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Cherche désespérément le seigneur Yves Rocher

par Fromon, le 03/08/2017 à 09:14 - 911 visites

Je me souviens avoir lu, dans Libération, sans doute dans les années 1990, un long portrait (une page ?) d’Yves Rocher intitulé “Le gentil seigneur de la pommade à cul”. Dans mon souvenir, cet article était signé Hervé Chabalier, mais je me trompe sans doute car je constate aujourd'hui qu'Hervé Chabalier n'a jamais été journaliste à Libé (à moins qu'il se soit agi d'une contribution exceptionnelle). Je crois encore me rappeler que l'auteur de cet article avait été précédemment “viré” d’une chaîne de télévision. Je vous remercie par avance de votre réponse. Bien cordialement.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 07/08/2017 à 10:08

Bonjour,

La légende dit en effet qu'Yves Rocher « forgea sa vocation avec une pommade contre les hémorroïdes concoctée dans le grenier familial, à base d'un cocktail de plantes dont une guérisseuse bretonne lui avait donné la formule, et qu'il écoula par petites annonces dans Ici Paris. »
Source : Libération, 28 décembre 2009, p. 14

« A la mort de son père, à l'âge de 14 ans, il est obligé d'abandonner ses études. Il aidera désormais sa mère qui tient un commerce de mercerie-chapellerie. Plus tard, il parcourra les foires et la campagne pour récupérer le lin cultivé dans la région qu'il commercialisera ensuite en traitant avec des entreprises locales. Pendant ses tournées, il fait la connaissance d'une vieille femme qui détient une recette-miracle de pommade à la ficaire, destinée à guérir les hémorroïdes. Cette dernière lui confie son secret qu'il décide aussitôt d'exploiter.

Cette rencontre providentielle marque un tournant décisif dans la vie d'Yves Rocher. Dans la pensée et les contes populaires, la "vieille" est un personnage qui possède non seulement le savoir mais qui a aussi la capacité à intervenir sur le destin d'autrui. Elle indique la voie à prendre et détermine alors l'avenir du héros.

Comme toutes les légendes, les faits rapportés varient. Les journalistes s'approprient Thistoire et contribuent à en donner de multiples versions. Ainsi, on apprend dans un article de Télé 7 jours, daté du 16-22 novembre 1991 qu'Yves Rocher tient la recette de sa mère qui, elle-même, la tenait d'une femme. "Je la tenais d'une femme du village qui l'avait confiée à ma mère. Très vite j'ai remplacé le saindoux par du miel !" La version la plus courante supprime cette mère, intermédiaire dans la transmission de ce savoir

1.2. Du grenier à l'usine

C'est dans le grenier familial qu'Yves Rocher teste la formule et l'améliore. En 1955-56, il aménage un véritable atelier et s'entoure de cinq compagnons de travail. Ces premiers "fidèles" puis ceux qui se joignent au projet de l'usine sont aujourd'hui regroupés au sein d'un club très fermé, l'Ordre du grenier.

Yves Rocher fait appel dès le début aux services de la poste pour expédier ses produits. La vente par correspondance sera avec le concept de "la beauté par les plantes" une des clefs du succès de son entreprise : peu de femmes à l'époque osaient franchir les portes d'un parfumeur, et aussi du succès de La Gacilly : le service postal est en effet aussi performant, et coûte le même prix, que l'industrie soit à Paris ou au coeur de la Bretagne. Le 20 mars 1956, il passe sa première annonce. Un peu plus tard, il passera une autre annonce pour un inhalateur allemand, le Clima-mask, il en vendra 700.000.(L'Expansion. 1-21 mai 1981)

Mais pour "ces gars de la pommade à cul", expression que leur réservaient les habitants encore méfiants, les débuts dans la pharmacie ne se font pas sans déboires. Certains habitants trouvent le projet farfelu et ne croient pas à son avenir. De passage à La Gacilly en ces mêmes années, un peintre parisien se souvient que "le pharmacien ne donnait pas longtemps à Rocher". Il rapporte également ce dont il se souvient du discours de l'époque, compte-rendu qui reste très approximatif. "On parlait de suppositoires pour les hémorroïdes, du manque d'hygiène dans la préparation, les suppositoires étaient enroulés dans du papier...et d'une vieille qui se mettait ça dans les fesses." On dit aussi que cette femme aurait reçu une rente.»
Source : l'usine se met au vert, la ville au parfum, Monique Le Chêne, Anne Monjaret


Malheureusement nos recherches dans Europresse et en ligne ne nous ont pas permis de retrouver l’article que vous cherchez. Peut-être aurez-vous plus de chance en contactant directement la rédaction de Libération.


Bonne journée.
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