac de la pendule ralentirait à un taux égal. Les voyageurs ne constateraient une différence qu'à leur retour sur leur planète, quand ils découvriraient que des millions d'années auraient passé...


Clairement, l'article semble indiquer que rien ne change concernant le métabolisme humain des passagers dont les fonctions vitales continuent à tourner comme des horloges. Des horloges pourtant ralenties à l'extrême pour une personne qui pourrait observer ceci depuis la Terre.

Et voilà, votre réponse en moins de 72 heures … sur la Terre. Donc sans doute quelques milliardièmes de seconde sur notre vaisseau parti en 1976 pour l’Étoile de Barnard. Arrivée prévue dans 6 ans environ.
6 ans pour les passagers, bien sûr !


Cordialement.
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