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Accueil > monastères Ste Elisabeth

monastères Ste Elisabeth

par Ram, le 30/08/2017 à 17:37 - 218 visites

bonjour,
Avez-vous des informations sur le monastère situé rue de la Charité? les sœurs l'on quitté en 1745.
Se sont-elles occupées des malades, des pauvres de la charité, ou de l'hôtel dieu?

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 01/09/2017 à 16:03

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

Le document Les anciens couvents de Lyon par l'Abbé Ad. Vachet consacre un chapitre au monastère qui vous intéresse, intitulé Sainte-Elisabeth. En voici certains passages :

Les religieuses du tiers ordre de Saint-François, connues sous le nom de religieuses de Sainte-Elisabeth, avaient dans notre ville trois couvents : un à Bellecour, un à Vaise (1657), un autre à la montée Saint-Sébastien ( ; le premier s’appelait le monastère de Sainte-Elisabeth en Bellecour, le second les Deux-Amants, le troisième les Colinettes.
Le jour de l’Epiphanie 1617, la Mère Magdeleine de Saint-François, en qualité d’érectrice et première supérieure, donna le saint habit à sept personnes….Quelque temps après, ces novices firent profession : la communauté de Sainte-Elisabeth était définitivement fondée.

Le monastère était situé rue de la Charité, entre la place de Bellecour et les remparts du Rhône ; les bâtiments en étaient considérables, mais obscurs et mal entendus. L’église, placée sous le patronage de sainte Elisabeth, était propre ; elle était remarquable par un retable de bois doré qui en contenait tout le fond et était de très bon goût ; Jacques Stella en avait donné le dessin. La sacristie était une des plus riches de la ville en argenterie et en ornements de toutes les couleurs. Ce couvent contenait, en 1656, soixante religieuses ; en 1741, il en comptait quatre-vingts….
Mère Magdeleine de Saint-François fut huit ans supérieure, puis vicaire, puis première discrète, charge qu’elle garda jusqu’à la fin de sa vie. Remplie de mérites et modèle des vertus religieuses, elle mourut le 23 juin 1642, à l’âge de soixante-trois ans, après en avoir passé vingt-six à Bellecour.

De saintes et habiles supérieures succédèrent à la regrettée Mère Magdeleine, et la prospérité de la communauté alla toujours croissant. Les demandes d’admission devinrent même si nombreuses qu’il fallut créer un second monastère de Sainte-Elisabeth.
Quand à celui de Bellecour, il n’exista que jusqu’en 1745. A cette époque, les religieuses cédèrent aux pauvres de la Charité l’emplacement qu’elles occupaient, et se retirèrent soit aux Deux-Amants, soit aux Colinettes.

Les religieuses des trois monastères de Lyon avaient des constitutions particulières, approuvées par le cardinal Alphonse de Richelieu, archevêque de Lyon et grand aumônier de France. Elles gardaient la clôture, récitaient le grand office romain et se levaient à minuit. Elles différaient des autres réformées en ce qu’elles dépendaient de l’archevêque de Lyon, et non des Observants, portaient des habits de serge en été et de drap en hiver, portaient du linge de toile, étaient chauffées, et le soir pouvaient manger de la viande… Elles se consacrent à l’éducation de la jeunesse [en 1895 date de parution du document], mais leur but principal est la prière pour la conversion des pécheurs.


Vous pouvez lire en ligne ce document de l’abbé Vachet : Les Anciens Couvents de Lyon pour en savoir plus sur ces différentes communautés.

Vous trouverez une autre description des trois monastères de Sainte-Elisabeth à partir de la page 293 du tome II du document Histoire des églises et chapelles de Lyon. Cependant nous n’avons pas trouvé de renseignements relatifs à leurs occupations.

Le tiers-ordre régulier cloîtré et les religieuses de Sainte-Elisabeth consacre lui aussi un chapitre assez fourni aux trois établissements lyonnais de cette congrégation. Cependant peu de renseignements sur leurs activités. En voici un passage :

Partout, à Ste Elisabeth les règles, fondant la lettre sur l’esprit, établissent les coutumes religieuses sur les obligations précises de la vocation et de la foi. C’est parce que « toutes ont chargé volontairement le joug d’une règle réprouvant les vanités et les délicatesses de la chair : qu’elles seront vêtues d’un habit de drap vil et abject, d’un gris obscur, sans fronçures et sans superfluité d’étoffe ; que les guimpes seront sans empois et sans plissure ; la chaussure, de sandales de cuir ou de bois ; les cellules sans tapis, ni tapisserie, ni peintures et garnies seulement d’un lit avec paillasse, sans couettes, ni matelas, d’un oratoire de noyer et au-dessus d’un crucifix de bois, d’un bénitier, d’une chaise et d’une lampe, le tout selon la sainte pauvreté ; que les religieuses mangeront en un commun réfectoire, que leur vaisselle sera de terre ou d’étain, leurs cuillères et fourchettes de bois, et qu’elles n’useront de nappes. Mais un dépouillement plus intime encore doit se pratiquer à Sainte-Elisabeth et elles ouvriront leurs âmes au silence sacré qui les rendra aptes à introduire et à garder en leur compagnie le doux Seigneur Jésus-Christ et à vaquer à l’exercice de l’oraison mentale, qui est la nourriture de l’âme et l’entretien de l’état régulier.
Les religieuses fonderont leur vie sur la base de la pénitence qui est le fondement de la vraie sainteté et qui a pour esprit l’abaissement intérieur et la componction de cœur.


Vous pouvez peut-être compléter votre recherche aux Archives départementales et métropolitaines du Rhône.
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