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SEMIOLOGIE MEDICALE.

par LUDOVICUS, le 06/11/2017 à 17:08 - 1401 visites

S.V.P.
Par quels signes extérieurs, à priori évidents pour eux, un médecin ou infirmière, peuvent ils connaitre la cause exacte du décès de certaines personnes ; particulièrement en ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires, avec un sujet qui n'aurai présenté aucun signe préalable ?
J'avais été surpris ,à l'époque, de la précision et du détail du pronostic post mortem, établi au moment du décès du Gal De Gaulle; ce dernier n'ayant pas à ma connaissance, été autopsié.
De même, comment peut on déterminer ,de visu ou avec un examen sommaire et rapide, sur une personne venant de subir un AVC, s'il s'agit d'une artère bouchée, de type infarctus, ou plutôt de la rupture hémorragique d'une artère ?
Vous remerciant de bien vouloir répondre à ces questions médicales, n'ayant aucun caractère de consultation personnelle.Normalement ce sont les médecins qui devraient répondre à de telles questions,et faire un peu de pédagogie, mais ils se contentent trop souvent de ne s'en tenir qu'au strict minimum, dans des consultations parfois hélas baclèes, et de plus en plus courtes.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 09/11/2017 à 15:32

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Comme vous le précisez vous-même dans votre question, nous ne sommes pas médecins, nous ne pourrons donc vous décrire très précisément les aspects physiologiques constatés dans le cerveau consécutifs à un anévrisme, un AVC, une athérosclérose. Sachant que les localisations peuvent être très diverses, les causes aussi (génétiques, environnementales). Bref, nous vous proposons ci-dessous quelques élements de réflexions et nous terminons par un ouvrage que nous vous invitons à consulter, à l'aide d'un spécialiste, pour comprendre les termes techniques abordés.

Tout d’abord, on distingue 2 types d'autopsie :

1) L'autopsie médicale qui s'effectue à l'hôpital par des médecins spécialisés ou non en anatomie pathologique. Celle-ci a pour but d'expliquer la cause d'une mort naturelle, d'éclairer un diagnostic non résolu, d'essayer de trouver les causes d'un échec thérapeutique ou de contribuer à une amélioration des connaissances médicales. Grâce à la pratique de l'autopsie de patients décédés, de nombreux travaux épidémiologiques et des progrès médicaux décisifs ont été obtenus. L'autopsie à but médical ou scientifique d'un sujet décédé, en France, ne peut être pratiquée qu'en l'absence d'opposition exprimée du vivant par la personne décédée à ses proches (nécessité d'obtenir un témoignage)

2) L'autopsie médico-légale est effectuée par un médecin-légiste. Elle permet d'identifier un cadavre ou de rechercher la cause d'une mort suspecte, son origine accidentelle ou criminelle. Ce type d'autopsie permet la détermination des circonstances et des causes de la mort (indice de mort violente ou provoquée telle qu'une noyade, une strangulation, un étouffement, etc..). Elle recherche également des traces de viol, d'alcoolisation, d'intoxications diverses.L'autopsie médico-légale est une autopsie exigée par une autorité judiciaire, le plus souvent un magistrat du parquet ou un juge d'instruction.

Source : vulgaris medical


A priori, vous nous parlez d’une mort subite :


La mort subite :

On considère que la mort est subite lorsqu’elle survient de façon inopinée et qu’elle touche un sujet en bonne santé apparent et qu’elle est d’origine naturelle.

La principale cause de mort subite concerne les pathologies cardiaques.

L’arrêt cardiaque provoque aujourd’hui près de 50 000 décès prématurés par an en France, soit environ 130 par jour. Cela représente dix fois plus de victimes que les accidents de la route ! Dans le cas de mort subite on distingue deux cas de figure :

• Les personnes de plus de 35 ans dont la mort cardiaque résulte le plus souvent (75% des cas) d’une athérosclérose des artères coronaires.

• Les personnes de moins de 35 ans dont la mort cardiaque résulte le plus souvent d’une cardiomyopathie d’origine génétique (mort engendrée par arythmie ventriculaire).

Qu’est-ce qu’une athérosclérose ?

Les artères irrigant le muscle cardiaque (myocarde), appelées également artères coronaires (du latin coronarius qui signifie couronne) peuvent se boucher et créer un infarctus du myocarde. L’athérosclérose résulte d’un dépôt de corps gras (essentiellement du cholestérol) au niveau des parois des artères coronaires générant une perte d’élasticité de ces vaisseaux. Ces amas de corps gras, appelés « plaques d’athérome » vont s’épaissir avec le temps, ce qui va entraîner une diminution de la lumière de l’artère (phénomène appelé sténose). Lorsque la plaque d’athérome va obstruer complètement l’artère, il n’y a plus d’irrigation sanguine du myocarde (il s’agit d’une thrombose). Les thromboses sont responsables d’ischémies aigues (interruption de l’afflux sanguin en aval de la thrombose) pouvant causer des troubles du rythme cardiaque, un infarctus du myocarde et le décès de la personne.

Source : police scientifique

d’après wikipédia, La rupture d'anévrisme est une complication fréquente du syndrome de Marfan, maladie dont aurait pu être affecté de Gaulle et qui expliquerait sa grande taille. Cf. (en) J. Wiley, The molecular biology and pathology of elastic tissues, Ciba Foundation, 1995, p. 145.


La rupture d’anévrisme a certainement été déclarée par le médecin personnel du Général de Gaulle, le docteur Lacheny, mais ce n’est précisé nulle part. En conséquence, aucune autopsie n’a été réalisée, le médecin et/ou l’entourage n’ayant aucun doute sur les causes du décès.


Qu’est-ce qu’un anévrisme ?

Image
©NIH/CC

Un anévrisme désigne la dilatation localisée d'une artère ou, plus rarement, d'une veine due à une faiblesse du tissu vasculaire. Cette dilatation progressive prend le plus souvent la forme d'une poche de sang, un "ballon" qui se gonfle au niveau de la paroi de l'artère (schéma ci-dessus ©NIH/CC). Cette poche appelée "sac anévrismal", dans laquelle le sang artériel sous pression circule en tourbillonnant, est reliée au reste de l'artère par une zone plus étroite appelée "collet". Chez l'humain, l'anévrisme se situe dans la plupart des cas en trois endroits : l'aorte abdominale, l'aorte thoracique et les artères cérébrales. Une fois formé, il grossit lentement et, en fragilisant d'avantage l'artère, créé un cercle vicieux. En effet, plus l'artère se dilate, plus sa paroi est fragile, et plus elle a tendance à se dilater rapidement... Jusqu'à atteindre le point de rupture. L'anévrisme se rompt et provoque une hémorragie interne qui peut être fatale, en particulier s'il s'agit d'une artère cérébrale.

Source : Sciences et avenir

L’AVC et l’anévrisme peuvent être liés :

Un accident vasculaire cérébral (AVC) ou attaque cérébrale, est une défaillance de la circulation du sang qui affecte une région plus ou moins importante du cerveau. Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions. Chez la majorité des gens, il n’y a pas de signe précurseur d’une crise. Toutefois, plusieurs facteurs de risque peuvent être surveillés.

L’athérosclérose, c’est-à-dire la formation de plaques de lipides sur la paroi des vaisseaux sanguins, est l’une des principales causes de l’accident vasculaire cérébral. L’hypertension artérielle est aussi un facteur de risque important. Avec le temps, la pression anormale exercée par le sang sur la paroi des vaisseaux sanguins peut provoquer leur rupture. La rupture d’une artère du cerveau peut être facilitée par la présence d’un anévrisme. L’anévrisme est un gonflement d’une petite section d’une artère, en raison d’une faiblesse de la paroi.
Il n’est pas toujours possible de déterminer la cause exacte d’un AVC. Il est important, cependant, que les médecins la recherchent en procédant à divers examens afin de réduire le risque de récidive.

Source : passeport santé


En ce qui concerne les aspects d’une autopsie médicale en cas de rupture d’anévrisme, d’avc ou d’arthérosclérose, n’étant pas médecin, nous ne pourrions vous les décrire. Vous pouvez cependant les consulter dans le Traité de Médecine légale disponible dans les bibliothèques de Lyon ou chez votre libraire. Les pages 42-44, les termes sont très spécialisés et impossible de produire une synthèse.

En vous souhaitant une bonne lecture,

Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
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