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Accueil > armoiries napoleon III

armoiries napoleon III

par francois8645, le 30/06/2017 à 11:00 - 2638 visites

Bonjour,

Un certain nombre de photographe du XIX siecle (Disderi, Thiebaut Eugene...) mettaient au dos de leur photographies carte de visite les armoiries de napoleon III.

Quelles était la signification de ces armoiries sur ces photo carte de visite? Comment les photographes y étaient il autorisés?

Thiebault pendant dix ans ne mettait qu'une seule armoirie de Napoleon III , puis il la doubla : quelle peut être la signification de ce doublement de la ,même armoirie de Napoleon III ?

Je vous remercie de votre aide éventuelle

François Magnet

Réponse du Guichet du savoir

par bml_art, le 04/07/2017 à 11:47

Réponse du Département Arts et Loisirs

« Dès le Second Empire, grâce à la photo carte de visite, la photo fait partie de la société française, elle irrigue le monde social, elle permet au grand nombre de voir l’effigie des grands de ce monde. Les hommes politiques en ont saisi l’importance, Napoléon III le premier… »

Dans l’un des rares ouvrages (La photo-carte, portrait de la France au 19 e siècle de François Boisjoly) consacré exclusivement à cette production, nous n’avons pas trouvé d’éléments probants de réponse.
En revanche, quelques pistes affleurent notamment concernant les distinctions dont ferait état le photographe au dos, la marque d’une renommée, d’une notoriété...

« Les informations figurants au dos deviennent plus abondantes et les photographes indiquent volontiers les médailles qu’ils ont pu recevoir dans les divers concours qu’ils organisent. »

Disdéri, initiateur de cette typologie, appose au dos de ses portraits cartes, sous ses noms et adresse, la mention « photographe officiel de sa Majesté Impériale Napoléon III ».

Par ailleurs, le photographe ou ferrotypiste itinérant devait demander une autorisation en Préfecture pour se livrer à son commerce. Ce timbre, marque, tampon pourrait avoir un lien avec ce droit au commerce...

Il apparaît qu’aux Etats-Unis une taxe fut exigée pour chaque photographie. Un timbre devait être acheté et apposé sur les photographies, ambrotypes ou daguérréotypes. « Exemptée du timbre, du fait d’une trop petite taille, les autres photographies étaient marquées d’un tampon à l’encre. Du tarif du photographe dépendait le coût de la taxe. Le timbre collé au dos de la photo avait une couleur différente suivant son montant (-). » Il est noté pourtant que rien de semblable n’existe en France…

Nous vous invitons à solliciter
le Musée Nicéphore Niepce,
la Société Française de Photographie mais aussi la Bibliothèque Nationale de France et
le Musée des Arts et métiers.
La liste des centres dédiés à la photographie en France pourrait être utile.

In fine, quelques propositions :

-Un corpus d’ouvrages sur la photographie au 19e siècle.

- Des photographies pour l’Empereur, les albums de Napoléon III sous la dir. De Sylvie Aubenas.

Cette exposition à la BNF : Les albums de Napoléon III,
La photographie sous le Second Empire

L’empereur sut en effet exploiter le talent des plus grands photographes de son temps. Tout en encourageant leurs productions, il fit illustrer son règne par de prestigieux albums qui mettaient en scène la famille impériale, les grands projets architecturaux du régime, les transformations du territoire, les voyages et les découvertes archéologiques, les campagnes militaires. Ces recueils de très grands formats, luxueusement reliés et souvent frappés aux armes du souverain, offerts ou acquis par lui, étaient feuilletés par les visiteurs de la cour, ambassadeurs et souverains étrangers, et contribuaient à valoriser l’image du pouvoir.
Cent cinquante photographies sont exposées, émanant des plus grands artistes de l’époque. Les œuvres des frères Bisson, de Baldus, Nègre, Le Gray, Braun, ou Aubry, sont présentées ensemble, induisant pour le visiteur comparaisons et rapprochements. "Confronter leur production avec, pour fil conducteur, l’utilisation de la photographie comme outil de communication politique permet, au-delà de la beauté des images, une lecture nouvelle des plus importantes œuvres photographiques de l’époque"
Sylvie Aubenas*, commissaire de l’exposition

et cet article intéressant sur la Société Française de Photographie,
« Les fonds de la distinction »Paul-Louis Roubert, Études photographiques, 24 novembre 2009.
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