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histoire de lart option facultative terminale graphisme

par unicorn, le 06/04/2014 à 22:50 - 2392 visites

bonjour,

je suis en terminale et j'ai pris l'option facultative d'histoire de l'art. Je dois réaliser un dossier portant sur le thème du paysage et des citées jardin( écoquartiers, ville satellite). Ce dossier doit comporter une problématique centrale aux deux thèmes.

J'aurais voulu avoir une définition du graphisme. Est que le graphisme peut se rapporter à des comme la peinture, l'architecture, la photographie , le cinéma ou s'il concernait uniquement
des affiches.

Y aurait il alors des liens entre le Graphisme et le paysage?

je vous remercie de l'attention que vous me porterez. Et je vous souhaite une bonne semaine.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_art, le 11/04/2014 à 14:36

Réponse du département Arts et Loisirs

Lors d’une précédente réponse du Guichet du savoir, une définition du graphisme a été apportée en la confrontant avec celles de design et de design graphique :

« En parlant du graphisme et de sa définition les auteurs de l'Anthologie du graphisme expliquent :
"Il n’est reconnu comme un art industriel qu’à la fin du XIXe siècle. (…). (…) aujourd’hui le graphisme désigne un ensemble de disciplines ayant en commun la communication visuelle."

Le graphisme a vocation à délivrer des messages visuels en utilisant des supports variés - affiches, panneaux, papiers, objets, sites internet. Quant aux objectifs du graphisme, ils sont multiples. Le graphisme peut servir un environnement particulier (le graphisme « environnemental ») de l’espace urbain (musée, parc, aéroport) ou encore la circulation et la compréhension de l’information par le grand public (le graphisme « d’information » sert à organiser l’information lorsque celle-ci se présente sous la forme de données complexes).

Les techniques employées pour l’impression et l’édition du message graphique sont variées. Nous pouvons citer la typographie, la sérigraphie, la gravure, l’impression numérique, mais aussi la photographie, le photomontage, le collage, etc.

Aussi, le graphisme est-il un terme large englobant à la fois une discipline artistique de création, mais aussi des techniques appliquées à des matériaux et supports. »


Voici les définitions du Grand Robert, version électronique :

graphisme [grafism] n. m.
ÉTYM. 1875, in Littré, Suppl.; dér. sav. du grec graphein « écrire ».

1) Caractère propre de l'écriture*, et, spécialt, caractères particuliers d'une écriture individuelle, donnant des indications sur la psychologie, les tendances… du scripteur (→ Graphologie; → Écriture, cit. 9).
2) (1920). Aspect de signes graphiques (écriture, dessin, etc.), considérés sur le plan esthétique. Le graphisme de Daumier. Les graphismes des écritures arabe, chinoise, japonaise. (→ Calligraphie.
I) La beauté des lignes et l'élégance de leur graphisme est en Occident l'apanage exclusif des artistes, mais en Orient, en Chine, le besoin de la beauté est resté si universel que ces mêmes qualités sont requises jusque dans le simple tracé de l'écriture.
René Huyghe, Dialogue avec le visible, p. 32, note no 25.
II) Léonard de Vinci eut la fortune de dire presque tout dans l'idiome international du graphisme. Ses textes s'accompagnent de dessins explicatifs.
Cocteau, Journal d'un inconnu, p. 126.
3) Ensemble des productions graphiques, de l'illustration, de la typographie, des signes conventionnels, que réalisent les graphistes*. — (Un, des graphismes). Production graphique de ce genre.

graphiste [grafist] n.
ÉTYM. xxe (1966, in Gilbert); de graphisme.

Spécialiste chargé de la conception de projets d'expression visuelle (dessin, illustration, typographie, mise en pages, etc.). Une graphiste de talent.

Le TLFi donne les définitions suivantes :
GRAPHISME, subst. masc.
A. LINGUISTIQUE
1. Manière de représenter un langage par des signes écrits. P. méton. Signe graphique. L'instruction musicale se borne à donner aux enfants une connaissance élémentaire du graphisme musical (Enseign. mus., 1, 1950, p. 17). Des machines à lire, c'est-à-dire à traduire le graphisme en sons (SCHAEFFER, Rech. mus. concr., 1952, p. 119).
2. P. ext. Manière d'écrire, écriture individuelle souvent envisagée dans ses implications psychologiques. La suggestibilité se trahit par une déformation du graphisme (MOUNIER, Traité caract., 1946, p. 18).
B. ARTS GRAPH. Manière de tracer des lignes, des courbes, souvent envisagée d'un point de vue esthétique :
... le dessin n'est plus qu'un schéma, une arabesque linéaire qui silhouette le mouvement d'un trait (...). L'esprit du Japon devait fatalement évoluer vers ce graphisme prodigieux qui satisfait par sa réalisation propre, comme les volutes écrasées, effilées ou sinueuses de leurs beaux idéogrammes, les besoins sensuels de l'imagination...
FAURE, Hist. art, 1912, p. 216.
Prononc. : [ ]. Étymol. et Hist. 1875 (A. MAURY, De l'origine de l'écriture, Journ. des savants, août, p. 473 ds LITTRÉ). Dér. du rad. de graphique*; suff. -isme*. Fréq. abs. littér. : 14. Bbg. QUEM. DDL t. 15.


Dans l’ouvrage Dictionnaire mondial des images / sous la direction de Laurent Gervereau, l’article sur le graphisme étend la notion de graphisme attachée à la page imprimée à d’autres espaces :
« Le graphisme est présent dans la typographie, c'est-à-dire dans la morphologie des lettres, leur arrangement et leur composition dans la page imprimée. À ce titre, il contribue à la joie du lecteur solitaire, mais il s'adresse aussi aux foules qui seraient perdues sans les panneaux de signalisation et l'indispensable signalétique urbaine, cependant que les affiches apportent à l'homme de la rue une pincée d'art offert à tous. Si la ville n'est pas un labyrinthe, si les objets manufacturés sont identifiables dans l'usage quotidien, si l'on sait comment entrer et sortir d'un bâtiment, c'est parce que partout le graphisme
- invisible - contribue à la lisibilité du monde.
Du journal quotidien à l'écran de télévision, son action s'exerce dans une multitude de champs périphériques et son centre est insaisissable… »
« Dans le livre, le graphisme rythme la modulation du texte-image dans l’espace-page. « Les espaces blancs cessent d’être un fond passif et deviennent un élément actif » (Jan Tschichold). Le plaisir de l’œil soutient la prise de connaissance du texte. S'y ajoute une fascination propre à notre temps : celle de l'image photographique. Cette trompeuse et convaincante contrefaçon de ce qui apparaît à chacun comme l'évidence « naturelle » de la vision se mêle intimement au quotidien. Il n'y a pas d’écrit, du plus banal au plus raffiné, sans photographie. Au point qu'aujourd'hui le graphisme pourrait aussi être considéré comme un jeu savant entre les sensations suscitées par l'apparence photographique et les idées et associations surgies sur son passage. Le pouvoir du graphisme réside justement dans cette capacité de subordonner tous les éléments du visible à une unité stylistique qui s'imposera à la vision. « Il n'y a plus de différence significative entre illustration et photographie dans une civilisation techniciste où scanners et lasers ramènent l'image et le texte à un dénominateur commun, la numérisation. » (Jean-Paul Gourévitch, dans La Photographie et le Livre)… »
« De même qu'un livre acquiert sa personnalité par son graphisme, une société commerciale, un organisme public ou une institution culturelle peuvent se distinguer par leur identité visuelle, c'est-à-dire par un style propre qui se manifeste sur les bâtiments, dans la signalétique interne, sur les différents produits, les emballages et les écrits. De la fusion entre une typographie exclusive et l'image qui est donnée de cet organisme résulte un véritable vocabulaire visuel, qui se décline à la manière d'un discours libre, bien que régulé par des règles de syntaxe…
L’identité visuelle a sa version sténographique : le logotype, plus brièvement appelé logo, image pictographique, ou monogramme, ou encore lettrine animée que le regard associe infailliblement à une firme commerciale ou à un organisme public…
« Il y a plus bref et encore plus tranchant : les signaux de circulation, véritables onomatopées d'un langage de signes, qui est l'espéranto de la civilisation automobile… »
« L’affiche et le graphisme sont à la fois des jumeaux inséparables et des frères ennemis. L’affiche est une annonce faite pour tous dans l'espace public, elle relève donc de l'écrit, mais elle doit s'imposer à la mémoire du passant qui n'a pas le temps de lire, elle relève donc d'une imagerie de choc…Présenter un produit à vendre, faire connaître une idée ou annoncer un événement avec une concision draconienne exige d'unir étroitement un texte ultra-bref avec une image qui fait mouche au premier regard, celui là, support et prétexte de celle-ci, ne doit pas l'illustrer, mais l'amplifier en une sorte de métaphore visuelle.»


On voit bien, si l’on se réfère à la deuxième acception du mot graphisme, que la notion de graphisme qui marque une certaine qualité esthétique des lignes d’un sujet, peut s’appliquer à tout sujet de contemplation.
De nombreux photographes ont élu comme sujet de prédilection le graphisme du paysage. C’est le cas pour le très médiatique Yann Arthus-Bertrand. Dans son livre La terre vue du ciel, vous aurez de magnifiques exemples de motifs ou de lignes qui se répètent dans le paysage et qui produisent par leur rythme ou leur tracé des émotions esthétiques. Nous pensons également aux paysages de Mario Giacomelli, dont on voit quelques exemples dans le livre Le noir attend le blanc, à ceux de Franco Fontana, dans les livres Franco Fontana : photographies 1960-1991 ou Fullcolor. Les photographes américains ne sont pas en reste, avec une attention particulière portée aux vastes paysages naturels ou urbains marqués par des interventions humaines qui font signes, y compris le graphisme publicitaire ; on trouve quelques exemples dans l’ouvrage New Topographics ; ces empreintes de l’homme dans le paysage qui produisent un graphisme éloquent ont été relevées de manière systématique par l’américain Alex MacLean, et se retrouvent dans les ouvrages Chroniques aériennes et Alex S. MacLean : l'arpenteur du ciel.

Dans le domaine de l'art, on peut noter les interventions directes d'artistes dans le paysage que l'on regroupe sous l'appellation Land art, qui magnifient dans certains cas l'appréciation visuelle du lieu considéré. Plusieurs ouvrages ont été écrits sur ce sujet par Gilles A. Tiberghien, dont celui-ci assez généraliste Nature, art, paysage.

Quelques ouvrages fondamentaux parlent de l'esthétique du paysage, de son appréhension par le regard :

L'invention du paysage / Anne Cauquelin.
Le sauvage et le régulier : art des jardins et paysagisme en France au XXe siècle / Jean-Pierre Le Dantec.
L’invention du jardin occidental / Matteo et Virgilio Vercelloni.
Le jardin radical : nouvelles définitions du paysage / Jane Amidon.
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