Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Etoile flamboyante origine

Etoile flamboyante origine

par XXXXX, le 17/09/2017 à 17:20 - 1111 visites

Bonjour,

quelle est l'origine de l'étoile flamboyante?

Merci.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 18/09/2017 à 15:36

Bonjour,

Vous trouverez des éléments de réponse dans ces réponses du Guichet du savoir aux questions suivantes, concernant l’ « étoile flamboyante » dans le cadre de la franc-maçonnerie :
- Quelle est la différence entre une étoile et une étoile flamboyante. En quoi flamboie-t-elle. Qu'apporte-t-elle ?
- L'étoile semble être un symbole très fort de la connaissance à travers la mythologie et les religions. Peut-on m'en dire un peu plus ?
- J'avais entendu dire il y a quelques temps de cela, que les personnes "appartenant" à une Franc-Maçonnerie avaient dans le passé un matricule avec des "7" pour se "reconnaître entre eux". Est-ce vrai, et si oui, est-ce toujours valable ?

Sous les deux entrées « Etoile flamboyante » dans le Dictionnaire de la franc-maçonnerie (2006), vous trouverez les précisions suivantes :

« Système créé par le baron de Tschoudy (Metz) en 1766. Le système com¬prend, en plus des trois degrés symboliques : 4 Rose-Croix - 5 Grand Écossais de la Voûte Sacrée de Jacques VI - 7 Grand Écossais de Saint-André d - 8 Chevalier du Soleil. Une autre version indique: 4 Écossais de Saint-André 5 Chevalier de la Pales¬tine - 6 Philosophe Inconnu. Cf. Tschoudy. »

« C'est l'étoile à cinq branches dite encore Pentagramme ou Pentalpha (si l'on dessine le pentagone intérieur on obtient en effet cinq « alphas » majuscules). On trouve également les formes de « Étoile à cinq branches » ou pointes ».
C'est une figure symbolique ancienne, déjà connue des Pythagoriciens (qui la révéraient) dont des propriétés géométriques et mathématiques faite de manière exhaustive par Matyla Ghyka, notamment dans son ouvrage magistral, Le Nombre d'Or. En effet, la proportion 1.6 et 0,6 est en quelque sorte dans les flancs de l'Étoile branches.
Reprise comme emblème à la fois par les États-Unis et l'URSS, elle avait été auparavant illustrée symboliquement par Vinci qui y inscrivit un homme - conformément à une tradition lointaine qui en fait le graphisme même de l'homme avec la tête et les membres. Sur son introduction en Maçonnerie.
cf. Agapa.
Trois questions se posent à son propos. Pourquoi l'Étoile à cinq branches plutôt qu'une autre ? Pour¬quoi au 2e degré ? Quelle y est sa fonction ?
1. Les utilisations ci-dessus confirment, s'il en était besoin, la richesse et le retentissement chez l'homme de ce symbole que la Maçonnerie a intégré. Par contre, on notera que l'Église - qui a pourtant utilisé tant de symboles préexistants - l'a laissée de côté, bien que l'Étoile des Mages eût pu fournir une bonne justification à son emploi.
Sa richesse est évidente si l'on observe que les « harmoniques » de ce symbole sont en effet d'ordre mathématique (cf. lettre G), esthétique par le nombre d'Or, humain et biologique et évidemment astronomique.
Ce dernier point n'apparaît peut-être pas comme le plus intéressant dans la mesure où toute figure étoilée aurait pu faire l'affaire : à trois, six ou n branches. 0 ne Test justement que par la question qu'il soulève implicitement : pourquoi une étoile à cinq plutôt qu'à un autre nombre ? Certes, le trois est déjà présent dans la forme du triangle qui se retrouve en double dans l'étoile à six branches dite sceau de Salo¬mon. De même le décagone serait une amplification de l'Étoile à cinq branches. Comme le carré est déjà présent sous la forme du cube, il ne reste que l'heptagone, l'octogone et le dodécagone. Les autres harmoniques doivent donc être essentielles puisqu'elles n'existent pas dans les autres modèles d'étoiles ; par contre, elles expliquent sans date sa position au 2e degré plutôt qu'au 3e ou au 1er grade.

2. Et tout d'abord, l'harmonique « biologique » est intéressante. On sait en effet que les minéraux ne se cristallisent pas dans le système pentagonal mais que la symétrie biologique est souvent pentagonale : fleurs et animaux. Or, on remarque que la présence « biologique » est également assurée au 2e degré par le « mot de passe ».
Mais ce dernier fait serait plutôt un corollaire qu’un motif de son intégration au 2e degré. Bien que celle-ci s’explique à première vue par le nombre du grade, les prolongements mathématiques et esthétiques de l’étoile sont une explication aussi valable du choix de cette étoile dans la mesure où le 2e degré est le degré opératif par excellence.
En sorte qu'on pourrait même, du moins sans contresens logique, renverser la proposition : le nombre du grade pourrait découler de l'insertion de l'étoile à ce niveau, si d'autres raisons n'intervenaient pas dont certaines tiennent à la fonction du nombre 5.
Si l’on admet qu'il y a une structure globale du rite maçonnique, la présence au 2e degré du vivant en général et de l'homme en particulier n'est pas sans implication significative. Le mot de passe apparaît alors à ce degré comme le signe discret de ne pas oublier ce mode de retentissement du symbole. Signe renforcé a contrario par le fait qu'on parle beaucoup au 1er degré des notions de « pierre brute » et de « pierre cubique » (cf. ces mots) et qu'on néglige la seconde au grade de Compagnon.

3. L’analyse de sa fonction dans la structure du 2e degré soulève d'emblée un problème quant à sa position dans la loge : doit-elle être au nord ou à l’est ?
Aujourd'hui, elle est théoriquement au nord et en fait au nord-ouest. Et, dans les commentaires, elle est devenue polaire », ce qui paraît peu cohérent aussi bien avec une position effective au nord-ouest qu'avec un rite solaire où l'on s'arrête de travailler à minuit. C’est également peu cohérent avec le terme de « flamboyant » qui s'applique par contre parfaitement à la seule « étoile » du système solaire, savoir précisément le soleil dont on ne peut pas dire qu'il soit flamboyant lorsque parfois il lui arrive de se coucher au nord-ouest. »

Concernant l’origine du symbole de « l’étoile flamboyante », Olivier Doignon apporte les précisions suivantes dans son ouvrage L'étoile flamboyante (2002) : « S’il est probable que l’apparition de l’Etoile flamboyante dans les Loges maçonniques date du XVIII° siècle, il est certain que les Francs-Maçons ne faisaient là que reprendre un symbole dont la présence est avérée, depuis la plus haute Antiquité, dans de nombreuses traditions ». L’auteur présente ensuite la symbolique de l’étoile dans les traditions chrétienne, juive, égyptienne… Il conclut : « Ainsi l’étoile met-elle bien en évidence le double jeu existant entre terre et ciel. Jeu double car les rapports entre terre et ciel sont réciproques […]. »

Sélection bibliographique :
- La Lettre G [Livre] : les mystères de l'étoile flamboyante / par Armand Bédarride. Le Secret de la lettre G / par Wladimir Nagrodzki (1999)
- Etoile flamboyante ou la recherche d'une parole perdue / Jacques Trescases (1986)
- L'étoile flamboyante ou la Société des francs-maçons considérés sous tous les aspects (1979)
- Le livre des splendeurs contenant le soleil judaïque, la gloire chrétienne et l'étoile flamboyante [Livre] Etudes sur les origines de la Kabbale, avec des recherches sur les mystères de la franc-maçonnerie / Alphonse Louis Constant pseud. d' Eliphas Lévi (1894)

Bonne journée.
  • 0 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact