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Stanislas BIGNAND

par Jean Morel, le 18/10/2017 à 23:36 - 797 visites

njour,
Je suis à la recherche d'information sur la vie de Stanislas Bignand, qui aurait travaillé sur un "dynamiseur" d'eau dans les années 1940.
Il a perdu un procès à Dijon pour exercice illégal de la médecine. Est-il possible d'avoir accès aux archives du procès?

Merci pour votre aide!
Bien cordialement
J Morel

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 20/10/2017 à 11:34

Bonjour,

Vous recherchez des informations sur la vie de Stanislas Bignand et sur son procès pour exercice illégal de la médecine.

Cette personne est citée sur plusieurs sites revendiquant une approche naturelle de la médecine, et vendant souvent des remèdes dont la scientificité est douteuse, comme celui-ci qui présente Stanislas Bignand comme le « précurseur de la dynamisation de l’eau » et évoque son procès en citant une source : l’ouvrage Le Caractère philosophique, le laboratoire de Jean Pagot (1986). Voici une citation présentée comme issue de cet ouvrage, et qui révèle le point de vue partisan de son auteur, clairement acquis à la cause de Stanislas Bignand :

« PASTEUR ? UNE MAZETTE ! DECLARE STANISLAS BIGNAND qui avec sa boîte magique guérit toutes les maladies, fait pousser la légume (sic) jusqu’au gigantisme et réduit la consommation des autos. (De notre envoyé spécial, Alfred Lomont) Dijon le 2 juin, par téléphone. Stanislas Bignand, le radiesthésiste de Dijon est-il le charlatan sans vergogne que les médecins de la Côte d’Or ont traîné en justice et réussit à faire condamner au mois de Décembre ? Ou bien est-il le grand précurseur, l’inventeur que des savants insoupçonnables considèrent comme un moderne Prométhée ? Le tribunal correctionnel de Dijon l’avait condamné pour exercice illégal de la médecine à 10.000 francs d’amende et à 500.00 de dommages et intérêts au bénéfice du Syndicat des Médecins. Le tribunal devant lequel Bignand avait interjeté appel ne peut se décider, cette fois, et a remis sa décision sous huitaine. Mais la question n’est pas là… il semble que cette fois encore, les faveurs de la foule aillent à celui qui, ne s’aidant que d’un condensateur fait pousser des carottes géantes, allume des lampes au néon qui ne veulent plus s’éteindre, guérit les cancéreux ainsi que les tuberculeux et sauve ceux que les médecins orthodoxes ont condamné définitivement… ce sont me dira le sorcier, les collecteurs qui captent l’énergie cosmique de l’atmosphère. Une fois mise en tonneau, cette énergie disponible peut être dérivée et transmise aux condensateurs se trouvant dans les fameuses petites boîtes que Bignand vend aux malades qui le viennent consulter. Monsieur Durand souffrant de la tuberculose ou de rhumatismes rentre alors chez lui, débranche sa T.S.F. met la prise de courant à la boîte cosmique et, au bout de 15 jours à 3 semaines au plus, il siffle « Le Petit Vin Blanc » en se rasant. Il est guérit. Bien sûr cela peut paraître incroyable, cela l’est même en fait, mais c’est en gros, le mécanisme du traitement… Détourner les ondes nocives et en renforcer d’autres. … Des milliers de guérisons. Cer les faits sont là, il y a des milliers de guérisons ; des pharmaciens, des médecins viennent consulter le guérisseur. […] »
Ce texte est aussi cité sur ce forum et dans ce document (pdf) également partisans. D’après cette dernière source, « l’affaire Stanislas Bignand » daterait de 1947.
Un autre site prétend retracer l’histoire de « l’eau biodynamnisée selon le concept Bignan-Violet ».

Pour accéder aux archives du procès de Stanislas Bignand, qui se serait tenu en 1947 au tribunal correctionnel de Dijon semble-t-il, nous vous conseillons de vous tourner vers les archives départementales de Côte d’Or qui conserve les fonds judiciaires du Moyen-Age à nos jours. Les coordonnées de ces archives départementales sont disponibles ici.

Selon Véronique Tison-Le Guernigou dans son ouvrage Explorer les archives judiciaires : XIXe-XXe siècles (2012) dans le chapitre III « Retrouver un procès », « la première démarche à effectuer est de consulter les inventaires des séries U et W des archives départementales, la série U regroupant les fonds judiciaires de la période 1800-1940 et la série W ceux depuis 1940 (les décisions de justice de moins de trente ans sont encore sont encore détenues dans les greffes de juridiction). »
Pour les affaires ne relevant pas de la justice pénale, « la recherche d’un jugement nécessite au minimum de connaître l’identité de la juridiction qui l’a rendu : justice de paix ou tribunal de simple police, tribunaux de première instance (civils et correctionnels), cour d’assises ou cour d’appel, tribunaux spécialisés ou d’exception.
Une fois identifiée la juridiction, il importe de connaître la date exacte de l’acte judiciaire car les minutes de jugements ou d’arrêts sont reliées chronologiquement. […]
Si vous ne disposez pas de cette information, il vous faudra utiliser les instruments de recherche des greffes conservés aux archives départementales : répertoire alphabétique et chronologique puis les rôles.
Les répertoires sont dressés annuellement dans l’ordre alphabétique des noms des parties et fournissent le numéro de rôle de l’affaire. Ils sont communicables immédiatement. »

Bonne journée.
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