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Inondation Lyon 1856

par PERRUSSET, le 20/10/2017 à 12:08 - 491 visites

Bonjour,
Objet : indications du niveau de la crue du Rhône (21 mai 1856) à l'angle Quai des Célestins et Rue Port du Temple face à la Passerelle du palais de Justice

Photo de la plaque visible sur le site docroger.over-blog.com
http://docroger.over-blog.com/article-la-crue-du-rhone-de-1856-111678043.html

En vue d'une exposition en décembre à Meyzieu, j'étudie la vie d'une famille Lyonnaise Les Marmonier.
Félix Norbert Marmonier avait installer en 1855 son atelier à Lyon à l'angle des rues Madame (Pierre Corneille) et Rabelais.
Des photos (BM Lyon fonds Jules Sylvestre), un tableau d'Hippolyte Lazergue, ainsi que des gravures (Gustave Doré) immortalise l'atelier détruit par les inondations.

Selon mes recherches (*) cette inondation s'est produite dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1856 suite à la rupture de la digue de la Tête d'Or.

Comment expliqué un niveau de crue aussi élevé le 21 mai, soit 10 jours avant la rupture de la digue ?

(*) Principales sources :
Livre d'Octave Féré "les inondations 1856"
Le Salut Publique du 3 juin qui retrace tous les détails de cette terrible catastrophe.

Merci d'avance
Cordialement

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 20/10/2017 à 15:24

Réponse de la Documentation régionale

Vos sources sont certes excellentes, mais la thèse de Claire Combe La ville endormie ? Le risque d’inondation à Lyon : Approche géohistorique et systémique du risque de crue en milieu urbain et périurbain est la meilleure !

Voici ce que décrit Claire Combe dans le chapitre qu’elle consacre au début de la crue de 1856, chapitre intitulé Une première crue du Rhône et de la Saône du 15 au 24 mai qui inonde la Presqu’Ile
Le 11 mai, la Saône, déjà grossie depuis plusieurs jours par les précipitations de la fin du mois d’avril, entre en crue. Le 16, la rivière a recouvert les routes de l’Ile-Barbe et de Fontaines ainsi que la totalité du quai de Serin et la plupart des entrepôts de vin et de bois de ce quartier. A Lyon, elle dépasse les 5 mètres au-dessus de l’étiage et commence à refouler par les bouches des égouts en inondant les parties basses des quais, en particulier en rive droite, à l’angle des rues Ecorcheboeuf et du Port du Temple (fig. 31). Face à la montée des eaux des deux fleuves, tirant les leçons de la désorganisation de 1840, la Ville avait anticipé les secours en prévision de l’inondation : l’éclairage des rues était prévu et des barques mises à la disposition des sous-inspecteurs et des cantonniers pour secourir les habitants. En tout, quatre-vingts hommes étaient assignés à différents postes de la ville. Le lendemain, alors que le Rhône déborde à son tour, les eaux de la Saône continuent leur ascension et la crue prend des « proportions vraiment alarmantes » qui font craindre « le retour des catastrophes de 1840 » 98 . Le 17 au matin en effet, la rivière a déjà envahi la rue Roquette et la rue du Mont d’Or à Vaise, la circulation est interrompue sur le quai de Serin. A Lyon, l’inondation touche déjà les parties basses de Saint-Jean et de la Presqu’Ile : tout le quai de la Baleine et les rues basses adjacentes, les quais Saint-Antoine, des Célestins et les rues attenantes jusqu’à la place de la Préfecture, ainsi qu’une partie de la rue Saint-Dominique (Emile Zola actuelle) en rive gauche. A 20 heures, la partie la plus élevée du quai Saint-Antoine, épargnée jusque-là, est noyée : la totalité de ce quai, d’ordinaire très fréquenté, est recouverte par une nappe d’eau d’où n’émergent plus que les rangées de platanes et la crête du parapet bordant la promenade du côté de la rivière ; les eaux ont pénétré jusqu’au théâtre des Célestins. Au cours de la journée, la circulation a été complètement interrompue sur tout le linéaire des quais anciens en aval du pont de Nemours. Seuls les quais-digues les plus récents situés à l’amont de la ville, plus élevés que les autres, sont hors d’eau, à savoir les quais de Bourgneuf et de la Feuillée en rive droite (actuels quais Pierre-Scize et de Bondy), et ceux des Augustins et d’Orléans (rebaptisés depuis quais Saint-Vincent et de la Pêcherie) en rive gauche.
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