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statistiques crémation

par Evaporite, le 10/11/2017 à 16:18 - 195 visites

Re-bonjour,
auriez-vous des données sur les statistiques des crémations ? je pense qu'il y a une différence entre les zones urbaines et rurales ? suivant les générations ? est ce qu'il existerait des statistiques qui mettraient en corrélation entre l'accès à des aménagements de cimetières type cimetières parc et les crémations ?
Bonne journée à vous
Aurélie

Réponse du Guichet du savoir

par gds_alc, le 13/11/2017 à 13:32

Bonjour,

La crémation est une pratique qui tend à se développer et comme le souligne Lucie Romano dans l’article « Le succès de la crémation en France » publié sur lepoint.fr, « selon un sondage Ifop-pompes funèbres, près d'un Français sur deux souhaiterait être incinéré. Un constat qui traduit une évolution des mentalités.
«

La part de l'incinération est passée de 1 % des obsèques en 1979 à 32 % aujourd'hui. Environ 170 000 crémations sont opérées chaque année dans près de 160 crématoriums, dont un quart sont des établissements publics. Plus d'un Français sur deux souhaiterait être incinéré, selon un sondage Ifop-pompes funèbres réalisé en août 2010. Cette progression traduit une évolution des mentalités et s'accompagne d'une structuration du secteur profession
(…)
La vogue de l'incinération est plus ou moins bien installée en fonction des territoires : la crémation est traditionnellement plus forte dans les lieux de culture protestante, d'abord urbains, dans l'est de la France. Dans la capitale, elle pèse d'ores et déjà près de 45 % des obsèques, selon les Services funéraires de la ville de Paris. Mais nulle part en France on n'atteint les chiffres de nos voisins européens du Nord : 90 % dans le Grand Londres ou 95 % à Copenhague. À titre de comparaison, en Italie, 13 % des obsèques prennent actuellement la forme de crémations (le taux grimpe à 35 % dans le nord de l'Italie), selon plusieurs études.
Les raisons de ce succès ? D'abord, une diminution de la pratique religieuse chrétienne ces dernières années. Dans un rapport datant de 2009, le Credoc, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, explique que cette baisse "joue un rôle dans la baisse de l'inhumation au profit de la crémation. En 2009, 44 % des 40 ans et plus envisagent une crémation, contre 39 % en 2005. Ce choix est beaucoup plus fréquent chez les non-croyants et les non-pratiquants", précise-t-il.
Ne pas "peser" sur ceux qui restent
Les personnes ne veulent pas "peser" sur l'avenir de ceux qui restent, a expliqué à Sipa François Michaud Nérard, directeur général des Services funéraires de Paris et auteur du très récent ouvrage Une révolution rituelle, accompagner la crémation. "L'idée se répand qu'au-delà de ma mort je ne serai pas une charge", poursuit-il .
"Après les visites à l'hôpital, plus question d'infliger à ma famille des visites au cimetière pour aller fleurir ma tombe." Il n'en reste pas moins un besoin de cérémonial, certes plus intime, mais nécessaire pour permettre l'adieu et rendre possible le travail de deuil, explique-t-il. Une observation également faite par le Credoc : "La ritualisation ne disparaît pas, elle prend des formes nouvelles, avec des attentes fortes sur les services proposés (lieu accueillant, présentation du défunt, musiques et textes appropriés...) et une profonde recherche de sens dans le choix des produits, par exemple le respect de l'environnement", peut-on lire dans sa publication de 2009.
Un processus plus rapide et moins coûteux
Or, la crémation est un processus rapide, d'une heure et demie environ. Et selon une récente enquête menée pour les Services funéraires de la ville de Paris, 82 % des crémations ne s'accompagnent pas de cérémonie dans un lieu de culte. »

Par ailleurs, le Rapport du conseil national des opérations funéraires 2007-2013 explique cette progression, par diverses raisons :

- Sociologiques : éclatement des familles ; l’entretien d’une tombe évité à sa descendance à une époque de plus grande mobilité ; perte du sentiment d’appartenance à la commune où l’on doit être enterré ; diminution du caractère social des obsèques à une époque où plus de trois personnes sur quatre décèdent à l’hôpital
- Religieuses : tolérance de l’église catholique et croyances hindouistes notamment, dans une société où la pratique religieuse est sans doute moins prégnante que par le passé
- Psychologiques : perte de la dimension sacrée du corps
- Environnementales : moyen de sépulture jugé moins polluant
- Matérielles: développement du nombre de crématoriums-
Financières : la crémation est moins coûteuse que l’inhumation, même si l’économie représentée par l’incinération n’est effective que dans le cas où elle n’est pas suivie d’une inhumation de l’urne dans une sépulture, mais d’une remise des cendres à la famille ; prix prohibitifs des concessions dans les cimetières des grandes villes».

Vous trouverez d’autres statistiques dans les études du Crédoc et de la Cnsaf dont une étude commune, les français et les obsèques présentée en quatre parties sur le site du csnaf.

Du crédoc, nous vous laissons aussi consulter La montée de la crémation : une nouvelle représentation de la mort (2003) et Les français souhaitent un rite funéraire moins ostentatoire et plus centré sur l’intime (2009), La montée de l’immatériel dans les pratiques funéraires (2014),
e deuil, une réalité vécue par 4 Français sur 10 (2016)

Vous trouverez quelques données dans le document pdf Evolution de la crémation en France ainsi que dans deux réponses apportées par le Guichet du Savoir, cimetière de la Guillotière et crématorium et rites mort.

Vous pourriez enfin consulter la thèse de Pascaline Thiolliere (2016), L’urbain et la mort : ambiances d’une relation.
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