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La destruction de la Prison de Pierre Scize

par Laymore, le 06/08/2017 à 02:20 - 2214 visites

Bonjour,

Je sais que la prison de Pierre Scize a été détruite en 1793 suite à la prise de Lyon par les armées de la Convention, et que le site servit ensuite de carrière pour les maisons autours.

Il n'y a que peu de détails dans ce que j'ai pu trouver, mais il semble que le bâtiment ait été détruit rapidement. J'en ai conclus qu'il avait été soit canonné, soit explosé à la poudre, entre Octobre et Décembre 1793, mais si je pouvais trouver plus de détails, ou même une gravure des ruines autour de cette date, ce me serait très utile pour mon travail d'écriture.

Merci d'avance de vos recherches !

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 07/08/2017 à 17:12

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,
En mai 1793, les Lyonnais se révoltent contre la Convention aux mains des Montagnards et la commune insurrectionnelle, d’abord dirigée par les Girondins, passée aux royalistes. Lyon est assiégée du 8 août au 9 octobre 1793. Après la chute de la ville la répression décidée par le comité de salut public se veut exemplaire. Le célèbre décret de la convention du 12 octobre 1793 « Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus » est le point de départ de représailles d’une grande brutalité.
Citer:
La ville de Lyon sera détruite, tout ce qui fût habité par le riche sera démoli ; il ne restera que la maison du pauvre, les habitations des patriotes égarés ou proscrits, les édifices spécialement employés à l’industrie et les monuments consacrés à l’humanité et à l’instruction publique.

Article III du décret du 12 octobre 1793. Extrait de Guide historique de la Révolution à Lyon : 1789-1799
Dès le 26 octobre 1793 est affichée sur les murs de Lyon une « Instruction pour les citoyens commissaires, nommés par les représentants du peuple, pour la démolition de Lyon ». Le but de l’opération est clairement défini : « la convention en ordonnant cette démolition, a voulu imprimer un grand caractère à la vengeance Nationale qu’elle exerçait contre cette ville, et porter la terreur dans l’âme de tous ceux qui voudront imiter les habitants de Lyon ». Extrait de 1793 : l'année terrible à Lyon

Les premières démolitions se produisent dès le 25 octobre. Le Maire Bertrand fait exécuter l’arrêté des Représentants « qui ordonne la démolition des maisons ci-devant connues sous le nom de façades de Bellecour situées à droite et à gauche de la place de la Fédération ».
Le même jour, représentants et Municipalité se rendent au Château fort de Pierre-Scize, « la bastille lyonnaise ». Une fois les prisonniers libérés, « Les représentants du peuple étant montés au sommet de cette tour monstrueuse qui fut si longtemps l’effroi du genre humain, ont rendu le ciel, impatient de la voir tomber, témoin du coup mortel qu’ils lui ont porté au nom du peuple et de l’humanité ». (1793 : l'année terrible à Lyon)

Nous trouvons les précisions suivantes dans l’ouvrage Histoire monumentale de la ville de Lyon (consultable en texte intégral) :« Tous les travaux de construction avaient été suspendus ; maçons, charpentiers, menuisiers, étaient requis chaque jour pour les démolitions, et n’étaient jamais en nombre suffisant. Tous ces ouvriers étaient embrigadés en trois divisions, une pour Pierre-Scize, une autre pour les remparts, la troisième pour l’intérieur de la ville (…)

A propos de l’iconographie révolutionnaire concernant Lyon nous apprenons dans 1793 : L’année terrible à Lyon
Citer:
Son lot est modeste. Les productions locales sont relativement rares, les faits marquants sont illustrés par des artistes parisiens…ou étrangers. Pour l'ensemble de cette production, une constatation s'impose cependant. Ce sont surtout des scènes de violence qui caractérisent le sujet lyonnais. Un exemple évident est fourni par la célèbre série des Tableaux historiques de la révolution française. Cette série comporte 200 gravures (140 scènes et 60 portraits) mais seulement trois sujets lyonnais : le « Pillage de l’arsenal le 7 février 1790 », « Le siège et la prise de la ville de Lyon », les « Fusillades de Lyon ».
Ce qui explique sans doute que nous n’ayons trouvé aucune gravure des ruines du château Pierre-Scize dans les nombreux documents consultés. En outre il est permis de supposer sans trop de risque d’erreur qu’il n’en existe point car « Il ne restait du château de Pierre-Scize que quelques pans de muraille. » (L’Histoire monumentale de la ville de Lyon). En effet « tous les matériaux (métaux, mais aussi salpêtre, ainsi que les pierres et moellons, le bois) qui provenaient des démolitions avaient été déclarés propriétés publiques, et affectés aux besoins de l’état. »

Pour votre recherche iconographique
- La Révolution française : images et récit : 1789-1799.

Bonne journée
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