usage commun de la DIGUE DENTAIRE
DIVERS
+ DE 2 ANS
Le 02/11/2018 à 17h00
728 vues
Question d'origine :
Bonjour,
Je m'interroge quant à l'usage commun de la digue dentaire. En effet, cet objet couramment utilisé dans les pratiques d'odonto-stomatologie, est aussi utilisable comme un préservatif en cas de sexe oral. Cependant, la digue dentaire souffre d'un cruel désintérêt, ainsi que d'une triste méconnaissance.
Les seules à relayer jusqu'à l'existence de la DIGUE DENTAIRE sont les rares campagnes de prévention contre les risques d'IST lors des relations lesbiennes. Pourquoi les campagnes visant un public relativement hétérosexuel ne se préoccupent pas du risque encouru lors du cunni·annu·lingus ?? Les hétérosexuel·les ne pratiquent-ielles pas de sexe bucco-génital ???
J'ai eu du mal à trouver une quelconque forme de documentation éclairante sur la toile. Voilà pourquoi je sollicite vos lumières. (Comme c'est bientôt la fête de ces dernières, LOL) Merci d'avance de vos réponses éclairées.
Bien à vous,
DNC
Réponse du Guichet

Bonjour,
La digue dentaire mériterait en effet d’être mieux connue. Détourné de son usage initial en chirurgie dentaire, ce carré de latex constitue une protection contre les MST / IST en cas de rapport bucco-génital ou bucco-anal. On peut se procurer une digue dentaire dans des centres de prévention, ou l’acheter en pharmacie, dans des sex-shops, ou en ligne. Toutefois son prix est plutôt décourageant, et son usage peu répandu la rend difficile à trouver dans le commerce.
Heureusement, on peut fabriquer une digue dentaire « artisanale » à partir d’un préservatif externe (préservatif masculin), voire d’un gant en latex.
Cette protection n’est pas à négliger, la bouche étant un organe sexuel à part entière, susceptible de transmettre ou d’être contaminée par des IST :
« Une IST se transmet par des relations sexuelles avec une ou des personne(s) déjà contaminée(s). La pénétration anale ou vaginale est la pratique la plus à risque. Cependant, les IST peuvent également se transmettre lors d’une fellation ou d’un cunnilingus. Le risque est moindre mais il n’est pas nul. Le HPV ou encore l’herpès par exemple, sont des infections caractérisées par leur aspect très contagieux, liées à un virus que l’on attrape au simple contact d’une personne infectée et en crise. C’est pour cela que l’utilisation du préservatif lors des rapports bucco-génitaux reste indispensable. La digue dentaire (carré de latex que l’on peut découper soi-même dans un préservatif et que l’on place sur le sexe féminin) est à utiliser pour le cunnilingus. »
Source : filsantejeunes.com
« Populaire, la sexualité orale est de plus en plus plébiscitée, en particulier chez les adolescents, entre partenaires de même sexe, mais pas que, et nombreux sont ceux qui considèrent qu’elle est sans risque. Or cette pratique peut être à l’origine d’IST entre partenaires tant au niveau buccal qu’ano-génital. « La bouche est potentiellement vectrice et victime d’IST, a indiqué le Dr Fabrice Campana, chirurgien-dentiste au Centre Massilien de la Face à Marseille, lors d'une conférence sur la santé bucco-dentaire donnée par l' Association dentaire française (ADF). Une trentaine de bactéries, virus et parasites se transmettent sexuellement y compris lors de pratiques oro-génitales (fellation, cunnilingus, anulingus) ». VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, gonocoques ou encore chlamydias peuvent ainsi se transmettre en pratiquant le sexe oral. « Tout comme la syphilis, qui est en forte recrudescence depuis quelques années, alerte le Dr Campana. Justement du fait d’une sexualité orale non protégée ».
La digue : mode d’emploi
Donc, quand l’ambiance se réchauffe, au même titre que l’on sort un préservatif au moment de la pénétration, on pense désormais à utiliser une digue avant de passer aux caresses bucco-génitales. Encore faut-il arriver à se procurer ce moyen de protection peu connu, mais qui fait de plus en plus parler de lui. »
Source : Santé sexuelle: Comment utiliser une digue, ce préservatif pour cunnilingus et anulingus
A cause de son utilisation peu pratique (elle peut être difficile à maintenir en place, entre autres) et peu « glamour », la digue ne séduit pas beaucoup. Certain/e/s la réservent pour les périodes de règles et les rapports avec un/e partenaire porteur ou porteuse d’IST. Mais rappelons que certaines IST ne provoquent aucun symptôme, rendant impossible de remarquer quoi que ce soit d'anormal chez son partenaire avant tout rapport bucco-génital.
A défaut d’une protection systématique,il est donc essentiel de se faire dépister régulièrement .
Quelques ressources de l’Inpes évoquent la digue dentaire, mais de manière anecdotique :
- Sexe et santé : entre hommes et femmes vivant avec le VIH
- Les premières fois
- Questions d’ados
Pour en savoir plus sur la digue dentaire et son utilisation :
- Sexe oral : tout savoir sur la digue dentaire, santemagazine.fr
- Placer une digue dentaire : mode d’emploi, loveattitude.be
- Digue dentaire, sante-medecine.journaldesfemmes.fr
- Qu’est-ce qu’une digue dentaire? interligne.co
- Cunnilingus et Sida : y-a-t-il un risque ?, futura-sciences.com
- Les dangers du sexe oral, femina.fr
- Sexe oral protégé : les digues dentaires méconnues et presque impossibles à trouver, ici.radio-canada.ca
Bonne journée.
La digue dentaire mériterait en effet d’être mieux connue. Détourné de son usage initial en chirurgie dentaire, ce carré de latex constitue une protection contre les MST / IST en cas de rapport bucco-génital ou bucco-anal. On peut se procurer une digue dentaire dans des centres de prévention, ou l’acheter en pharmacie, dans des sex-shops, ou en ligne. Toutefois son prix est plutôt décourageant, et son usage peu répandu la rend difficile à trouver dans le commerce.
Heureusement, on peut fabriquer une digue dentaire « artisanale » à partir d’un préservatif externe (préservatif masculin), voire d’un gant en latex.
Cette protection n’est pas à négliger, la bouche étant un organe sexuel à part entière, susceptible de transmettre ou d’être contaminée par des IST :
« Une IST se transmet par des relations sexuelles avec une ou des personne(s) déjà contaminée(s). La pénétration anale ou vaginale est la pratique la plus à risque. Cependant, les IST peuvent également se transmettre lors d’une fellation ou d’un cunnilingus. Le risque est moindre mais il n’est pas nul. Le HPV ou encore l’herpès par exemple, sont des infections caractérisées par leur aspect très contagieux, liées à un virus que l’on attrape au simple contact d’une personne infectée et en crise. C’est pour cela que l’utilisation du préservatif lors des rapports bucco-génitaux reste indispensable. La digue dentaire (carré de latex que l’on peut découper soi-même dans un préservatif et que l’on place sur le sexe féminin) est à utiliser pour le cunnilingus. »
Source : filsantejeunes.com
« Populaire, la sexualité orale est de plus en plus plébiscitée, en particulier chez les adolescents, entre partenaires de même sexe, mais pas que, et nombreux sont ceux qui considèrent qu’elle est sans risque. Or cette pratique peut être à l’origine d’IST entre partenaires tant au niveau buccal qu’ano-génital. « La bouche est potentiellement vectrice et victime d’IST, a indiqué le Dr Fabrice Campana, chirurgien-dentiste au Centre Massilien de la Face à Marseille, lors d'une conférence sur la santé bucco-dentaire donnée par l' Association dentaire française (ADF). Une trentaine de bactéries, virus et parasites se transmettent sexuellement y compris lors de pratiques oro-génitales (fellation, cunnilingus, anulingus) ». VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, gonocoques ou encore chlamydias peuvent ainsi se transmettre en pratiquant le sexe oral. « Tout comme la syphilis, qui est en forte recrudescence depuis quelques années, alerte le Dr Campana. Justement du fait d’une sexualité orale non protégée ».
La digue : mode d’emploi
Donc, quand l’ambiance se réchauffe, au même titre que l’on sort un préservatif au moment de la pénétration, on pense désormais à utiliser une digue avant de passer aux caresses bucco-génitales. Encore faut-il arriver à se procurer ce moyen de protection peu connu, mais qui fait de plus en plus parler de lui. »
Source : Santé sexuelle: Comment utiliser une digue, ce préservatif pour cunnilingus et anulingus
A cause de son utilisation peu pratique (elle peut être difficile à maintenir en place, entre autres) et peu « glamour », la digue ne séduit pas beaucoup. Certain/e/s la réservent pour les périodes de règles et les rapports avec un/e partenaire porteur ou porteuse d’IST. Mais rappelons que certaines IST ne provoquent aucun symptôme, rendant impossible de remarquer quoi que ce soit d'anormal chez son partenaire avant tout rapport bucco-génital.
A défaut d’une protection systématique,
Quelques ressources de l’Inpes évoquent la digue dentaire, mais de manière anecdotique :
- Sexe et santé : entre hommes et femmes vivant avec le VIH
- Les premières fois
- Questions d’ados
Pour en savoir plus sur la digue dentaire et son utilisation :
- Sexe oral : tout savoir sur la digue dentaire, santemagazine.fr
- Placer une digue dentaire : mode d’emploi, loveattitude.be
- Digue dentaire, sante-medecine.journaldesfemmes.fr
- Qu’est-ce qu’une digue dentaire? interligne.co
- Cunnilingus et Sida : y-a-t-il un risque ?, futura-sciences.com
- Les dangers du sexe oral, femina.fr
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Bonne journée.
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