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Dauphin et Monsieur

par wilbar, le 22/05/2005 à 09:13 - 3335 visites

Bonjour,

J'aurais souhaité savoir d'où est venu l'appellation de dauphin pour le fils ainé des roi de France? Même question pour l'appellation Monsieur pour le frère du roi?
Y a-t-il d'autres appellations originales ?

Merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 23/05/2005 à 13:21

Réponse du service Guichet du Savoir

[i] Le Dauphin était la façon dont on nommait le fils aîné du roi de France, héritier présomptif du trône.
Pourquoi « dauphin » ? D’où vient le mot ? De la province du Dauphiné, cédé au roi de France Jean II en 1349, et attribué à son fils… C’est donc devenu l’apanage du fils aîné du Roi à qui devait revenir le royaume, en vertu de la loi salique… Pourquoi « salique » ? « Saliens » était le nom d’une des tribus franques – la rivière Sala est aujourd’hui l’Yssel… Et le recueil des lois dites saliques se singularisaient par l’éviction des filles de la succession au trône…. On savait bien que le pouvoir était pour le premier-né… encore fallait-il préciser que ce n’était pas pour la première… Mais alors, comment expliquer le nom de Dauphine ? Car ce féminin existe bien ! Eh bie, la Dauphine était la femme du Dauphin…Un titre d’épouse, et non de personne propre…
Alors, « Dauphin » vient du nom de la province du Dauphiné… au sud-est de la France, dans les Alpes.. Soit. Mais, ce nom-là, d’où vient-il ? Probablement d’un personnage qui s’appelait comme ça, dans un lointain passé… Car Delphinus était un nom… on a encore Delphin comme prénom (c’est rare) et Delphine pour les filles (c’est courant et à la mode).[/i]
source : Parler au quotidien par Yvan Amar

D'après le Trésor de la langue française informatisé :
-[i] 1297 monsor «titre donné par déférence, civilité à un homme d'une condition un peu élevée; celui à qui l'on donne ce titre»
- fin XVe s. «titre donné aux frères puînés des princes de sang» (GEORGES CHASTELLAIN, Chron., éd. Kervyn de Lettenhove, t.2, p.234); 1583-90 «titre du frère aîné du roi» (BRANT., Cap. Fr., t.II, p.383 ds LA CURNE)[/i]

Voici ce que nous dit le Quid 2004 sur les noms donnés à la famille royale :

[i]Enfants de France : princes capétiens, les enfants et petits-enfants des rois de France : frères et sœurs du roi régnant, et les enfants des frères jouissaient aussi de ce titre. Leurs petits-enfants avaient seulement droit au titre de Princes de sang. Le 1er fils du roi portait le titre de dauphin depuis 1349 ; les princes nés après lui, outre le titre d'enfants de France, prenaient chacun celui de la principale terre de leur apanage. Le 1er frère du roi a été appelé Monsieur depuis le XVIe s., mais le titre n'a été officialisé qu'à partir de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII. De sa naissance à la mort de son oncle Gaston (1640-60). Philippe, frère de Louis XIV, a été appelé le Petit Monsieur. Les filles de France étaient appelées dames, même lorsqu'elles n'étaient pas mariées. Les filles, les sœurs du roi, la fille aînée du dauphin avaient le titre de Madame. La fille aînée du roi, ou a défaut du prince le plus rapproché du trône, n'ajoutait pas son nom de baptême après Madame (lu femme du 1er frère du roi en faisant autant). Les filles du Ier frère du roi étaient dites Mademoiselle. La fille du 1er lit de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, prit le titre de Grande Mademoiselle, car elle était fille du Grand Monsieur et nièce de Louis XIII (pour se distinguer des 3 Mesdemoiselles, filles de l'ancien Petit Monsieur, Philippe d'Orléans, et nièces de Louis XIV).
Fils de France : Monsieur (aîné) ; les autres : Monsieur, suivi du nom de leur apanage : Monsieur le duc de Bourgogne. Monsieur le duc de Berry.
Filles de France : Madame (aînée) ; les autres : Madame, suivi du nom de l'apanage de leur mari.
Les fils de France signent, comme le roi, de leur nom de baptême seul ; ils sont censés représenter le roi en personne.
Petits-fils et petites-filles de France (petits-fils et petites-filles de rois) : rang accordé par Louis XIII à sa nièce, la Grande Mademoiselle, seule petite-fille de roi, pour qu'elle ne soit pas confondue avec les autres Princesses du sang ; les enfants d'un fils de France (fils cadet du roi ou du dauphin) peuvent être qualifiés de petits-enfants (petit-fils, petite-fille) de France, avec le nom du fief principal de l'apanage qui sert de nom à la branche qui sort du fils de France. Les petites-filles de France sont, avant leur mariage. Mademoiselle (tout court pour l'aînée) ; pour les autres. Mademoiselle, suivi de leur titre.
Au XVIIIe s., fils et filles de France ne prennent pas l'Altesse royale, se jugeant au-dessus. Un règlement du 12-3-1710 fixe rang et préséance des filles, petites-filles de France, et princesses du sang entre elles, ainsi que celui des épouses, fils, petits-fils et Princes du sang de France.
Le nom « de France » est porté par le roi, ses enfants, les enfants du dauphin, et éventuellement ceux du fils aîné du dauphin.
Princes du sang : sont Princes du sang tous ceux, remontant de mâle en mâle à Hugues Capet par des mariages canoniquement valables, pouvant prétendre à la succession au trône. Ils sont titrés « Princes et princesses du sang », parfois « Princes et Princesses du sang de France ». On les appelle : « Altesse Sérénissime ». Les Princes du sang constitueront peu à peu un rang plus élevé que celui des pairs, avec des privilèges, empruntés pour la plupart à celui des fils de France.
XIVe s. Les membres de la famille royale sont nommés « Princes des fleurs de lis ». Les dynastes, nommés du nom de leur branche, sont d'abord appelés les « Princes de notre lignage, du lignage de France, de notre sang... ».
1514. On gratifie du nom de 1er Prince du sang le futur François Ier pour qu'il en ait les privilèges.
1566. les Princes du sang passent avant les cardinaux.
1576-déc. Leur place hiérarchique est fixée par l'édit de Blois.
1711. Dès 15 ans, ils ont voix délibérative au Parlement et aux Conseils.[/i]

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